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Béatrice (Koh-Lanta) : “Ma mère est une force de la nature !”

Publié le 10 mai 2019

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© Philippe Le Roux/ALP/TF1/Starface Béatrice

A 28 ans, Béatrice, la cheffe des jaunes prouve qu’elle est une redoutable candidate grâce à la ténacité, héritée de sa maman.

Son mental et son physique font d’elle une des favorites de cette 18e saison. Semi-professionnelle dans une équipe de football de deuxième division à Saint-Malo, elle brille également en tant que styliste dans le milieu de la mode. Une véritable touche-à-tout !

France Dimanche : Comment vous sentez-vous dans votre rôle de cheffe des jaunes ?
Béatrice : Plutôt bien, et je pense que mon expérience de footballeuse y est pour beaucoup. J’ai l’habitude de vivre en groupe. Dans mon équipe, nous sommes obligées de nous serrer les coudes afin d’atteindre notre objectif commun : la victoire. à Koh-Lanta, c’est un peu pareil. Il est important que l’ambiance au sein des jaunes reste cordiale. J’essaie de fédérer le groupe du mieux que je peux.

FD : Est-ce facile de lier vos deux activités professionnelles ?
: Ce sont deux mondes très différents. Mais je me sers justement de l’émission pour prouver que c’est évidemment possible. Je voulais casser les clichés de la footballeuse idiote et de la styliste superficielle, et je pense y arriver. Du moins, je l’espère.

FD : était-ce votre principale motivation pour participer à Koh-Lanta ?
: Si j’en suis là, c’est en grande partie pour Jean-Pierre, mon grand frère, de dix ans mon aîné. Militaire de carrière, il a hélas été victime d’un grave accident de la route il y a deux ans.

FD : Que lui est-il arrivé ?
: Il roulait à moto près de Saint-Tropez où habite toute notre famille. Soudain, dans un virage sur la route, il se retrouve devant une grosse pierre qu’il n’a pas pu éviter parce qu’il y avait une voiture qui arrivait en sens inverse. Il a donc percuté cette pierre de plein fouet. Les conséquences ont été catastrophiques. Sa jambe a été sectionnée sur le coup. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, il a eu la présence d’esprit de se faire lui-même un garrot à la jambe, avant de tomber dans le coma. Sans ça, il ne serait sans doute plus en vie aujourd’hui.

FD : Quelle réaction a-t-il eue en sortant de son coma ?
: C’était admirable. Quand je suis arrivée à son chevet, il a tout de suite eu un discours très posé. Il voulait me rassurer et me dire que, même s’il n’avait plus sa jambe, l’essentiel c’était qu’il soit encore en vie. Il m’a aussi demandé sur son lit d’hôpital de réaliser notre rêve partagé de participer à Koh-Lanta. Il se voyait aussi aux Jeux paralympiques ! C’est du reste toujours d’actualité, on y travaille.

FD : Il paraît que ce n’est pas le seul drame que vous ayez traversé en famille…
: En effet, mon père est décédé d’un cancer quand j’avais 7 ans. C’est donc ma mère qui nous a élevés toute seule, mes deux frères, ma sœur, et moi, la benjamine. Nous lui en sommes très reconnaissants. Elle est une vraie force de la nature. Sa capacité à surmonter de telles épreuves, la tête haute, ne peut que forcer le respect. Je ne la remercierai jamais assez de tout ce qu’elle a pu faire pour ses quatre enfants.

FD : à ce niveau du jeu, vous possédez un bracelet et un collier d’immunité offerts par Victor lors de son départ. Vous sentez-vous en confiance ?
: Pas vraiment, parce que je me dis que les autres vont commencer à être jaloux. D’abord pour le collier et le bracelet. Puis, parce que je suis plutôt à l’aise dans les épreuves physiques. Je ne pense donc pas encore aux poteaux. Le chemin pour y arriver est encore long. Mais l’avantage, c’est que, quoi qu’il arrive, je peux me vanter d’avoir déjà gagné l’épreuve ! [Béatrice a en effet tenu le plus longtemps sur les poteaux lors de la toute première épreuve, ndlr.]

FD : Si jamais vous gagnez les 100 000 euros promis au vainqueur, savez-vous comment vous allez les dépenser ?
: C’est tout vu ! Je donne la totalité à mon frère pour qu’il s’achète de nouvelles prothèses de jambe : une pour courir, une autre pour nager… Je souhaite vraiment qu’il se sente le mieux possible dans sa peau.

Philippe CALLEWAERT

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