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Béatrice Dalle : Réconciliée avec ses parents !

Publié le 7 décembre 2015

Apaisée et assagie, Béatrice Dalle qui voit Jésus comme l’homme de sa vie s’est décidée à revenir dans l’appartement familial… après dix-huit ans de brouille.

L’amour est sa grande quête ! Mais si, dans sa vie, Béatrice Dalle l’a souvent trouvé, l’actrice n’a jamais pu le garder… Son premier mari, le peintre Jean-François Dalle, s’est suicidé quelques mois après leur rupture. Avec le rappeur et acteur JoeyStarr, croisé en 1995, elle connaît dix ans de passion tumultueuse, avant de se résoudre à ce triste constat : ils s’adorent mais sont incapables de vivre ensemble.

C’est en prison, où elle est venue donner la réplique à des détenus dans Tête d’or de Paul Claudel, qu’elle succombe au charme de celui qui deviendra son second mari, Guénaël Meziani, condamné pour violences sur son ex-compagne. En 2012, Béatrice aura droit aux mêmes mauvais traitements. Elle est aujourd’hui en procédure de divorce : « Je n’ai plus de contact. On est fâchés à mort », a-t-elle confié.

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Croyante

Il est cependant deux hommes qui ne l’ont jamais déçue, et auxquels elle voue un amour inconditionnel. Avec le premier, la relation dure depuis trente ans. Il l’a lancée, encouragée, contribuant à faire d’elle ce qu’elle est devenue : une merveilleuse comédienne. C’est aussi lui qui l’a défendue chaque fois qu’on l’attaquait – et elles ont été nombreuses  –, lui encore qui l’a soutenue, dans tous les moments difficiles – et ils ont été légion – que Béatrice a traversés.

Il a été son agent durant des années et reste son ami, son grand frère. Dominique Besnehard, qu’elle surnomme Nénesse, est fier du parcours de sa protégée. Depuis un an, la fougueuse quinquagénaire brûle les planches au théâtre dans le rôle de Lucrèce Borgia, de Victor Hugo.

Elle est également Suzanne Leroy, « la sorcière du récit », comme elle s’en amuse, dans Malaterra, la série actuellement diffusée sur France 2. « Ses incartades sont derrière elle », a confié son mentor au Parisien. Une preuve parmi d’autres : elle ne se drogue plus…

L’autre homme de sa vie n’est autre que… Jésus. Elle lui voue depuis des années une adoration fervente… à sa façon. La très croyante Béatrice aime fréquenter les églises, mais pas pour s’y recueillir et prier en silence !

Béatrice Dalle est plutôt du genre à exprimer haut et fort sa foi, n’hésitant pas à rire et à parler dans ces lieux saints, et même à monter sur une chaise pour embrasser les statues, comme elle vient de le confier, toujours au Parisien : « Ce n’est pas un manque de respect. Rire, c’est pécher ? Faire un bisou à la statue de Jésus que je trouve si beau, c’est pécher ? Non ! Une église, ça ne doit pas être un endroit triste et mort. »

Est-ce cette foi inébranlable en Dieu le Père qui lui a permis, tout récemment, de se réconcilier avec son papa ? Depuis plus de dix-huit ans, Béatrice Dalle ne parlait plus à ses parents. Leur monde n’était pas le sien, il était même tout le contraire, comme elle l’a raconté en 2011 dans Libération Next : « Ils étaient antirenois [antiNoirs, ndlr], antiarabes, antipédés… »

Toute petite déjà, elle a l’impression de ne pas être à sa place, que « la cigogne s’est trompée. » Cela l’a-t-elle fait grandir trop vite ? Toujours est-il qu’elle éprouve très jeune le besoin vital de tourner le dos à cette « éducation facho », à cette enfance sans joie, passée dans une HLM du quartier des Sablons au Mans, dont elle dit n’avoir rien gardé : « Je n’ai pas de souvenirs, mais attention, je n’étais pas affamée, ni torturée non plus. »

Fugue

À 14 ans et demi, sur un coup de tête, elle fugue avec une de ses amies : « Je ne suis jamais rentrée, et je n’ai jamais regretté », confiera-t-elle à Gala. De ses parents divorcés, elle a très peu de nouvelles. Des années plus tard, interviewée par les Inrocks, elle ira même jusqu’à déclarer : « Je n’ai pas de famille. »

Mais si l’héroïne de 37°2 le matin a toujours la fièvre dans le sang, elle a aussi mûri. Et quand, récemment, un de ses amis l’a vivement encouragée à renouer avec les siens, elle l’a écouté. C’est sans doute avec appréhension qu’elle est revenue dans ce lieu qu’elle avait fui trente-six ans plus tôt.

Un premier pas qu’elle n’a pas regretté, comme elle l’a avoué au Parisien : « Ça s’est super bien passé. » Cela lui a permis de comprendre que ces deux êtres que Béatrice Dalle pensait avoir chassés de son cœur restaient ses parents ! « Mon père est malade. Ça m’a fait de la peine. Je m’en veux de toutes ces années sans nouvelles. Je me dis que j’étais bien intransigeante, ce n’était pas juste de ma part de les abandonner parce qu’on ne s’entend pas. »

« On ne choisit pas sa famille », chante Maxime Le Forestier. Mais on peut décider que cela n’a pas d’importance. L’essentiel est d’en avoir une, même après avoir longtemps prétendu le contraire.

Lili Chablis

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