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Bernard Tapie : Abandonné par son ange gardien !

Publié le 26 juillet 2018

Face au cancer, Bernard Tapie ne peut plus compter sur le soutien sans faille de son meilleur ami.

Il est des hommes qui paraissent indestructibles tant on les a vus se battre, tomber et, à chaque fois, se relever.

Johnny Hallyday en était la parfaite incarnation.

Et puis il y eut ce sale cancer des poumons qui l’emporta en neuf mois… Le choc pour des générations de fans.

En effet, à mesure que les années passaient, chacun se disait qu’avec tout ce que le rocker avait ingurgité comme alcool et drogues en s’en tirant toujours, cela valait bien un passeport pour l’éternité.

Mais non… La mort est venue le chercher et lui a présenté l’addition. Pas de passe-droit, même pour un rocker sans peur !


Bernard Tapie pense-t-il au chanteur ces derniers mois, depuis qu’il a annoncé aux Français que lui aussi souffrait d’un mal similaire ?

Il ne l’a pas dit. Du moins pas encore.

Pour le moment, l’homme d’affaires serait en rémission après son intervention à l’hôpital Saint-Louis où des chirurgiens l’ont longuement opéré, lui enlevant la moitié de l’œsophage et près de trois quarts de l’estomac.

Cette fois-ci, le battant semblait abattu.

Apparaissant à la télé, amaigri, le cheveu filasse, pour expliquer son cancer, il ne pouvait qu’émouvoir.

Mais, en se dévoilant face au public, le bonhomme démontrait que si sa santé était vacillante, au moins sa volonté de fer était intacte.

Mais comment est survenue cette maladie ?

Son ami Franz-Olivier Giesbert qui dirige le journal La Provence – dont Tapie est le propriétaire – a bien son idée sur la question.

Son diagnostic ?

Ce sont les juges et les médias avec lesquels il ferraille depuis vingt-cinq ans qui ont eu raison de ses défenses immunitaires.

Lit conjugal

Sans aller jusque-là, Bernard Tapie se contente de confier, avec sa faconde habituelle, la façon dont il a découvert son problème : « À un moment donné, raconte-t-il à Giesbert dans un entretien accordé au magazine Vanity Fair, j’ai eu du mal à avaler. Quand je bouffais, ça passait mal, j’avais des spasmes. L’explication de ce cancer : un excès de bile qui remontait jusque dans l’œsophage. C’est la vésicule biliaire qui envoie la bile dans l’estomac quand il est plein pour que son acide nous aide à digérer les aliments. Lorsqu’on n’a plus de vésicule, ce qui est mon cas depuis vingt ans, l’estomac est tout le temps rempli de bile, même quand il n’y a pas de nourriture dedans. Elle l’a rongé et, un jour, le cancer est arrivé. »

Heureusement, durant toutes ces années où Tapie souffrait le martyre, il avait à ses côtés un véritable guérisseur.

Par sa seule présence, cet être parvenait à le calmer, à lui redonner du tonus.

Et, comble du bonheur, celui-ci dormait sous son toit.

Membre à part entière de la famille, il suffisait de le siffler à toute heure du jour et de la nuit pour qu’il accoure.

Siffler ?

Oui, vous l’avez compris, même si l’ex-homme d’affaires est réputé pour son style viril, il n’était pas question pour lui d’appeler ainsi un membre de son entourage. Boboy, c’est son nom, était un mâtin de Naples.

Un cane corso, le genre de garde du corps à quatre pattes à qui on ne la fait pas !

Pesant une soixantaine de kilos pour 60 centimètres au garrot, ces chiens vigilants, calmes et fidèles étaient utilisés dans la Rome antique pour repousser les lions dans leurs enclos après leur performance au Colisée.

Les légions, quant à elles, s’en servaient comme chien de guerre, tandis que les patriciens l’envoyaient à la chasse à l’ours et aux sangliers.

Un sacré pedigree !

« Quand j’avais des coups de blues ou de fatigue, continue Tapie, dans le même entretien, je m’allongeais et j’appelais mon chien. Il venait et se collait contre moi. Au bout d’une demi-heure, j’étais complètement requinqué : il m’avait transmis toute son énergie. »

L’attachement du maître à son molosse était tel que ce dernier avait l’autorisation de dormir dans le lit conjugal.

Sa femme, Dominique, en sait quelque chose, puisqu’elle a pris en photo ce duo, tendrement enlacé, en pleine nuit !

Mais cette belle histoire d’amour a très mal fini au moment où Tapie avait le plus besoin de la vitalité de son fidèle compagnon.

En lutte contre le cancer, il n’a pu bénéficier des bonnes vibrations émises par Boboy. La bête est morte il y a un an.

Une terrible disparition dont il ne se remet pas, et qui le fait pleurer à chaque fois qu’il évoque le souvenir de son fidèle compagnon.

Dans ces moments-là, le businessman dévoile une sensibilité qu’on ne lui soupçonnait pas.

« Tous les week-ends, je vais me recueillir sur sa tombe, qui est à la campagne. Quelques pierres avec une plaque dessus. »

Nous n’en saurons pas plus.

Lorsque Franz-Olivier Giesbert lui demande quels sont les mots inscrits sur la plaque, il n’obtient qu’un très sec : « C’est personnel. »

Même touché en plein cœur, Nanar n’est pas prêt à se mettre à poil !

Manu DESSALINS

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