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Brigitte Bardot : Son gardien séquestré !

Publié le 15 février 2008

Laurent Poli a été engagé pour veiller sur la propriété-refuge de la star, à Bazoches. Mais rien ne va plus entre la fondation Brigitte Bardot et lui.

Il fut un temps où Bazoches-sur-Guyonne, charmant petit village des Yvelines, vivait au rythme des fêtes endiablées données par Brigitte Bardot. Aujourd'hui, elle a donné sa propriété à sa fondation. Mais il semble y avoir bien des problèmes... Le gardien du refuge, Laurent Poli, 31 ans, nous explique...

France Dimanche (F.D.) : Vous êtes gardien ici depuis un an et vous allez déjà partir... Pourquoi ?

Laurent Poli (L.P.) : Je viens d'envoyer une lettre à madame Bardot pour lui demander son secours. Je l'admire, et j'ai été fier de travailler pour elle. Mais je ne sais pas si elle sait dans quel état se trouve sa propriété...

F. D. : Quel est-il ?

L. P. : Comme madame Bardot ne vient plus jamais ici, elle a décidé de laisser sa maison aux animaux. Les portes et les fenêtres sont donc ouvertes. Le problème, c'est qu'il y a tous ses meubles et beaucoup de ses souvenirs. Or, les animaux cassent les bibelots, salissent les sols. Il faut nettoyer sans cesse.

->Voir aussi - Brigitte Bardot : Elle pleure le seul homme qui lui a toujours été fidèle

F. D. : Et c'est vous qui assurez l'entretien ?

L. P. : Au départ, je devais être « gardien animalier », c'est-à-dire prendre soin des animaux, les nourrir, les sortir, les emmener chez le vétérinaire... Mais, aujourd'hui, je suis homme à tout faire : je ramasse les feuilles, je taille les haies, je tonds les pelouses, je m'occupe de l'étang, lave les sols... Et, en plus de tout, on me séquestre !

F. D. : On vous séquestre ?

L. P. : Oui ! Car le 2 janvier, la fondation a fait changer les serrures de la propriété, y compris celle de mon portail. Ensuite, elle a fait installer des caméras infrarouges devant chez moi. Résultat : je suis séquestré, mais également espionné jour et nuit !

F. D. : Vous ne pouvez plus du tout sortir ?

L. P. : Deux vigiles ouvrent le portail trois fois par jour, à 9 h, 13 h et 17 h. Sinon, je dois escalader des haies de 3 mètres pour sortir. Mon amie et ma fille ne peuvent plus le faire !

F. D. : Comment en êtes-vous arrivé là ?

L. P. : Le 28 août, à la naissance de ma fille, j'ai pris mon congé paternité. C'est là que j'ai reçu une première lettre d'avertissement. Puis une seconde. J'ai fait une dépression et le médecin m'a arrêté. J'ai alors averti l'inspecteur du travail. Deux jours après sa visite, j'ai reçu une lettre de licenciement pour maladies à répétition.

F. D. : Vous voulez partir ?

L. P . : Pas avant d'avoir reçu un dédommagement ! Les outils avec lesquels on me faisait travailler ne sont pas réglementaires. La DDASS a constaté l'insalubrité de notre logement ! Qu'en pense madame Brigitte Bardot ?

Marina PELICAN

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