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Annie Girardot : Sa liaison intime avec François Mitterand !

Publié le 19 avril 2021

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Annie Girardot, disparue en 2011, a vécu une idylle secrète avec le premier président de gauche de la Ve république.

Il y a dix ans s'éteignait Annie Girardot à l'âge de 79 ans après un long combat contre la maladie d'Alzheimer. Au cours de son existence, l'actrice aura connu plusieurs idylles dans lesquelles elle s'est consumée avec passion. Sa vie sentimentale aura été un tourbillon dans lequel elle a fini par se brûler les ailes. Dès l'adolescence, la fougueuse Annie, née de père inconnu et d'une mère sagefemme sans le sou, décide de vivre intensément. À 18 ans, elle plaque ses études d'infirmière pour se consacrer à la comédie. C'est en 1960, que sa carrière balbutiante va prendre un tournant décisif. Luchino Visconti, réalisateur mythique, a pensé à elle pour incarner Nadia, la belle prostituée dans Rocco et ses frères. Sur le tournage, pourtant dominé par la beauté lumineuse d'Alain Delon, Annie va succomber aux charmes d'un autre acteur, un Italien de 26 ans au sourire ravageur, Renato Salvatori. Le coup de foudre est immédiat. Lorsqu'Annie croise le regard ténébreux de ce comédien à la sensualité animale et aux airs de mauvais garçon, elle chavire sans savoir ce qui l'attend. Cet ex-plagiste de la Riviera, arrêté plusieurs fois pour coups et blessures, va vite lui faire vivre l'indicible en levant la main sur elle…


Le 7 janvier 1962, le lendemain de leur mariage, Renato disparaît deux semaines sans l'ombre d'une explication ! Ça commence bien ! Annie, déjà enceinte, croit devenir folle. Salvatori n'en a cure : il est parti à Rome fêter ses épousailles autour des tables de poker, dans les bars louches et avec des filles d'un soir. Six mois après, à Rome, Annie met au monde Giulia, une adorable petite fille, qui deviendra plus tard la spectatrice des mille et un tourments que les hommes vont infliger à sa maman. Pendant que Renato vit la dolce vita dans la capitale italienne, Annie habite place des Vosges dans le Marais, où elle a fait l'acquisition d'un duplex. Mais Renato Salvatori n'est pas homme à se contenter d'une seule femme. Il trompe discrètement puis ouvertement son épouse. Annie Girardot encaisse avant de multiplier elle aussi les incartades.

En 1967, elle a une courte aventure avec Jacques Brel, avant une idylle avec Claude Lelouch, le réalisateur du film Vivre pour vivre. Puis elle tombe amoureuse de l'acteur Bernard Fresson. Avec lui, Annie connaît le grand frisson. « J'avais la sensation dans ses bras de découvrir le grand amour à chaque étreinte », confiera-t-elle.

Mais Bernard Fresson, comme Renato Salvatori, a l'alcool mauvais et la main leste. Alors, pour se sentir exister, Annie va voir ailleurs, et celui qui va la consoler n'est pas n'importe qui, comme va le découvrir ce soir-là Bernard Fresson. Quand l'acteur déboule à l'improviste dans le duplex de la place des Vosges, il ne s'attend pas à tomber sur un homme politique de gauche dont on parle beaucoup à l'époque et qui, trois ans plus tard, accédera à la présidence de la République : François Mitterrand en personne ! Nous sommes en 1978. Depuis que le futur candidat du Parti socialiste l'a découverte dans Mourir d'aimer, le film d'André Cayatte sorti en 1971, il rêve de la rencontrer. Ses cheveux courts, sa façon si bouleversante de jouer sans cesse sur le fil du rasoir le fascinent. Il veut à tout prix la conquérir. Mais parvenu à ses fins, il ne s'attend sans doute pas à mettre sa vie en danger ! Car ce soir-là, l'acteur très éméché est rentré dans une rage folle et veut lui faire la peau. Le futur chef de l'État a juste le temps de prendre ses cliques et ses claques. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir envie de revoir Annie, qui, elle aussi, n'a rien contre.

Une autre fois, c'est le mari de sa maîtresse, le colérique Renato Salvatori dont l'actrice n'a pas divorcé, qui va faire fuir Mitterrand. Le pauvre n'aura même pas le temps de se rhabiller !

Dans son livre publié en 2007, Annie Girardot, la mémoire de ma mère, Giulia Salvatori revient sur cette idylle brûlante, longtemps restée secrète, mais qui aurait démarré au début des années 70.

Alors que le couple formé par ses parents n'en finit pas de battre de l'aile, son père, fou de jalousie, débarque une nuit place des Vosges et tambourine à la porte. Comme dans un vaudeville, Annie demande à celui qui partage sa couche de déguerpir. Réveillée par le tintamarre provoqué par son papa, Giulia aperçoit alors, un homme « en caleçon et chemise » quitter précipitamment la chambre de sa mère.

Mitterrand n'en aurait pas mené large… Marié à Danielle, il délaisse sa trop sage épouse, tout en étant fou amoureux d'Anne Pingeot dont il a une petite fille, Mazarine ! Coureur de jupons invétéré, le futur président de la République semble infatigable. Cette nuit-là, il file à l'anglaise sans demander son reste, mais sans perdre son goût pour les actrices tout comme pour les chanteuses. En 1979, c'est avec Dalida qu'il enchaînera les rendez-vous discrets dans sa maison de Montmartre, rue d'Orchampt…

En 1989, durant son second mandat présidentiel, il invite à dîner Juliette Binoche qui, comme Annie Girardot, porte alors les cheveux courts. La comédienne en aurait profité pour lui demander l'autorisation de tourner des scènes du 14 juillet sur la place de la Concorde pour Les Amants du Pont-Neuf, ce qui fut accepté. En échange, il lui aurait proposé de poursuivre la discussion dans l'intimité, proposition que la comédienne aurait déclinée. À cette époque, Annie commençait sa descente aux enfers auprès d'un compagnon qui l'entraînera dans la spirale de l'alcool et de la drogue : Bob Decout…

Valérie EDMOND

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