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Brigitte Macron : Elle a connu le harcèlement scolaire !

Publié le 2 décembre 2018

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Lorsqu’elle était enseignante, Brigitte Macron a souvent dû combattre ce fléau.

C’est un mal terrible qui frapperait un élève sur dix ! L’épouse du chef de l’État et Mika, juré de The Voice, savent de quoi ils parlent car ils ont été touchés de très près par cet intolérable fait de société. Ancienne enseignante de français, Brigitte s’est trouvée confrontée à ce problème à de nombreuses reprises durant sa carrière. En femme sensible, très proche de ses élèves de La Providence, à Amiens, puis de Saint-Louis-de-Gonzague, à Paris, les deux établissements jésuites où elle a enseigné, elle avait le flair pour détecter ces pauvres boucs émissaires et aussi leurs bourreaux.

« J’ai été professeure, donc j’ai eu affaire très souvent dans ma vie à des élèves qui étaient harcelés, mais aussi à des élèves harceleurs. Donc c’est un problème que je connais », a confié la première dame sur RTL, le 7 novembre.

Pour « porter le combat », comme elle dit, contre le harcèlement scolaire, elle n’a pas mâché ses mots, soulignant « l’urgence de parler » pour les victimes, estimant qu’il y avait « toujours un adulte à côté pour les écouter » comme elle tentait de le faire lorsqu’elle était en poste. Pour ces enfants qu’elle sentait isolés, elle s’efforçait de prêter une oreille attentive et, à de nombreuses reprises, elle a su intervenir à temps. Car parfois, les brimades vont au-delà de simples remarques sur le physique ou l’habillement, et il n’est pas rare que ces victimes sans défense soient battues.


C’est le calvaire qu’a vécu le chanteur Mika tout au long de sa scolarité. Avec franchise, il vient de livrer des confidences sur son enfance qui font froid dans le dos. Sur le plateau de l’émission Suite parentale, sur France 4, le chanteur a raconté le calvaire qu’il a dû endurer tout au long de sa scolarité, notamment lorsqu’il était au lycée Charles-de-Gaulle à Londres.

« Ils m’appelaient le Libanais, le pédé », explique Mika. Mais ce n’est pas tout. Le jeune garçon était devenu – au sens propre ! – la cible des autres élèves qui lui lançait des objets : « Des canettes, des cailloux que je recevais sur la tête. J’arrivais toujours cinq minutes en retard pour tous les cours, et ce n’était pas parce que j’étais désorganisé, c’est parce que je me cachais. »

Un témoignage bouleversant d’un être fragilisé pour le restant de ses jours, comme il le précise avec gravité : « J’aimerais bien dire que je n’ai pas de cicatrices de cette période de ma vie, mais ce serait un mensonge. Bien sûr, j’en ai. »

L’artiste de 35 ans s’est ainsi engagé au côté de Brigitte Macron pour aider les parents à identifier les « stigmates » de ce fléau. « Un élève commence à baisser les yeux, à ne pas vous parler, ses résultats scolaires changent. Ils fuient les adultes, ils ne veulent pas dire par peur de dénoncer. Or dire, ce n’est pas dénoncer », a martelé l’épouse du chef de l’État. Un vrai cri du cœur…

Sophie MARION

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