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Audrey Crespo-Mara : Victime d’une terrible agression !

Publié le 1 avril 2017

Samedi 18 mars, la femme de 
Thierry Ardisson, Audrey Crespo-Mara, a été l’objet d’une  attaque 
qui risque de laisser des traces à vie.

Discrète, professionnelle, intelligente, celle qui remplace Anne-Claire Coudray aux JT des week-ends sur TF1 semblait la plus heureuse des femmes. Il y a trois ans en effet, Audrey Crespo-Mara épousait Thierry Ardisson, l’homme de sa vie. À 40 ans, elle réussissait la prouesse de se réaliser dans son travail, autant que dans son couple…

Mais soudain, samedi 18 mars, cette quiétude a volé en éclats. En quelques secondes, alors qu’elle se trouvait sans défense, la journaliste a été agressée d’une façon odieuse, inimaginable… Comme à son habitude, ce samedi, Audrey est à son poste au journal télévisé. Elle reçoit l’un des candidats à la prochaine élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan. Député de l’Essonne, fondateur du mouvement Debout la France, ce dernier a été invité à venir parler de son programme.

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Mais si, au départ, c’est avec le sourire que l’homme politique s’est présenté, il a rapidement tenté de passer un message, le seul qu’il voulait communiquer ce soir-là : protester contre le fait que, sur les onze candidats à aspirer aux plus hautes fonctions de la République, TF1 n’ait invité que les cinq plus importants à participer au débat télévisé du lundi 20 mars. À savoir François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

Misogynie

« Nous sommes dans une fausse démocratie. La campagne présidentielle a commencé. Il n’y a pas de débat », a argumenté Nicolas Dupont-Aignan, tandis qu’Audrey Crespo-Mara l’invitait à présenter son programme. Refusant de s’exprimer sur un autre sujet, « Au nom des millions de Français, qui ne supportent plus cette loi du plus fort, cette confiscation de la démocratie », le député a quitté le plateau, laissant la pauvre Audrey seule devant des millions de téléspectateurs, sur ces mots : « Je souhaite que par mon geste votre chaîne renoue un jour avec la démocratie. Je vous remercie »…

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Si Nicolas Dupont-Aignan a indubitablement réussi son opération de communication, tout en restant courtois avec la journaliste, les événements qui ont suivi cette scène ont, eux, été dévastateurs… En effet, c’est un peu plus tard que la jeune femme s’est fait agresser ! Parmi les nombreuses réactions que l’on pouvait observer sur les réseaux sociaux, un message, empli de haine, de violence et de misogynie, a mis le feu sur Internet. Un discours qui visait personnellement la journaliste, en des termes d’autant plus impensables qu’ils émanaient d’un élu de la République, Thibault Estadieu, maire de La Salvetat-sur-Agoût, une commune de l’Hérault.

Commentant le départ précipité de Nicolas Dupont-Aignan du JT de TF1, l’édile écrivait : « Une bonne leçon à tous ces connards de journalistes qui manipulent les électeurs depuis des mois et à cette poufiasse de présentatrice de TF1 à l’allure de cagole. » Des insultes déplacées et scandaleuses. Car si l’on peut comprendre que de nombreux Français ne trouvent pas démocratique le fait d’inviter seulement cinq candidats à la présidentielle, quand onze postulent, il est évident qu’Audrey n’est pour rien dans ce choix !

La réaction de Thibaut Estadieu est d’autant plus inqualifiable qu’il ne s’est pas arrêté là ! Alors qu’un de ses commentateurs lui disait qu’il allait trop loin, le maire de La Salvetat-sur-Agoût a répondu : « Elle n’a qu’à aller se prostituer ailleurs, ça lui fera du boulot aussi et y a moins besoin d’argumenter »… Et alors qu’un autre intervenant le félicitait pour ses déclarations, il enfonçait encore le clou avec ces mots, parlant de TF1 et de sa : « poufiasse de présentatrice décolorée qui a oublié de s’acheter une cervelle […] »

« Se prostituer », « cagole », « poufiasse »… Audrey Crepo-Mara a décidé de porter plainte contre Thibault Estadieu, pour injure publique envers un particulier. On peut en effet ne pas être d’accord avec quelqu’un, et le faire savoir. Mais les insultes n’ont jamais permis au débat d’avancer. La journaliste a donc réagi avec bon sens : les mots outranciers ne sont pas des bulles vides. Ils peuvent blesser, voire tuer…

Laurence Paris

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