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Brigitte Bardot : Foudroyée de douleur en public !

Publié le 6 juillet 2018

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Pour une fois où Brigitte Bardot se rendait au centre de Saint-Tropez, la star, soutenue par ses béquilles, n’a pu contenir ses larmes de souffrance.

Il est rare que l’ex-icône du cinéma français quitte l’une de ses propriétés varoises pour se rendre à Saint-Tropez et se mêler à la foule.

Cela fait d’ailleurs bien longtemps que Brigitte Bardot n’a pas marché dans les rues de cette ville prisée par la jet-set, préférant demeurer dans le calme et la douceur de ses refuges de La Madrague, où elle nourrit chaque matin ses quelque 200 pigeons, et de La Garrigue, où cette pasionaria de la défense des animaux se consacre entièrement à sa Fondation.


Mais le 25 juin dernier, pourtant, à la grande surprise des habitants et des touristes présents à cette époque de l’année, BB était là, et bien là, peut-être un peu vacillante sur ses deux béquilles, mais toujours debout et digne.

Pourquoi a-t‑elle pris la décision de se montrer ce lundi dans les ruelles de Saint-Trop, elle qui n’en supporte plus l’agitation ?

Pour une triste raison, hélas…

Éprouvée

Ce déplacement de l’ex-actrice de 83 ans dans l’ancien village de pêcheurs désormais envahi par les yachts n’avait en effet rien d’une partie de plaisir.

En larmes, paraissant très éprouvée et fatiguée, BB était venue dire un dernier adieu à une grande amie, disparue quatre jours plus tôt, le 21 juin, à l’âge de 82 ans. Cette amie, c’était Anne Dussart, veuve du photographe Ghislain Dussart, lui-même décédé en 1996.

Un couple qui a énormément compté dans l’existence de l’ex-comédienne.

« Elle emporte soixante ans de notre vie. Avec la disparition d’Anne, c’est une très belle amitié qui meurt… », a confié, très émue, l’idole de toute une génération, qui était venue assister aux obsèques de cette grande patronne de presse, en la chapelle de la Miséricorde, aux côtés des deux fils de la défunte, Pierre-Laurent et Emmanuel.

Dussart : ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il a marqué la carrière de l’icône du cinéma dans les années 60 !

Tandis qu’Anne était la créatrice d’une vingtaine de magazines de mode, son époux, surnommé Jicky, était photographe à Paris Match.

À ce titre, il a pris certains des plus célèbres clichés de Brigitte Bardot, des images magnifiques qui ont fait le tour du monde, des témoignages de sa gloire gravés à tout jamais dans l’esprit de ses admirateurs !

Parmi les plus connus, vous vous souvenez sûrement de celui où la toute jeune fille, mélange de candeur et de lascivité, pose devant l’objectif de Jicky, sourire coquin et lèvres pulpeuses.

Ou bien encore de celui qui nous révèle une star sexy en diable, avec des marguerites dans les cheveux, assise d’une manière très suggestive, jambes croisées recouvertes – si l’on peut dire ! – de collants résille, et les bras repliés sur sa poitrine, tentant à peine de la cacher.

Difficile de ne pas être frappé par sa beauté et sa présence envoûtante !

En 2009, celle qui se faisait appeler à ses débuts « La petite fiancée de Paris Match » confiait à notre confrère, toute l’amitié qu’elle éprouvait à l’égard de ce couple exceptionnel, évoquant également la confiance qu’elle leur avait offerte, elle qui pourtant ne se laissait pas facilement amadouer : « C’est Ghislain Dussart qui me photographie nue pour Match et qui réalise les plus belles photos de ma vie, expliquait l’ex-actrice. Nous avions, lui et moi, la légèreté complice et la force de l’amitié. Il me manque tant ! Anne, son épouse, est toujours près de moi. »

Dans cette même interview, Bardot expliquait aussi avec une grande sincérité comment des photographes comme Jicky avaient réussi à magnifier son image, livrant, selon elle, le secret pour capter l’essence, la vérité du sujet.

Il faut, disait-elle : « Faire la photo en m’aimant. Une femme reste le reflet que lui donne l’homme. Alors l’alchimie passe. Si la confiance s’installe, la tendresse suit. Le regard fait le reste, c’est la démarche d’un amant sur papier glacé. »

Dévastée

Ces années de gloire, cette carrière d’actrice à la fois si fulgurante et si extraordinaire, tout cela a énormément compté pour BB et l’a marquée au plus profond de son âme.

Et même si elle a soudain décidé de quitter ce monde de paillettes qui lui semblait futile et vain pour se consacrer à la cause animale, la créatrice de la Fondation Brigitte-Bardot ne l’a jamais renié.

On comprend mieux qu’avec la disparition de cette grande amie, toujours présente auprès d’elle, ce soit un chapitre tout entier de son existence qui se referme.

À Saint-Tropez, le 25 juin, vers 16 h, après avoir dit adieu à sa chère Anne, l’héroïne mythique d’Et Dieu… créa la femme a bien vite quitté la ville.

Elle a rejoint sa Mini Moke, garée dans la rue Gambetta, non loin de la chapelle de la Miséricorde, au bras de Bernard d’Ormale, son mari depuis 1992.

Le cœur gros, visiblement dévastée par le chagrin, elle a repris la route vers La Madrague, son havre de paix, où ses animaux bien-aimés qui ne l’ont jamais déçue l’attendaient.

Auprès d’eux, BB parviendra sans doute à sécher ses larmes et à regarder de nouveau vers l’avenir.

Clara MARGAUX

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