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Anny Duperey : Retour sur la piste aux étoiles !

Publié le 26 mars 2010

Après vingt- huit ans d'interruption, ce show, grâce auquel des vedettes viennent au secours de leurs collè gues moins favorisés, revient sous le chapiteau du Cirque d'hiver, à Paris. Pour sa 5e participation, l'actrice présidera le gala de l'Union, un événement qui lui tient à cœur, et évoque pour nous des débuts délicats. ->Voir aussi - Anny Duperey : Elle pleure son ami de toujours

Au Gala de l'Union des artistes, Francis Perrin a failli laisser tomber Anny Duperey !

JANE BIRKIN
Après avoir été funambule à ombrelle déguisée en Bugs Bunny, en 1973, Jane Birkin était revenue, deux ans plus tard, toujours aussi court vêtue, mais cette fois en dompteuse d'éléphant, sous les yeux éblouis de Jean-Claude Brialy.

SERGE GAINSBOURG
Pour le 40e gala de l'Union des artistes, Serge Gainsbourg avait troqué sa chemise en jean contre un costume de bagnard. Quel rapport avec son numéro de jonglerie au Cirque d'hiver ? On se le demande encore...

JOHNNY
Mars 1964 : si Johnny chante Excuse-moi partenaire, au cirque Bouglione, il ne veut surtout pas le dire à son cheval, avec lequel il présente une superbe chorégraphie , concentré comme jamais...

ANNY DUPEREY
Avant d'être présidente, Anny avait pris bien des risques. En vraie pro, elle s'était même entraînée pendant des semaines au gymnase Bonne-Nouvelle, pour son numéro de trapèze du Gala de 1973.

JEAN-PAUL BELMONDO
Rien dans les mains, mais la cigarette au bec, Bébel répète, visiblement assez détendu, son numéro de monocycle sur un câble, dans les cintres du cirque Medrano. Ce n'est pour lui, qu'une petite cascade...

JULIETTE GRÉCO
Pas facile de se retrouver dans la cage aux tigres ! Pourtant, Juliette Gréco avait vaincu sa peur et répété inlassablement au Cirque d'hiver ! Elle voulait être fin prête pour le gala de 1971 !

JACQUES MARTIN
Lui qui faisait si souvent le clown en avait même revêtu le costume pour ce 38e gala de l'Union. Mais c'est très sérieusement qu'il avait fait se tordre de rire toutes les personnalités présentes !

JEAN-CLAUDE BRIALY
Attention, chaud devant ! Qui mieux que Jean-Claude Brialy, cet habitué des soirées mondaines, pouvait présenter ce numéro d'adresse avec plus de 30 coupes de champagne, lors du gala de 1965 ?

Le 29 mars 2010, le gala de l'Union des artistes fera son grand retour sur la piste du Cirque d'hiver Bouglione. Après vingt-huit ans d'absence, cet événement populaire réunira des acteurs et des chanteurs métamorphosés en clowns, en dresseurs de fauves ou en acrobates.

Ce 49e Gala célébrera à nouveau la solidarité au profit de l'Union sociale du spectacle, et reversera les bénéfices de cette soirée unique aux intermittents dans le besoin. La fraternité des stars françaises comme Gérard Jugnot ou Cécile Cassel, et la féerie du show rappelleront sans doute d'heureux souvenirs à nos lecteurs.

Tout comme l'élégante et radieuse Anny Duperey qui a accepté, pour France Dimanche, d'évoquer ces nostalgiques années, et une certaine fois où elle a bien failli... tomber !

France Dimanche (F.D.) : Vous êtes la présidente, au côté de Francis Perrin, du gala de l'Union des artistes, cette soirée caritative. Pourquoi avoir accepté ?

Anny Duperey (A.D.) : La profession va mal. Certains se battent contre la précarité et de maigres retraites, tandis que d'autres tombent dans l'oubli. C'est rassurant de savoir que l'esprit d'entraide n'a pas disparu.

F.D. : Vous avez démontré en 1973, 1975, 1979 et 1981, votre impressionnante souplesse et votre habilité pour les difficiles numéros de trapèze !

A.D. : Oui, j'ai participé quatre fois à ce gala. Il m'a fallu de nombreuses heures d'entraînement pour devenir voltigeuse. En 1975, Francis Perrin a été mon porteur. Je me souviens qu'il a beaucoup souffert sous mon poids. Alors l'année suivante, pour éviter de faire subir à un autre homme la même épreuve, j'ai essayé le numéro de ballant. Le trapèze se balance, et sans le lâcher, accroché par les pieds ou les mains, on exécute seul plusieurs figures. Une autre fois, j'ai essayé le patin à roulettes. Mais, pendant les répétitions, nous nous sommes aperçus que le numéro était impossible à réaliser. Mon partenaire ne pouvait pas me rattraper à cause de mes jambes trop longues ! On a dû abandonner.

F.D. : Vous êtes au théâtre de la Comédie des Champs-É lysées, six jours sur sept, pour jouer Colombe avec votre fille Sara. Avez-vous eu le temps de répéter quelque chose ?

A.D. : J'ai un petit numéro avec mon camarade Bernard Le Coq, mais je ne peux rien dire, c'est une surprise...

F.D. : Quels sont les artistes qui vous ont le plus impressionnée ?

A.D. : C'est difficile à dire... Par exemple, à Los Angeles, avec le Circus of the Stars , j'ai soutenu la pauvre Jane Birkin qui a dû attendre six heures avant de passer. Elle avait beaucoup travaillé son numéro, et l'attente était éprouvante, je l'ai trouvée très courageuse. Mais, l'un de mes grands souvenirs, c'est Robert Hirsch dansant le Lac des cygnes en tutu avec Jacques Charon. C'était fantastique d'admirer ces deux sociétaires de la Comédie-Française exécuter un pas de deux ! Je me rappelle aussi Michel Le Royer en dresseur de lion...

F.D. : Auriez-vous osé dompter des fauves ?

A.D. : Non, je ne pourrais pas. C'est extraordinairement dangereux ! On n'a pas le temps de connaître ces animaux sauvages. Un accident est très vite arrivé.

F.D. : Cet univers vous est précieux...

A.D. : Quand j'étais petite fille, le cirque me paraissait familier, mais c'était flou, personne ne m'avait expliqué pourquoi. Sans chercher à savoir, j'ai emmené mes enfants sous différents chapiteaux, sans connaître la vérité. Et, en 2007, j'ai accepté d'être la marraine du Cirque-Théâtre d'Elbeuf que je croyais détruit sous les bombardements qui avaient ravagé la ville. Mes grands-parents maternels ont travaillé dans ce cirque jusqu'à sa fermeture pendant la guerre. Ma grand-mère était caissière et mon grand-père était le projectionniste quand le cinéma existait encore. En découvrant ces lieux avant que les travaux ne commencent, j'ai été très émue de retrouver intacte la caisse de ma grand-mère et la cabine de projection. Ce retour aux sources a provoqué une profonde émotion. J'ai compris pourquoi j'avais toujours aimé le cirque, et même pourquoi j'ai choisi de devenir comédienne alors que je me destinais à la peinture. Ma mère, adolescente, avait rêvé si fort d'être artiste dans ce lieu que j'ai sans doute concrétisé son rêve...

Anita Buttez

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