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Bernadette Chirac : Elle vit un cauchemar !

Publié le 16 mai 2021

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À quelques jours de ses 88 ans, Bernadette Chirac voulait juste se rendre sur la tombe de Jacques…

Elle soufflera ses quatre-vingt-huit bougies le 18 mai prochain… Un anniversaire qui aura sans doute un goût terriblement amer et douloureux pour Bernadette Chirac. Depuis le décès de Jacques, le grand amour de sa vie, le 26 septembre 2019, l'ex-première dame aurait sombré dans un état de tristesse et de désolation qui paraît désormais irréversible.


Elle, la battante, elle, l'indestructible roc qui a soutenu avec ferveur et fidélité le destin politique de son homme et survécu à tant d'épreuves – dont la maladie puis la mort, en 2016, de sa fille Laurence – n'est plus que l'ombre d'elle-même. Sans lui depuis un an et demi, sans ce flamboyant « bulldozer » qui l'avait emmenée dans tant de passionnantes aventures, cette fille de militaire semblerait avoir perdu tout désir de vivre. Et si le moral de la pauvre Bernie n'était décidément pas au beau fixe, la crise sanitaire qui bouleverse le monde depuis l'année dernière l'aurait plongée dans la détresse.

Une descente aux enfers dont l'ancienne présidente de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France aura peut-être bien du mal à se remettre, d'autant que son état de santé se serait, depuis quelque temps, fragilisé.

Vivant recluse dans l'hôtel particulier de la rue de Tournon prêté par un ami de la famille – l'homme d'affaires François Pinault –, l'octogénaire serait incapable de marcher seule et elle ne recevrait quasiment personne, à part les aides-soignantes qui veillent sur elle jour et nuit, se succédant pour s'occuper des diverses tâches quotidiennes de leur patiente de plus en plus épuisée. Pour cette forte personnalité, vivre ses dernières années dans cet indicible chagrin, une éprouvante solitude et une déchéance physique serait une souffrance de chaque instant. Seule maigre consolation dans cet océan d'accablement et de tristesse : la perspective de se rendre prochainement, à l'occasion de ses 88 ans, sur la tombe de son bien-aimé mari au cimetière du Montparnasse, dans le XIVe  arrondissement parisien, et ainsi rassembler autour d'elle sa famille chérie. Hélas, ce pèlerinage qui lui tenait tant à cœur risque bien d'être compromis, en raison justement des restrictions imposées par la pandémie de Covid-19, ainsi qu'au vu de sa santé de plus en plus précaire.

Quel crève-cœur ce doit être pour elle qui souhaite sans doute plus que tout pouvoir se recueillir sur la pierre tombale de son défunt mari et y déposer quelques fleurs… On imagine sans peine à quel point cette visite est importante pour cette femme demeurée si seule avec son chagrin. Or, comme si cette absence n'était pas déjà un lourd fardeau, Bernadette doit aujourd'hui affronter un nouveau départ !

L'ex-conseillère régionale de Corrèze, qui croyait pouvoir toujours compter sur la présence de sa fille Claude, vient en effet d'apprendre que cette dernière va aussi la laisser à son triste sort… Celle qui était restée au chevet de sa grande sœur et de son papa au plus fort de leurs maladies respectives a, en effet, décidé de s'engager en politique dans ce même département de la région Nouvelle-Aquitaine si cher au cœur de ses parents ! C'est à Brives Centre (et non dans les fiefs historiques de ses illustres géniteurs, Ussel et Tulle) que la cadette des Chirac reprend le flambeau. L'ancienne conseillère en communication de Jacques y sera tête de liste aux prochaines élections départementales, qui auront lieu les dimanches 20 et 27 juin. Si l'on conçoit aisément la fierté de la maman de voir sa fille poursuivre l'œuvre politique familiale (elle lui a même donné sa bénédiction), on peut aussi comprendre sa déception de se retrouver seule pour affronter son quotidien.

Pire pour Bernadette, il est une autre blessure qui a bien du mal à se refermer et qui ajoute à son mal-être une immense amertume. Elle qui croyait que les Français, qui ont pourtant élu son époux par deux fois à la tête du pays, ne l'avaient pas oublié et venaient régulièrement se recueillir devant la sépulture de ce dernier, est tombée de haut en apprenant que ses concitoyens l'avaient purement et simplement évacué de leur mémoire…

Rares sont ceux qui, désormais, montrent encore leur gratitude à l'égard de celui qui a aussi été maire de Paris durant plus de dix-huit ans ! En effet, depuis que l'élu de son cœur – qu'elle a épousé le 16 mars 1956 – a été inhumé dans la plus stricte intimité, sa tombe n'attire pas les foules, loin de là… À peine un mois après son enterrement, le public ne se ruait déjà plus pour rendre hommage à cet homme pourtant si apprécié de ses électeurs.

Selon nos confrères de 20 Minutes qui s'en étaient émus peu après les obsèques, malgré les plans plastifiés distribués à l'entrée et indiquant précisément l'emplacement de la tombe de l'ancien président de la République, sa sépulture n'est pas devenue un lieu de pèlerinage comme celle d'un Serge Gainsbourg ou d'un Serge Reggiani, que l'on peut aussi visiter dans ce cimetière du sud de la capitale : « Il y a eu une grosse affluence les premiers jours, a confié un employé. Les gens venaient pour lui rendre hommage, mais ça n'a pas duré très longtemps. »

Depuis, la plupart des visiteurs ne s'arrêtent que quelques minutes devant la sépulture en marbre gris où repose également la fille aînée du couple Chirac.

Clara MARGAUX

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