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Béatrice Dalle : Elle a empoisonné ses parents !

Publié le 20 avril 2019

À 54 ans, Béatrice Dalle révèle le plus inavouable de ses secrets.

Sulfureuse, révoltée, rebelle, l’inoubliable héroïne de 37°2 le matin est aussi imprévisible à l’écran que dans la vie. Et ce, depuis sa plus « tendre » enfance. Douée à l’école, la petite Béatrice Cabarrou fait pourtant la joie et la fierté de ses parents. Jusqu’au jour où la jeune fille commence à avoir de mauvaises fréquentations, à s’habiller en punk et à devenir complètement « ingérable », selon sa mère.

À 13 ans, elle est pour la première fois mise en garde à vue pour avoir fait sauter une statue en plein centre du Mans avec ses copains. Le Mans, « une ville où tu as envie de te suicider », confie-t-elle aujourd’hui à nos confrères du magazine de cinéma Sofilm. Avant d’ajouter qu’il y avait heureusement Le Pavlos, un petit café-concert, l’endroit où elle se réfugiait pour fuir sa famille.

Mensonges, fugues, coups tordus : comme bon nombre d’ados en rébellion, la future comédienne en fait alors voir de toutes les couleurs à ses parents. Au point même de les… empoisonner ! « Je leur avais juste versé une poudre dans leur truc à boire pour les endormir et que je puisse me lever tôt, explique-t-elle encore dans les colonnes du mensuel. Quand ils découvrent ça, ils font expertiser le contenu de leurs verres pour prouver que leur fille a essayé de les tuer. Bien sûr que je ne voulais pas les tuer, mais on m’a quand même mise chez les dingues pour tentative de parricide. »


Un internement rapidement écourté, puisque Béatrice s’enfuit dès la première nuit et, comme à chaque coup dur, file au Pavlos. Celle qui, à l’époque, se rêve médecin légiste ou paléontologue finit, en 1981, par aller à Paris. « C’est forcément une ville pour moi », se souvient-elle. Mais, sans le sou, elle repère « les endroits où tu peux bouffer et dormir gratos. Le reste c’est de la démerde, faire la manche, parfois un peu de vols dans les boutiques. Sinon, je me fais dépanner de thunes par les michetonneuses des Champs-Élysées. »

Une existence de galères, jusqu’au jour où elle rencontre Dominique Besnehard, qu’elle surnomme affectueusement « Nénesse ». « Il a changé ma vie ! », avoue sa protégée. Et c’est un peu grâce à lui que naît Betty, la bombe brune qui affole Jean-Hugues Anglade dans le film de Beineix, bouleversant la destinée de Béatrice.

Une vie que ses parents suivront sur papier glacé puisque, pendant près de vingt ans, elle ne leur donnera pas la moindre nouvelle.Jusqu’au jour où, il y a quatre ans, apprenant que son père est malade, la comédienne décide de renouer, confiant : « Je m’en veux de toutes ces années sans nouvelles. Ce n’était pas juste de ma part de les abandonner. »

Laura VALMONT

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