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Brad Pitt : “Angie et moi, nous nous sommes mariés comme nous en rêvions !”

Publié le 23 octobre 2014

Son union avec  Angelina , son rôle de père de famille nombreuse, la célébrité, sans oublier le passion pour l’architecture de Brad Pitt… Rencontre avec un acteur qui a trouvé son équilibre.

Actuellement au cinéma à l’affiche de Fury, un film sur fond de Seconde Guerre mondiale, l’acteur Brad Pitt, qui a épousé Angelina Jolie le 23 août dernier, ne connaît dans sa vie qu’amour et harmonie. Confidences d’un homme heureux, recueillies par notre correspondant à Los Angeles…

France Dimanche (F.D.) : Fury, c’est le surnom que votre personnage, un sergent de l’armée américaine, a donné à son char. Tourner dans un vrai tank, c’était comment ?

Brad Pitt (B.P.) : On ressent un grand sentiment de calme à l’intérieur. Un peu comme si on vous mettait la tête sous l’eau à la piscine. L’espace est en revanche très petit. Nous étions cinq à l’intérieur de cette boîte de conserve. Forcément, au bout d’un moment, ça puait vraiment car nous ne pouvions pas aérer ! Mais bon, à partir du troisième jour, on s’y était habitué. Et puis la vue est très belle une fois que vous êtes sur la tourelle !

F.D. : Il paraît que vous avez redécouvert le charme des lettres d’amour lors de ce tournage en Grande-Bretagne, pendant qu’Angelina était en Australie pour Invincible

B.P. : Habituellement, nous ne travaillons jamais en même temps. Seulement voilà, nous nous sommes un peu plantés dans nos plannings ! [Rires.] Alors, malgré Skype, malgré les e-mails, nous nous sommes dit qu’il serait peut-être intéressant d’avoir une correspondance écrite, comme celle qu’entretenaient les soldats lorsqu’ils étaient sur le front. Nous avons un peu perdu cette forme de communication et c’est dommage. Elle a mis encore plus en valeur nos sentiments…


F.D. :
Qu’est ce que votre mariage a changé pour vous ?

B.P. : Nous avons six enfants. C’est une responsabilité qui, croyez-moi, va bien au-delà du mariage ! Ils nous demandaient souvent de passer par cette étape. Angie et moi avons pensé que ce serait une très belle chose de célébrer cette union en famille. Nous nous sommes mariés comme nous en rêvions ! Avec plein de gamins autour de nous.

F.D. : Que vous a apporté la paternité ?

B.P. : Elle m’a aidé à oublier mon ego ! Je prends encore plaisir à travailler, à tourner ou produire des films, mais je m’épanouis désormais bien plus en passant du temps avec mes enfants. Avant, lorsque je partais de chez moi, je me disais : « Quel est mon emploi du temps aujourd’hui ? » À présent, ça serait plutôt : « À quelle heure j’aurai fini ma journée ? »

F.D. : Vous rappelez-vous de vos débuts à Hollywood ?

B.P. : Deux jours avant les examens de fin d’année, j’ai quitté mon bled de l’Oklahoma et ma famille sans regarder derrière moi. À mes parents, j’ai raconté que j’allais m’inscrire à l’Art Center de Pasadena (Californie). Dans mon for intérieur, je me disais que je ferais bien un peu l’acteur pour me faire de l’argent de poche. Ce qui m’intéressait, c’était l’architecture, le design, le graphisme, le journalisme et la pub.

Brad Pitt archiF.D. : Est-ce vrai que vous vouliez devenir architecte ?

B.P. : Oui ! Cette une passion qui me dévore encore aujourd’hui. Je vis dans un chantier expérimental permanent ! Mon dada, c’est de mélanger toutes les époques et tous les styles. Mixer la culture japonaise avec du Bauhaus [un mouvement d’art allemand créé en 1919, ndlr]. Incorporer des matériaux nobles avec d’autres de consommation courante. Mélanger le bois, le cuir avec du plastique et de l’acier…

F.D. : Vous avez dessiné des maisons après le cyclone Katrina qui a détruit une partie de La Nouvelle-Orléans…

B.P. : Je ne pouvais pas rester inactif. Autant que ma notoriété serve à quelque chose ! J’ai eu l’idée, avec mes amis de Global Green USA [une ONG environnementale, ndlr], de reconstruire dans l’une des zones les plus affectées et les plus pauvres de la ville : le quartier du Lower Ninth Ward. J’ai donc lancé un concours à l’échelle internationale. Quatorze cabinets d’architectes ont été retenus. Nous voulions des maisons respectueuses de l’environnement, abordables et surtout construites sur pilotis pour éviter tout risque d’inondation. Et, tant qu’à faire, j’ai demandé que soient intégrés dans les plans des systèmes de récupération des eaux pluviales à la fois efficaces, fonctionnels et discrets. Sur le cahier des charges, j’ai ­également exigé que tous les toits des édifices soient équipés en panneaux solaires. Ce sont de belles demeures et j’en suis fier.


F.D. :
Comment gérez-vous votre image ?

B.P. : Je suis moi, c’est tout ! J’ai grandi dans l’Oklahoma et dans le Missouri. Deux états «rustiques » où l’apparence physique n’a jamais été élevée au rang de culte ou de religion, comme en Californie ! Je n’ai pas envie d’être perçu comme un monument, comme une icône ou de devenir une statue sur laquelle les pigeons déféqueront ! [Rires.]

F.D. : Pour l’anecdote, Dustin Hoffman a dit de vous : « Comparés à Brad Pitt, tous les pères ressemblent à de vulgaires oignons »

B.P. : C’était peut-être vrai avant que je devienne papa de six enfants ! [Rires.]

Brad Pitt 1:2 formatF.D. : Comment ces derniers vivent-ils le fait d’avoir des parents célèbres ?

B.P. : La seule chose qui les intéresse, c’est que nous restions à la maison avec eux. Un jour, un de nos fils est rentré de l’école en disant à Angie : « Maman, tu es sur la couverture du journal ! Ça veut dire que tu es connue ? » Elle lui a alors répondu : « Non, je suis en couverture de ce magazine parce que c’est une partie de mon travail. C’est ce qu’on appelle faire de la promotion ! » À mes yeux, aucun film ne justifie qu’on sacrifie le bonheur de nos enfants. Quand vous êtes un papa ou une maman, la vie quotidienne devient essentielle. Les choses élémentaires, basiques, retrouvent leur vraie place. Et puis, ce qu’il y a de bien avec les gosses, c’est qu’ils vous prennent pour ce que vous êtes et non pour ce que vous représentez !

Franck Rousseau

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