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Benoît Poelvoorde : il se paie les Césars !

Publié le 29 juillet 2018

Benoît Poelvoorde ne recule devant aucune provocation, à l’image de ses récentes déclarations sur la célèbre cérémonie du cinéma Français…

Sacré Poelvoorde !

Connu dans la famille du 7e art pour son imprévisibilité, ses excès de boisson et ses comportements parfois surréalistes sur les tournages, le comédien et humoriste de 53 ans vient à nouveau de faire parler de lui. 

En promotion pour la comédie Au poste ! de Quentin Dupieux, en salle depuis le 4 juillet, il a donné une interview à nos confrères de M, le magazine du Monde.

Entre deux fous rires et trois anecdotes truculentes, l’artiste iconoclaste et incontrôlable s’est confié sur la cérémonie des Césars, où il a été nommé trois fois, sans jamais en repartir muni de la précieuse statuette. 

Sans doute frustré de ne pas avoir été distingué par ses pairs, l’homme s’est lâché, sans le moindre filtre : « La première fois, j’étais certain d’avoir le César pour Podium [le film de Yann Moix en 2005, ndlr], confesse-t-il. J’avais écrit tout un petit bazar que je voulais chanter. Un chausseur de renom m’avait prêté une paire de vernis assez incroyable, très chère. » 

Et de préciser : « Il faut savoir qu’à la remise des Césars, tout le monde a mauvaise haleine. C’est le petit champagne, le petit saumon et la petite clope qu’on fume. Et après, il y a un silence de deux heures avec l’angoisse qui te bouffe le ventre. Tout le monde a une haleine de poney là-dedans. J’ai vu des actrices qui auraient pu être ruinées à vie, avec leur haleine. »

Coyote

Les organisateurs de la très sélecte Académie des arts et techniques du cinéma, qui se déroule chaque année à Paris, ainsi que le traiteur de luxe qui fournit champagne et saumon, apprécieront… 

Très fier de son effet, l’acteur, décidément en verve, poursuit, nous confiant sa ruse pour ne pas exhaler des effluves de coyote : « Donc, j’avais prévu le coup… Un petit chewing-gum. J’étais tellement sûr que ça allait être moi, je me dis qu’il faut que je le cale quelque part, ce foutu chewing-gum. Et je le fourre sous la godasse. Et je ne sais pas ce qu’il se passe, mais il s’est étiré avec la chaleur sous ma godasse. On ne m’a plus jamais rien prêté. Et c’est Mathieu Amalric qui a eu le César [pour Rois et reine d’Arnaud Desplechin, ndlr]. »

Après une telle interview, si riche en détails poétiques, le comédien risque d’attendre longtemps son invitation à la 44e cérémonie des Césars, à venir fin février 2019…

Vanessa Roudet

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