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Antoine Duléry : Jamais sans sa femme !

Publié le 30 janvier 2014

C’est grâce à son épouse, qui a poussé Antoine Duléry dans ses retranchements, que le comédien a enfin trouvé le � courage � de monter seul en scène.

Il en rêvait depuis toujours ! Il y a peu, en partie grâce au soutien de Pascale Pouzadoux, son épouse, Antoine Duléry s’est décidé à sauter le pas. Ainsi, dès le 25 janvier, le comédien sera seul en scène pour offrir au public son premier one-man-show ! Imitations, chant, claquettes et plaisanteries distillées avec finesse : il fera son cinéma au théâtre du Grand Point Virgule, à Paris.

Nous l’avions rencontré dans le cadre enchanteur du Radisson Blu de Djerba, qui accueillait la troisième édition de l’Escapade des stars. Un moment de détente absolue au cours duquel il s’est confié.

France Dimanche (F.D.) : Ce one-man-show, vous l’aviez en tête depuis des années. Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer ?

Antoine Duléry (A.D.) : Les autres ! À force de me voir faire le pitre, avec mes blagues et mes imitations, tout le monde m’invitait à passer le cap. Muriel Robin et François Berléand, notamment, me disaient toujours : « Il faut que tu fasses quelque chose de tout ça ! » Malheureusement, je n’avais pas le temps. L’arrêt des Petits meurtres d’Agatha Christie [série diffusée sur France 2, ndlr] a rendu l’aventure possible. À 54 ans, j’ai enfin eu le courage de franchir le pas.

F.D. : Pascale Pouzadoux, votre femme, n’y est pas pour rien…

A.D. : C’est même elle qui a été le déclencheur ! Vous savez, lorsque vous arrêtez quelque chose qui vous prend beaucoup de temps et qui marche très bien, vous ressentez un vide abyssal. Cela a été mon cas lorsque j’ai arrêté cette série. Et c’est là que Pascale m’a dit : « Maintenant, tu te lèves, tu te bouges le cul et tu vas écrire ton spectacle ! » De plus, tout au long de la genèse du projet, elle a été un moteur psychologique très important. Quand j’ai commencé à tester le spectacle en province, notamment à Avignon durant un mois, Pascale était à mes côtés tous les soirs. Elle me tient la main jusqu’à ce que je monte sur scène.

Antoine Duléry et Pascale Pouzadoux  © Jérôme Mars
Antoine Duléry et Pascale Pouzadoux © Jérôme Mars

F.D. : Vous semblez vraiment en osmose…

A.D. : C’est le cas. On s’est rencontrés en 1994 et aujourd’hui nous avons deux fils : Raphaël, 16 ans, et Lucien, 10 ans. Elle était comédienne et rêvait de faire des courts-métrages. Je l’y ai aidée. À présent, elle prépare son quatrième film. Nous avons grandi ensemble… Partager le même univers nous porte. On se comprend, on s’aide. Et, surtout, elle est heureuse quand je réussis, et réciproquement.

F.D. : Comment réagit-elle au fait que vous soyez toujours en train d’amuser la galerie ?

A.D. : Elle me connaît tellement… Cela la fait souvent rire. Et si, parfois, elle ne rit pas, c’est juste parce qu’elle connaît déjà la plaisanterie. Mais je suis comme ça : en société, j’ai toujours besoin d’intervenir et de déclencher quelque chose par le rire. J’ai un peu peur du silence…

Florian Anselme

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