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Aurélien (Koh-Lanta) : “Je sentais ma maman auprès de moi.”

Publié le 21 juin 2019

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© Philippe Le Roux/ALP/TF1/Starface. Aurélien

A 23 ans, ce discret cascadeur professionnel espère bien rester le dernier.

A 13 ans, il tombe amoureux fou du parkour, une discipline sportive qui consiste à franchir des obstacles urbains ou naturels sans aucune aide matérielle. Dix ans plus tard, il est cascadeur professionnel et souhaite évoluer dans la comédie. Et pourquoi pas sur les traces d’un certain… Jean-Paul Belmondo ! « Ce serait un rêve de lui arriver ne serait-ce qu’à la cheville », nous a-t-il confié. En attendant, celui qui vit à Paris, après avoir passé son enfance dans les Côtes-d’Armor, s’est mis en tête de tester ses qualités physiques sur Koh-Lanta. Un pari un peu fou qu’il semble aujourd’hui en mesure de relever. à moins que les derniers concurrents encore en lice en décident autrement avant la finale du vendredi 21 juin.

France Dimanche : D’où vous vient cette passion pour les cascades ?
Aurélien : à l’âge de 13 ans, j’ai découvert le parkour. On pourrait croire que c’est une discipline dangereuse, mais ça nécessite tellement d’heures d’entraînement pour réussir les figures que ça limite le danger. Malgré les apparences, c’est bien moins dangereux qu’un sport comme le rugby, par exemple. Je suis donc loin d’être fou. Si je l’étais, je serais déjà mort. Toujours est-il que j’ai rencontré un jour un cascadeur qui travaillait pour les spectacles au Puy du Fou. Grâce à lui, j’ai été embauché. J’ai fait trois saisons fantastiques avant de décider d’arrêter pour tenter de nouvelles aventures.

FD : Votre métier vous aura-t-il donné un avantage par rapport aux autres candidats ?
A : Je l’ai cru au début. Je pensais que ça allait être plutôt facile pour moi durant les épreuves physiques. Il faut croire que je me suis trompé puisque je n’en ai gagné qu’une seule [jusqu’au dernier épisode, ndlr]. Je suis arrivé souvent deuxième ou troisième à chaque fois, la plupart du temps derrière Maxime. Après coup, je me dis que si j’avais tout gagné, j’aurais sans doute déjà été éliminé. C’est humain de vouloir tout remporter, mais à Koh-Lanta, ça peut paradoxalement coûter cher. Mieux vaut se séparer des plus forts assez vite pour ne pas se retrouver face à eux en finale. Surtout face à quelqu’un comme moi qui suis plutôt à l’aise en équilibre ! C’est sûr que j’ai un sérieux avantage pour les poteaux.

FD : Avez-vous suivi un programme particulier avant d’arriver dans le jeu ?
A : Pas vraiment puisque je m’étais blessé juste avant au Puy du Fou. J’ai gardé un plâtre à la cheville assez longtemps, ainsi qu’une grosse entorse au poignet qui m’a handicapé jusqu’au départ aux Fidji. Je n’ai donc pas pu ­m’entraîner comme je l’aurais voulu. Sans quoi j’aurais sans doute ­remporté plus de totems. Et d’autant plus que je craignais vraiment que la douleur ne réapparaisse.

FD. : Où avez-vous puisé cette énergie pour vous surpasser ?
A : J’ai beaucoup pensé à mes proches, ça aide. à commencer par ma copine Diane qui me manquait beaucoup. Mais aussi mon frère de 28 ans et à mon père. Sans parler de ma maman, décédée il y a trois ans d’une mort brutale. Elle est ­partie du jour au lendemain d’un arrêt cardiaque à 46 ans. J’ai ­beaucoup pensé à elle sur le camp. Elle aurait été très fière de me voir là. Je la sentais auprès de moi à tout moment. Ça m’a servi de carburant pour tenir le coup.

FD : Vous reconnaissez-vous à l’écran ?
A : Oui, je suis quelqu’un de plutôt discret dans la vie de tous les jours comme je l’ai été sur le camp. Je n’aime pas les embrouilles. C’est peut-être pour ça qu’on me voit assez peu à l’écran. Et c’est une bonne chose !

Philippe CALLEWAERT

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