France Dimanche > Actualités > Bébert des Forbans : “Astrid m’aide à rester jeune !”

Actualités

Bébert des Forbans : “Astrid m’aide à rester jeune !”

Publié le 5 novembre 2018

be-bert-les-forbans-20181030

À 56 ans, le leader des Forbans a trouvé un nouveau bonheur entre les bras d’une danseuse de vingt ans sa cadette.

Le temps semble n’avoir aucune prise sur le chanteur à la banane. Depuis déjà quarante ans, Bébert – de son vrai nom Albert Kassabi – et sa bande de copains font danser leurs fans. Et si les Forbans ont certes connu quelques désillusions durant cette belle carrière, le chanteur et leader a toujours de multiples actualités. À commencer par un Olympia le 3 octobre dernier et un album inédit qui vient de sortir.

France Dimanche : Vous voilà de retour avec un nouvel album !
Bébert : Et j’en suis super fier ! Le thème principal sera la Route 66. J’ai eu la chance de la « faire » l’an dernier en Harley-Davidson avec des copains et nos copines respectives. C’était un grand moment qui nous a incités à retourner en studio. De retour en France, mon nouveau guitariste [Martial Allart, dit Marty, ndlr] et mon contrebassiste [Michel « Keuss » Pin, ndlr] ont écrit la musique, et moi, comme d’habitude, les paroles. Certaines chansons sont plus profondes que celles qui nous ont rendu célèbres, comme Quelques mots, qui décrit notre monde. Je ne cache pas être assez pessimiste sur l’avenir de l’humanité.

FD : Depuis quand êtes-vous à ce point pessimiste ?
B : Je devais avoir à peine 7 ans quand j’ai décidé de me bagarrer dans la cour de récréation pour protéger les plus faibles. Si bien qu’on voulait tout le temps que je sois délégué de classe. J’ai toujours été préoccupé par l’injustice, le harcèlement à l’école. Encore aujourd’hui, quand d’autres s’amusent à faire régner la terreur, je cherche à respecter mon voisin, à l’aider. On risque de me taxer de démagogie, mais c’est le fond de ma pensée.

FD : Vous semblez sensible aux sujets politiques.
B : On m’a souvent suggéré de m’engager. J’aimerais bien, mais je me dis que ça pourrait nuire à ma carrière de chanteur. Pourtant, je me verrais bien ministre de la Culture. Mais pour l’instant, je préfère rester à ma place.

FD : Vous êtes peu médiatisés. Le regrettez-vous ?
B : Beaucoup de gens pensent que les Forbans sont des crétins. C’est terrible à quel point les clichés peuvent être dévastateurs. Pourquoi par exemple n’avons-nous jamais été invités à Taratata ? Nagui, comme tant d’autres, est sans doute persuadé que nous sommes ringards. Pourtant, musicalement, j’estime que nous sommes des tueurs. Je l’ai déjà dit dans France Dimanche, nous sommes les Rolling Stones français.

FD : Malgré tout, le public vous suit depuis quarante ans…
B : Ce n’est pas rien quand même ! On fait une soixantaine de galas par an, et on a voulu marquer le coup en donnant rendez-vous à notre public dans cette salle mythique qu’est l’Olympia. Ce jour-là, il y aura une pression particulière.

FD : Votre parcours aura été accidenté…
B : Récemment encore, je pensais que les Forbans allaient rester soudés. Hélas, notre guitariste Philippe Masse, qui était là depuis 1982, a décidé de quitter le groupe il y a quelques mois. C’est dommage, mais c’est son choix, et je le respecte. Mais le reste de la formation a tenu, malgré les coups durs. Par exemple, en 1987, nous nous sommes séparés. Je voulais continuer à faire du vrai rock’n’roll, tandis que d’autres souhaitaient passer à un autre style de musique. Deux ans plus tard, j’ai décidé de reformer la bande, et nous sommes repartis de plus belle ! Mais ce genre d’incidents est assez banal entre potes de longue date. Chelmi [le batteur Michel Papain, ndlr] et moi étions dans la même école. À 16 ans, nous voulions faire de la musique pour sortir le soir et draguer les filles.


FD : Où en est votre vie amoureuse ?
B : Après vingt ans de mariage, j’ai divorcé il y a quatre ans d’avec la mère de mes deux enfants, Kevin, 22 ans, et Georgia, 10 ans. Je vis depuis trois ans une très belle histoire d’amour avec Astrid. Et ce malgré nos vingt ans de différence. C’est une danseuse professionnelle qui a créé sa propre compagnie – les Blondybell’s – et officie un peu partout dans le monde. On a déjà pu la voir au Moulin-Rouge, au Lido… Et c’est dans un de ces cabarets parisiens où elle travaillait à l’époque que nous nous sommes rencontrés. Mes yeux ont d’abord été attirés par sa beauté. Elle a vraiment un corps de rêve ! Ça m’oblige d’ailleurs à faire attention au mien. Astrid m’aide à rester jeune et me donne pas mal de conseils vestimentaires.

FD : Avez-vous peur de prendre de l’âge ?
B : Pas vraiment. En fait, je ne me sens pas vieillir. J’ai une hygiène de vie plutôt saine. Pas d’alcool, pas de cigarette, pas de drogue. Même pas un pétard ! Et je fais attention à ce que je mange parce que je refuse de prendre du poids. Bref, je ménage ma monture. Ce qui fait sans doute que je parais toujours aussi jeune. C’est du moins ce qu’on n’arrête pas de me dire. C’est assez flatteur.

FD : Avez-vous des projets en commun avec Astrid ?
B : Astrid fera quelques apparitions avec sa troupe sur scène à l’Olympia, le 3 octobre. Et en première partie de notre spectacle, il y aura Raffi Arto, ce jeune prodige pianiste rock’n’roll, qui est arrivé en finale de The Voice.

FD : Nourrissez-vous d’autres projets plus personnels avec votre compagne ?
B : Elle n’a pas d’enfants, et me dit ne pas en vouloir. De mon côté, à 56 ans, je n’ai pas très envie d’être à nouveau papa, car je souhaite être en pleine possession de mes facultés physiques pour m’occuper d’un enfant. J’ai la chance qu’Astrid, Kevin et Georgia, qui vit la plupart du temps en Israël avec sa mère, s’entendent à merveille !

Philippe CALLEWAERT

À découvrir