France Dimanche > Actualités > Brigitte Bardot : “Je vous présente mes nouveaux compagnons !”

Actualités

Brigitte Bardot : “Je vous présente mes nouveaux compagnons !”

Publié le 6 mars 2019

Endeuillée en 2018, la pasionaria des animaux nous livre sa recette pour retrouver le moral.

Alors qu’elle célébrera ses 85 printemps à l’automne prochain, âge où l’on devrait profiter de la vie et goûter un repos bien mérité, Brigitte poursuit plus que jamais son combat, cette lutte acharnée en faveur de la cause animale qu’elle mène depuis plus de quarante-cinq ans, de toute son âme. Et ses victoires lui semblent dérisoires quand tant d’animaux souffrent encore. Son cœur pleure dès que l’un de ses petits compagnons de route s’en va. Récemment meurtrie par de nombreuses disparitions au sein de son foyer, BB est pourtant heureuse de nous présenter ses quatre nouveaux pensionnaires, auprès desquels elle tente de trouver amour et réconfort.

France Dimanche : Chère Brigitte, vous avez perdu l’an dernier de nombreux compagnons. Comment vivez-vous ces disparitions ?
Brigitte Bardot : Oui, 2018 qui vient de s’achever a été une année de deuils à répétition. J’ai perdu mes chiens tant aimés, Chiffon, Patou, Ursula et Roudoudou, ainsi que mes chats, Nez rouge, mon amour, et son frère Mignon, parti huit jours après lui. Mais aussi ma brebis Bigoudi, si mignonne, Gypsy, ma chèvre coquine et ma grosse dondon Dora, ma cochonne si intelligente. Mes deux plus anciennes et meilleures amies, Gloria et Anne, ont elles aussi quitté ce monde. Tout ça me laisse fragilisée, en pleine détresse, vaincue par toutes ces morts qui m’ont anéantie.

FD : Dans ces douloureux moments, où puisez-vous la force de tenir le coup ?
BB : Je me dois de rester droite dans mes bottes, de réagir pour tous les autres, pour les collaborateurs de ma fondation qui, comme moi, doivent quotidiennement surmonter des épreuves et pour tous ceux qui m’écrivent leur désespoir d’avoir perdu leur animal. Je leur réponds toujours, en essayant de leur remonter le moral.


FD : Parlez-nous des quatre compagnons que vous venez d’adopter ?
BB : La meilleure façon de se consoler, c’est d’adopter des bêtes abandonnées qui croupissent dans les refuges. C’est ce que j’ai fait et ce que je conseille de faire. Alors, j’ai pris celles dont personne ne voulait. Deux petites chiennes noires inséparables, trouvées dans un mouroir au milieu de cadavres, Fiona et Filoute, de vraies merveilles, rigolotes, tendres, qui font tout pareil en même temps. Adorables ! Et
ET et moi avons un coup de foudre mutuel. Il est très beau avec son pelage beige, il a des yeux pleins d’amour et un caractère d’une tendresse émouvante. Quant à Bonny, une belle femelle griffon âgée de 10 ans, elle est restée seule durant plus de dix jours dans une maison au côté de son maître mort. Traumatisée par ce qu’elle a vécu, elle reste craintive mais s’adapte petit à petit aux câlins et à la vie nouvelle qu’elle découvre. Enfin Monsieur Pétard, resté sauvage, installé au garage.

FD : Et vous, comment allez-vous ?
BB : Moi, si mes compagnons vont bien, je vais bien. Mais il y a tant d’animaux dont les conditions de vie ne s’améliorent pas, malgré tous mes combats, que j’en ai le moral dans les chaussettes.

FD : Parvenez-vous malgré tout à être en paix avec vous-même ?
BB : Non, je suis toujours en guerre ! Hélas !

FD : Vous arrive-t-il de songer qu’après vous, hormis votre Fondation et vos merveilleuses équipes qui continueront bien sûr à œuvrer, aucune personnalité, aucune voix ne pourra vous succéder ?
BB : J’ai bien peur que non ! Seule ma Fondation, qui est à mon image, me succédera.

FD : Que gardez-vous de votre entrevue avec le président ?
BB : Un souvenir amer.

FD : Quel message aimeriez-vous faire passer à nos lecteurs ?
BB : Je leur souhaite à tous une bonne année 2019 et espère que tous leurs souhaits seront exaucés ! Leur soutien m’est indispensable. L’union fait la force et j’ai bien besoin d’eux ! Alors, un grand merci, et je vous embrasse ! Et un grand merci aussi à Caroline, si mignonne, à qui je ronronne un baiser.

Caroline BERGER

À découvrir