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Armande Altaï : “Je suis obligée de travailler jusqu’à la mort !”

Publié le 17 avril 2020

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© BESTIMAGE Armande Altaï

À 75 ans, l’ancienne professeure de chant de la “Star Academy” Armande Altaï peine à joindre les deux bouts…

Vous n’avez sans doute pas oublié l’extravagante professeure de chant de la Star Academy qui, durant les trois premières saisons du fameux télé-crochet de TF1, a marqué les téléspectateurs…

Look baroque, voix lyrique et personnalité haute en couleur, Armande Altaï a fini par quitter le show en 2003, pour y revenir en tant que directrice en 2008. Si cette participation au célèbre programme de télé-réalité a permis au grand public de découvrir cette artiste atypique, née à Alep, en Syrie, le 20 mai 1944, elle s’était par la suite montrée plus discrète. 

L’on aurait pu croire que, grâce à ses années Star Ac’ mais aussi à l’école de chant « Les Classes d’Armande Altaï » qu’elle a créée en 2002, et qui a notamment formé Nolwenn Leroy, la coach vocale, aujourd’hui âgée de 75 ans, aurait eu de quoi vivre sans se soucier du lendemain jusqu’à la fin de ses jours. Hélas, il n’en est rien car on vient d’apprendre que la malheureuse est proche de la banqueroute ! 


« En 2001, c’était encore des francs, et j’ai touché 30 000 francs par mois [soit 6 000 euros environ, ndlr] dont la moitié est partie, a-t-elle confié le 26 mars dernier dans l’émission L’Instant de luxe, sur la chaîne Non Stop People. Ce qui est normal en même temps, j’ai payé des impôts, et puis c’est parti depuis longtemps, ce n’est pas beaucoup dans une vie. »

Ces nouvelles bien tristes nous rappellent l’avenir incertain de ceux qui, comme la chanteuse, n’ont pas la chance de toucher un salaire à la fin du mois… Mais alors, comment celle qui a publié, en 2003, Cette musique qui me vient de loin, son autobiographie aux éditions Jean-Claude Lattès, arrive-t-elle à joindre les deux bouts ? « Je n’ai pas d’argent, j’ai 900  euros de retraite. C’est ça les artistes marginaux qui ne font pas des trucs qui marchent. Et je serai obligée de travailler jusqu’à la mort ! »

Forcée de compter chaque sou qui tombe avec parcimonie dans sa modeste escarcelle, cette grande coquette, dont l’originalité vestimentaire n’est pas passée inaperçue, a trouvé des solutions pour continuer à se montrer dans ses plus beaux atours et même forcer l’admiration. « Ce que je porte parfois, c’est des rideaux que je décroche, que j’accroche avec quelques épingles à nourrice, et je les porte en soirée comme ça, et tout le monde se dit : “Oh, qu’est-ce qu’elle est bien, où elle a trouvé ça ?” »

Face à ces difficultés financières et à ce terrible revers de fortune, l’ancienne élève des Beaux-Arts à l’imagination flamboyante et débridée a, malgré tout, trouvé le moyen de résister aux mauvais tours du destin.

Clara MARGAUX

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