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Khorsand : “J’adorerais jouer 
un jour dans "Une famille formidable" !”

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Antoine 
Khorsand : “J’adorerais jouer 
un jour dans "Une famille formidable" !”

Publié le 13 janvier 2017

A 14 ans, Antoine Khorsand, le fils de  Philippe, entame une carrière qu’il souhaiterait aussi brillante que celle 
de son illustre papa.

Il y a bientôt neuf ans, Philippe Khorsand nous quittait, à 59 ans. Marié trois fois, il avait connu, avec l’actrice Théodora Mytakis, sa dernière épouse, le bonheur d’avoir un troisième enfant, Antoine Khorsand, aujourd’hui âgé de 14 ans.

Et alors que la treizième saison d’Une famille formidable, série dans laquelle son père tenait un rôle important aux côtés de Bernard Le Coq et d’Anny Duperey, a été diffusée le mois dernier, l’adolescent s’apprête à son tour à crever l’écran.

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FilmEn effet, après avoir déjà fait quelques apparitions dans des courts et longs-métrages, il vient de décrocher son premier grand rôle dans Le cœur en braille, réalisé par Michel Boujenah. S’il est encore trop tôt pour dire s’il a hérité du talent paternel, sa ressemblance physique est incontestable.

France Dimanche (F.D.) : Comment as-tu décroché ton premier grand rôle au cinéma ?

Antoine Khorsand (A.K.) : Le cinéma m’attire depuis que je suis tout petit. J’accompagnais régulièrement mes parents sur leurs tournages. Et j’y ai pris goût. Mais ce n’est qu’à partir de 8 ou 9 ans que j’ai eu envie de me lancer, après avoir vu des jeunes de mon âge jouer dans un film. Ma mère a accepté que je m’inscrive dans une agence de comédiens. J’ai aussitôt passé plusieurs castings, dont celui pour le long-métrage de Michel Boujenah, pour lequel j’ai attendu plus de six mois avant d’avoir une réponse. À force d’attendre, je n’y croyais plus. Je m’étais même engagé pour d’autres films. Et c’est finalement Michel en personne qui a appelé ma mère pour nous dire qu’il me voulait à tout prix. Il a convaincu les réalisateurs des autres films de modifier leurs plannings, afin que je puisse honorer tous mes engagements. Je suis très flatté qu’on me veuille à ce point.

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F.D. : Tu jouerais dans Une famille formidable ?

A.K. : J’adorerais jouer dans Une famille formidable ! Il y a quelques jours, nous avons croisé les acteurs de la série avec ma mère. Ils étaient super contents de nous revoir. Ils m’ont tous connu quand j’étais petit. Quand ils ont appris que j’étais devenu comédien, ils ont imaginé un petit rôle pour moi. Ce n’est encore qu’un projet, mais il se pourrait bien qu’un jour, je joue le rôle du fils caché de Richard Matisse [personnage de Philippe Khorsand, ndlr]. Ce serait une manière de rendre hommage à mon père.

Le père d'Antoine, Philippe Khorsand.
Le père d'Antoine, Philippe Khorsand.

F.D. : Quels souvenirs gardes-tu de ton papa ?

A.K. : J’en ai hélas ! très peu, car j’avais à peine 5 ans quand il est parti. En revanche, je regarde des vidéos dans lesquelles je le découvre. J’ai vu presque tous ses films, Merci Bernard, Palace… Il me manque juste quelques épisodes d’Une famille formidable. Pendant longtemps, ma mère a été tellement triste qu’elle ne pouvait même pas le voir en photo. Aujourd’hui, il lui arrive de s’installer avec moi devant la télévision. C’est toujours un moment émouvant. Quand je le vois à l’écran, je suis submergé par l’émotion. Je ressens beaucoup de fierté. Il jouait si bien. Je ressens aussi son absence. J’aurais tant voulu le connaître davantage. Heureusement, ma mère me parle souvent de lui. J’ai appris beaucoup de choses à son sujet. À un moment, j’en ai voulu à mon père de nous avoir laissés dans la galère. Quand il est mort, il était très endetté et ma mère a dû gérer ces problèmes financiers toute seule. Ça m’a fait mal de la voir comme ça. Mais en grandissant, j’ai pris du recul, et je ne lui en veux plus du tout.

F.D. : Comment vis-tu son absence au quotidien ?

A.K. : On se rend sur sa tombe au Père-Lachaise au moins quatre fois par an en plus du 29 janvier, jour de sa mort. Bizarrement, ça me fait du bien d’y aller. Je le sens présent à mes côtés. J’ai l’impression qu’il me voit de là où il est. Je sens sa présence. Mais je n’arrive pas à communiquer avec lui pour autant.

F.D. : As-tu déjà imaginé ce qu’il penserait du chemin que tu es en train de prendre ?

A.K. : Ma mère me dit souvent qu’elle est fière de moi. J’espère qu’il en dirait autant. Je sais aussi qu’il serait inquiet, parce que c’est un métier très difficile. Voilà pourquoi je compte poursuivre mes études, au moins jusqu’au bac. Mais mon rêve le plus fou est de vivre de ma passion, comme mon père.

F.D. : Te fait-on souvent remarquer que tu ressembles à ton père ?

A.K. : Tout le temps ! Je tiens en effet beaucoup de lui. D’abord physiquement. Il m’arrive de faire sans le vouloir certains de ses gestes ou certaines de ses mimiques. Et quand c’est le cas, ma mère est à chaque fois surprise. Elle doit sans doute le voir à travers moi. J’aime aussi faire rire les gens. Et ça, je le tiens de lui !

Philippe Callewaert

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