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Annie Stone et Marie-Paule Belle : Un deuil cruel !

Publié le 20 janvier 2020

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© BESTIMAGE Annie Stone - Marie-Paule Belle - Pierre Devigne

Les deux chanteuses se sont retrouvées le 16 décembre au crématorium du père lachaise pour un dernier au revoir à leur ami Pierre Devigne, vice-Président de la Roue Tourne, une association qui vient en aide aux artistes dans le besoin.

Il a été couvert de fleurs, lui qui les aimait tant. Un coussin de roses, freesias et hortensias couleur ivoire avec le prénom, Brigitte, pour Brigitte Bardot, marraine de l’association, un buisson de roses et de fleurs blanches pour Serge Lama, représenté par sa fidèle Luana Santonino. L’auteur et interprète de Je suis malade avait exprimé sa tristesse d’une phrase : « La roue tourne dans le mauvais sens, cette fois-ci, me voici seul. »

Ses amis du monde du spectacle, Marie-Paule Belle, Isabelle Mayereau, Claudine Coster, Marie-Christine Adam, Bernard Sauvat, Annie Stone et Mario d’Alba, Jean-Luc Lahaye, Frédéric Deban, Dominique Lozac’h, Charlotte Julian, Gilles Dreu, Zize et Samuel Ducros, Rebecca Mai et Roland Romanelli, Cécile Laligan, Danielle Pradel-Foucher, Angelo Dolce, Julie Arnold, Philippe Colignon de France 2 et Philippe Ducloux, conseiller de Paris à la mairie du XIe, avaient opté pour un grand cœur de roses rouges et blanches. La Roue tourne représentée par Jacqueline Boyer, présidente, Jeanine Chaponnay, secrétaire générale, et les bénévoles qui animent avec tant de générosité cette belle association, avait choisi une gerbe de fleurs multicolores.


Tous ceux qui aimaient Pierre n’ont pas pu assister à la cérémonie d’une grande simplicité, orchestrée par Yves Le Floc’h, aumônier des artisans, des artistes du cirque et des gens du voyage. Claudine Coster, très émue, a dit La Mort n’est rien et a témoigné de son affection pour cet homme qui savait si bien l’écouter. 

Ses chansons préférées l’ont accompagné : Différence d’Isabelle Mayereau, Un homme heureux de William Sheller et Quand nous serons amis de Marie-Paule Belle, dont les paroles sont signées Françoise Mallet-Joris. Ces trois auteurs-compositeurs et interprètes sont des fidèles de La Lieutenance, la table des artistes des années 70 et 80, un restaurant animé par Pierre Devigne et, en cuisine, par le chef Gérard d’Aumont.

Dans la salle du crématorium du Père-Lachaise, les voisins et amis commerçants de Malakoff où il résidait étaient bouleversés. Pierre ne réservait pas son amitié aux seules personnalités célèbres.

Le cercueil était recouvert du drapeau tricolore, témoin de ses années de guerre. Pierre était un ancien combattant d’Algérie. Après dix-huit mois de service militaire, il avait été rappelé de 1957 à 1959. Une période sombre, douloureuse qui jamais ne s’effacera de la mémoire de cet homme qui cultivait l’art d’aimer d’amour et d’amitié.

Dans toutes ses fonctions, celles de restaurateur, d’homme de communication, d’infirmier à l’armée, il s’est appliqué à rendre heureux tous ceux qu’il croisait. Son élégance, son humour, sa délicatesse, sa disponibilité, sa discrétion, son sens aigu des bonnes manières faisaient de lui l’ami idéal. 

Je m’associe à Marie-Paule Belle qui, dans le registre de condoléances, a écrit : « Mon Pierre, bon voyage dans l’amour et la lumière. On ne se quitte pas. »

Dominique PRÉHU

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