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Bernard Tapie : Dominique ne voulait pas de lui !

Publié le 28 juin 2021

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Alors qu'il vient de fêter ses 34 ans de mariage avec sa femme, Bernard Tapie dévoile les dessous de leur incroyable rencontre…

C'est un battant, un meneur au mental d'acier et, surtout, un homme qui n'a pas pour habitude qu'on lui résiste ! Pourtant, Bernard Tapie, qui lutte aujourd'hui face aux assauts conjugués de la maladie et de la justice, a dû batailler pour conquérir Dominique, sa femme ! Une ténacité qui a porté ses fruits puisque le couple a fêté le 23 mai dernier ses 34 ans de mariage. Cette histoire incroyable, l'homme d'affaires a livrée dans Tapie, leçons de vie, de mort et d'amour, le dernier ouvrage de Franz-Olivier Giesbert, paru aux Presses de la Cité.


À l'époque où l'ancien ministre de la Ville de François Mitterrand croise la route de celle qui deviendra son épouse, celle-ci travaille dans le service « Approvisionnement et administration générale » de l'une des sociétés du flamboyant entrepreneur. La demoiselle vient d'être licenciée car elle refusait les avances de son supérieur hiérarchique. « Du #MeToo avant l'heure, écrit le journaliste dans son ouvrage. Il l'avait remarquée, même si, engoncée dans ses chignons et ses jupes longues, elle faisait tout pour qu'on ne la calcule pas. »

Après avoir jeté un œil au dossier de la jeune femme qu'il trouve excellent, Bernard, ulcéré par le comportement de son cadre, convoque l'indélicat et lui annonce que Dominique Mialet-Damianos travaillera désormais sous son autorité. Le businessman est alors marié avec Michèle, son premier amour, et papa de deux enfants, mais leur couple bat de l'aile et l'attirance qu'il ressent pour cette employée aux abords plutôt austères est déjà irrésistible. Dans les premiers temps, le futur député européen ne lui déclarera pas sa flamme et leurs rapports resteront platoniques. « Tapie m'a assuré qu'il ne s'était rien passé entre eux pendant plusieurs mois, qu'il ne l'aurait même jamais draguée, écrit encore Giesbert. Il a néanmoins un petit béguin mais on ne peut pas dire que ce soit réciproque. »

En effet, la donzelle n'y va pas par quatre chemins pour rabrouer son boss énamouré lorsqu'un soir, ce dernier lui offre de la ramener chez elle dans sa clinquante Ferrari jaune qu'il pilote comme un bolide de rallye façon « milliardaire frimeur » ! Pas impressionnée pour deux sous par ses manières de fanfaron et bien décidée à lui faire comprendre que son cœur est déjà pris ailleurs, celle qui succombera finalement à son charme lui assène : « Désolée. Mon fiancé vient me chercher. Il a une Austin. Je préfère. C'est moins vulgaire. » La future Madame Tapie n'a décidément pas son pareil pour faire passer son message, direct, précis, sans fioriture… Autrement dit : « Non seulement je ne suis pas libre, mais en plus vous n'êtes pas du tout mon genre ! » Tout autre que Bernard Tapie aurait battu en retraite et compris que s'obstiner face à cette femme de tête était peine perdue.

Mais il en faut bien davantage pour désarçonner cet indestructible personnage. Il est donc revenu à la charge, mais en privilégiant cette fois, toute la subtilité et la délicatesse dont il est capable !

C'est lors d'un voyage à Genève, en Suisse, où le chef d'entreprise devait animer une soirée pour un client américain que Dominique va révéler sa vraie nature et se laisser séduire par cet homme qui cache, sous une certaine rudesse, un être sensible et attachant. « Il embarque son assistante avec lui : dans son équipe, elle est la seule bilingue. Quand il voit arriver Dominique qu'il attend avant d'aller à la soirée […], c'est le coup de foudre. » Et l'ex-acteur de confirmer les dires de l'auteur de Tapie, leçons de vie, de mort et d'amour : « Elle n'avait plus de chignon, ses cheveux étaient défaits. Une métamorphose totale. C'était une bombe atomique. »

L'expression « Ça ne tient qu'à un cheveu » a donc vraiment pris ce soir-là tout son sens ! Ébloui par son employée, l'ancien repreneur de l'OM – le club de football de Marseille – tente le tout pour le tout et lui sort le grand jeu : « Après la soirée, j'ai invité Dominique dans ma suite et je lui ai fait le coup du piano, se souvient-il. On a bu un verre puis deux, et je lui ai joué plein d'airs que je connaissais, au grand dam du concierge de l'hôtel qui m'a rappelé à l'ordre : “Monsieur, il est plus d'une heure du matin, vos voisins se plaignent, ne pourriez-vous pas jouer un peu moins fort ?” » Aux dires de Bernard Tapie, rien de charnel ne s'est passé entre les futurs époux ce soir-là. Mais l'amateur de voitures de course avait déjà gagné le cœur de la belle Grecque : « Après, on ne s'est plus quittés, on est devenus fusionnels et ça fait près d'un demi-siècle que ça dure ! »

Entre-temps, le couple a eu deux enfants, Laurent, né le 7 octobre 1974, et Sophie, née le 20 février 1988, et a affronté les affaires judiciaires, bien sûr, mais aussi le double cancer de l'estomac et de l'œsophage qui s'acharne depuis quatre ans sur l'entrepreneur de 78 ans. Sans parler du cambriolage musclé dans la nuit du 3 au 4 avril dernier dans leur villa de Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne. Un amour absolu, infini, éternel, qui fait dire au courageux septuagénaire : « Il faut que je tienne jusqu'au procès. […] Je dois la protéger des vautours et des charognards. »

CM, Clara MARGAUX

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