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Bernard Kouchner : Son idylle secrète avec Marie-France Pisier !

Publié le 22 janvier 2021

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Dans son livre “La Familia grande” qui fait scandale, Camille Kouchner révèle un autre secret de famille : la romance interdite entre son père, Bernard Kouchner, et sa tante disparue en 2011…

« Garez vos copains, les sœurs Pisier arrivent ! » Quand Évelyne et Marie-France débarquent dans les sur prises-parties, pas un garçon ne leur résiste ! Les deux jeunes filles affolent la gent masculine, et leurs copines ont intérêt à surveiller de près leurs petits amis sous peine de se les faire piquer par ces séductrices qui n'ont pas froid aux yeux !


À tout juste 20 ans, les filles de Georges, haut fonctionnaire, et de Paula Pisier, une brillante politologue, ont la beauté du diable et le féminisme chevillé au corps. L'une s'est orientée vers des études de droit. L'autre débute une carrière d'actrice qui s'annonce prometteuse, puisque Marie-France a déjà promené son ravissant minois devant la caméra de François Truffaut et aussi celle de Robert Hossein, avec qui elle entretient une liaison mouvementée. Paula, leur maman, très engagée à gauche, leur a transmis des valeurs de liberté et de tolérance qu'elles mettent en pratique jusque dans leur vie intime. Avec les garçons, les deux sœurs sont très « partageuses ». Et bientôt, ce goût du partage va prendre le visage d'un homme au charisme ravageur, futur médecin et ministre des Affaires étrangères : un certain Bernard Kouchner.

L'histoire commence en 1964. Les deux jolies filles, « fascinées par Guevara et intriguées par Castro », comme le précise l'auteure de La Familia grande, décident de se rendre ensemble à Cuba. Dès leur arrivée à La Havane, Évelyne et Marie-France font la connaissance d'un groupe de jeunes français appartenant à l'Union des étudiants communistes débarqués eux aussi de Paris. Ces militants sont venus sur l'île avec l'idée de rencontrer Fidel Castro. L'un de leurs chefs, aussi « autoritaire » que « beau et très séducteur », est d'entrée au goût d'Évelyne. Il faut dire que Kouchner tente tout pour l'impressionner. Il lui fait visiter Cuba, ses champs de coton et ses plages paradisiaques. Il lui récite des poèmes, lui chante des airs de Mouloudji et de Ferré.

Lorsque Bernard apprend que Castro accepte de le voir, lui et son groupe, il « exulte ». Persuadé que son « aura » n'y est pas pour rien, il bombe le torse face à sa nouvelle conquête, qui ne va pourtant pas tarder à aller voir ailleurs. C'est au cours d'un discours que Fidel Castro va basculer…

Pour l'occasion, les Français ont été placés au premier rang, au pied de la tribune officielle. Bernard a beau caresser le bras d'Évelyne, le leader révolutionnaire n'a d'yeux que pour la belle blonde. Le soir, alors que le groupe de Français a rejoint son dortoir, une Buick noire vient chercher celle qui a tapé dans l'œil de Castro. Évelyne s'éclipse sur la pointe des pieds et ne rentrera qu'au matin.

Mais après cette folle nuit d'amour, el Comandante en redemande ! Face au « líder maximo », Bernard n'a pas d'autre choix que de s'incliner. Il se retrouve seul, avec Marie-France Pisier, un brin désœuvrée. La chaleur et l'exotisme aidant, ces deux-là n'auraient pas mis très longtemps à se rapprocher. « Pendant ce temps, mon père aime ma tante, je crois. Ma tante occupe mon père », écrit pudiquement Camille Kouchner.

Sous le soleil brûlant de Cuba, Bernard et Marie-France vivront durant trois semaines une passion dévorante. Ce n'est pas la première fois que la comédienne tombe dans les bras d'un des amants de sa sœur aînée. Au nom de la liberté sexuelle qu'elles revendiquent haut et fort, une telle pratique ne leur pose aucun problème. Mieux ! Ce petit jeu les amuse ! Et cette nouvelle expérience ne va pas échapper à la règle.

De retour à Paris, elles riront même ensemble de cette « brève histoire d'amour ». « De quoi amuser les sœurs qui n'en sont pas à leur premier partage », précise Camille Kouchner. Évelyne poursuivra sa romance avec Bernard, tout en continuant à revoir de temps en temps Castro sur son île. Elle épousera le fougueux gastro-entérologue, en 1970, peu avant qu'il ne s'engage dans l'humanitaire et lui donnera trois enfants. Marie-France, elle, récupérera R o b e r t Ho s s e i n mais leur l i a i s o n p r e n d r a vite l'eau… Tel était l'amour en ce temps-là : l ibre de toute entrave…

Après avoir divorcé d'Évelyne Pisier, Bernard Kouchner refait sa vie avec la célèbre journaliste. Le médecin, reconverti dans la politique, vient d'accepter le poste de secrétaire d'État chargé de l'Insertion sociale au sein du premier gouvernement de Michel Rocard. Mais ces nouvelles fonctions l'empêchent de consacrer beaucoup de temps à ses enfants « Colin », Camille et « Victor » – comme les nomme sa sœur dans le livre –, qui vivent chez leur mère, Évelyne. Les rares fois où ils lui rendent visite, ils doivent subir les humeurs paternelles et les foudres de sa compagne : « Bernard hurlait. Il nous terrorisait. Il nous reprochait le malheur du monde. » Leur belle-mère, décrite comme méprisante et hautaine, était tout aussi désagréable. « Tes enfants font trop de bruit, dis-leur de rire moins fort », aurait-elle lâché à plusieurs reprises.

Quoi qu'ils aient fait, cela aurait toujours déplu à l'ancienne star du journal de 20 heures d'Antenne 2. Durant les repas, les petits souffraient face à elle : « Tes enfants ne parlent pas à table. Ils sont muets ou idiots ? » aurait-elle eu l'habitude de balancer avec mépris. Ce à quoi leur père, abondant dans son sens, répondait : « Bien sûr qu'ils doivent mieux se tenir ». Bref, qu'ils s'expriment, qu'ils rigolent ou qu'ils se taisent, ça n'allait jamais…

Valérie EDMOND

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