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Annie Cordy : Opérée sous péridurale !

Publié le 5 octobre 2007

"Pour mes opérations, je n'ai jamais voulu être endormie !" nous a confié Annie Cordy"Pour mes opérations, je n'ai jamais voulu être endormie !" nous a confié Annie Cordy

Tout le mois d'octobre pour peaufiner sa rééducation, en faisant de longues marches à Vallauris, et ce sera reparti ! En effet, après son opération du genou droit le 18 juin, Annie Cordy semble plus en forme que jamais !
De novembre à janvier, elle reprendra son spectacle Que du Bonheur en tournée. Ensuite, elle s'attaquera aux tournages de deux longs métrages, avant d'enchaîner avec la tournée des idoles Âge tendre et têtes de bois. Un redémarrage sur les chapeaux de roues qui tord le cou à la rumeur selon laquelle « Nini la chance » aurait subi une nouvelle intervention chirurgicale début septembre.
Il ne s'agissait en fait que d'un simple examen, mais qui a permis à Annie de nous faire la plus stupéfiante des révélations...

->Voir aussi - Annie Cordy : "Je revis !"

France Dimanche (F.D.) : Vous avez souffert pendant deux ans avant de vous faire opérer. Aujourd'hui, vous devez regretter de ne pas avoir pris plus tôt le taureau par les cornes...

Annie Cordy (A.C.) : Et quand bien même ! Tributaire de mes obligations professionnelles, il fallait que j'arrive à trouver un créneau. Imaginez que le 15 juin, veille de mon hospitalisation, j'étais encore avec Franck Dubosc sur le tournage de Disco, le film de Fabien Onteniente. Tout ce que je regrette c'est d'avoir été anesthésiée, alors que ce n'était pas au programme...

F.D. : Vraiment ? Vous vouliez subir cette intervention en étant consciente ?

A.C. : Oh que oui ! Moi, pendant une opération, je veux pouvoir parler, savoir ce qui se passe quand on me charcute ! C'est pour cela que je voulais être opérée sous péridurale [ ndlr : très utilisée en accouchement, c'est une technique d'anesthésie loco-régionale réalisée par un médecin anesthésiste réanimateur, destinée à atténuer la douleur dans une zone déterminée ]. Ils m'en ont donc fait une, mais au dernier moment, la décision a été prise de m'anesthésier. À mon grand regret...

F.D. : Entre nous, ça valait peut-être mieux, non ?

A.C. : Pas du tout ! Vous savez, je me suis déjà fait opérer d'une très grave opération sans être endormie. J'entendais des coups de marteau, mais cela ne me gênait pas !

F.D. : Qui a pu vous convaincre de vouloir rester éveillée sur un billard ?

A.C. : Personne ! Ça vient uniquement de moi. Quand je me suis fait opérer de l'appendicite à l'âge de 18 ans, je me produisais alors au Bœuf sur le toit, à Bruxelles. J'habitais toute seule dans un studio. J'étais tellement malade qu'à 5 heures du matin, transportée d'urgence, il a fallu m'opérer à chaud : je risquais une péritonite. Arrivée au bloc, coup de chance : le chirurgien qui allait m'opérer me connaissait, car il venait très régulièrement dans ce célèbre cabaret. Cela m'a facilité les choses pour lui annoncer qu'il était hors de question qu'il m'endorme...

F.D. : Et il a fini par accepter de ne pas vous endormir ?

A.C. : Oui, j'ai même ainsi été l'une des premières à subir une opération sous péridurale. Je l'entends encore me dire : « Ah ! Tu ne vas pas pouvoir tenir jusqu'au bout ! Je ne trouve pas ton appendice !» Puis il s'est esclaffé : « Ça y est, je la tiens, hooop !»... Et il l'a extirpée. J'en ai vu trente-six chandelles, sans pour autant m'évanouir... Mais j'étais contente, parce que je suis restée lucide jusqu'au bout. Je déteste être inconsciente. C'est pour cela, sans doute, que je n'aime pas dormir. Pas plus sur une table d'opération que dans mon lit !

Gérard Gilbert

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