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Barbara Shultz : “Moi, j'aime bien me battre !"

Publié le 1 mai 2021

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Barbara Shultz, que l'on a vue dans “gloria” sur TF1, n'est pas “méchante” que dans cette série…

Elle est méconnaissable dans la peau de Marianne Volton, commandante de gendarmerie rongée par le désir de vengeance, dans la minisérie Gloria, dont TF1 a diffusé les derniers épisodes le 1er avril… On peut même dire que pour incarner cette femme dure, aux cheveux noir corbeau coupés très court et au look strict et revêche, Barbara Schulz est extrêmement convaincante !


Aussi incroyable que cela paraisse, la comédienne de 48 ans s'est réjouie d'avoir pu incarner cette policière blessée par la vie et pleine de rancœur, qui bascule quasiment dans la folie meurtrière. Une plongée dans les recoins les plus sombres de l'être humain, qui a permis à celle qui a été révélée à l'âge de 21 ans, en 1993, dans Coup de jeune de Xavier Gélin, de dévoiler une autre facette de son talent. Une image moins lisse, moins enfantine que celles que le cinéma ou la télévision ne lui avaient offertes jusqu'ici…

« J'ai été surprise qu'on me propose ce rôle de méchante, a confié l'actrice dans les colonnes du Parisien le 31 mars dernier. Enfin, une partie de moi s'exprime ! Cela me permet de jouer autre chose, car on ne peut pas dire que j'ai souvent eu des rôles d'autorité et vachards. Marianne n'est pas impartiale mais elle n'est pas malfaisante : elle réagit viscéralement. Interpréter des personnages qui ne franchissent jamais la ligne n'est pas intéressant, c'est le point de bascule qu'il est passionnant d'explorer. » Et l'artiste d'ajouter : « Il n'y a rien de plus embêtant que d'interpréter Blanche-Neige, ou une héroïne au grand cœur, solaire, qui garde le sourire dans l'adversité et est si courageuse… »

Elle qui déplore que les femmes de plus de 50 ans se voient proposer moins de beaux rôles sur nos écrans va même encore plus loin… À l'en croire, cette enquêtrice en perpétuelle expédition punitive lui ressemble comme deux gouttes d'eau ! « Je suis la terreur de mon quartier », a-t-elle en effet expliqué à nos confrères. Difficile d'imaginer la compagne d'Arié Elmaleh, qui arbore à la ville un regard si doux et un beau visage encadré par une longue chevelure blonde, en effrayante Calamity Jane faisant la loi autour de son pâté de maison ! Et pourtant, la maman de Minne, 16 ans, et Jérémy, 10 ans, nés d'une précédente union, ne recule devant rien pour faire respecter les règles de la vie en société à ses voisins et compatriotes.

Une mission à laquelle cette ravissante sorcière citadine semble ne jamais déroger ! « Je poursuis les gens qui ne ramassent pas les crottes de leur chien et cela met la honte à mes enfants, a-t-elle encore expliqué. J'ai beaucoup de mal avec l'injustice, l'incivilité. Je désarme les gens qui gueulent en voiture par un grand sourire. » Décidément, celle qui a reçu le Molière de la révélation théâtrale en 2001 pour son rôle dans Joyeuses Pâques n'a peur de rien ! Tandis que d'autres stars longeraient les murs en priant tous les dieux du ciel pour qu'on ne les reconnaisse pas, Miss Schulz, elle, rue dans les brancards et fonce tête baissée vers ce que d'aucuns nommeraient communément « les ennuis ».

Et lorsque donner de la voix ou du sourire goguenard ne suffit pas à assouvir son besoin de justice domestique et de courtoisie basique, Barbara, qui n'est vraiment pas une Barbie, ne joue plus la comédie mais des poings ! « Moi, j'aime bien me battre », a-t-elle affirmé toujours dans Le Parisien, montrant une fois encore un pan de sa personnalité qu'elle nous avait jusque-là judicieusement caché ! Heureusement, la jolie comédienne n'a pas eu besoin, au cours de sa carrière, de mettre qui que ce soit au tapis… Et pourtant, Dieu sait qu'elle aurait pu en avoir envie si l'on en croit les anecdotes confiées au quotidien : « Au théâtre, une comédienne plus âgée avec qui je jouais ma première pièce me donnait des coups de coude dès que j'avançais sur scène. »

Quant au milieu du 7e art, si les pichenettes, discrètes mais bien placées, n'étaient pas de mise, les coups volaient encore plus bas : « Un réalisateur n'a pas été correct avec moi, s'est aussi souvenue la star. Il est venu me chercher, m'a fait passer des essais, puis il ne m'a plus jamais rappelée, avant de me dire à quel point j'avais manqué sur le tournage. »

Autant d'expériences traumatisantes qui poussent en effet à apprendre à s'endurcir et à se défendre… Mieux encore, il semble bien que, face à la brutalité du monde, Barbara Shulz ait choisi d'appliquer à la lettre ce vieil adage : « La meilleure défense, c'est l'attaque » !

Clara MARGAUX

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