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Bernard Campan : Papa d’un enfant “précoce”

Publié le 21 avril 2016

Alors qu’il nous a bouleversés dans le téléfilm de France 2, “Presque comme les autres”, l’acteur Bernard Campan lève le voile sur le mal dont souffre un de ses enfants.

S’il nous a fait hurler de rire aux côtés de ses compères, Didier Bourdon et Pascal Légitimus, au temps des Inconnus, le comédien Bernard Campan (58 ans, ce 4 avril) excelle dans des registres plus dramatiques. Gravité, émotion, sincérité, autant de couleurs sur sa palette d’acteur que le héros du Cœur des hommes a largement explorées.

->Voir aussi - Bernard Campan : "Mon frère a voulu me tuer"

Autiste

Mercredi dernier, nous avons encore été des millions à être bouleversés par sa prestation dans le téléfilm franco-belge, Presque comme les autres, de Renaud Bertrand, diffusé sur France 2.

Adaptée du récit paru en 2012, Louis, pas à pas, de Gersende et Francis Perrin, dont le petit garçon a été diagnostiqué « autiste sévère » à l’âge de 3 ans, cette œuvre raconte l’errance douloureuse de jeunes parents face à ce trouble. Dans le rôle de Christophe, le papa du petit Tom, alias Côme dans la vie, Bernard est impressionnant de vérité.

Une vérité d’autant plus criante que l’on découvre au fil de ses confessions dans le Journal du Dimanche, qu’il est lui-même, en tant que père, directement confronté à un mal dont les conséquences sont tout aussi terribles pour sa famille.

« Nous avons, ma femme et moi, explique-t-il, un enfant dit à “haut potentiel” ou “précoce”. Avant on disait “surdoué”. Il est, lui aussi, un peu marginal, peine à s’intégrer, à communiquer et à partager son monde intérieur. Bref, il y a des points communs avec Côme. »

L’acteur ne précise pas laquelle des deux filles qu’il a eues avec son épouse, Anne (Loan, 17 ans, et Nina, 13 ans) souffre de ce trouble. Mais, on comprend bien mieux pourquoi il semble avoir pris ce rôle tant à cœur. Et si cette fiction est si bouleversante, c’est bien sûr grâce au talent de l’acteur, mais aussi parce que le jeune garçon qui lui donne la réplique est vraiment autiste.

« C’est là que l’histoire est belle, a d’ailleurs avoué le comédien, ému par cette rencontre. On s’est regardés dans les yeux, il m’a pris la tête dans ses petites mains, il s’est blotti contre moi. Il m’a tout de suite adopté, comme m’a dit sa maman. »

Au fil des scènes, on se laisse emporter par la complicité évidente qui semble s’être nouée entre les deux comédiens. « Une complicité difficile à exprimer avec des mots, affirme Bernard Campan, qui n’est pas vraiment compréhensible ni très rationnelle, juste humaine. »

Laura Valmont

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