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Brigitte Macron : Elle craque !

Publié le 24 avril 2018

La première dame traverserait une grave crise. Alors que le président doit faire face à un climat social très tendu, cette histoire tombe plutôt mal.

Que lui arrive-t-il ?

Voilà presque un an que son mari a accédé à la fonction suprême, et il semblerait que Brigitte Macron accuse déjà quelques signes de lassitude.

Elle n’avait pourtant eu de cesse de le répéter. Oui, promis, juré, craché, elle s’efforcerait d’être à la hauteur du job.

Mais ce n’est pas si facile d’être la conjointe du chef de l’État…

Jusque-là, elle avait su éviter les fausses notes, se sortant de toutes les situations avec grâce. Véritable atout de charme du président, elle a reçu à l’Élysée les plus grands de ce monde, presque comme des amis, à l’instar de Melania et Donald Trump, ravis de leur séjour en juillet dernier dans la capitale.

Lors des voyages officiels, elle est accueillie en star, comme dernièrement en Chine ou en Inde, et à chaque fois, elle se livre à un marathon mode éblouissant à la Jackie Kennedy.


A chacune de ses apparitions, elle n’a toujours été que sourires et gentillesse, s’efforçant d’épauler son époux en toutes circonstances.

Une lourde tâche, certes, mais qui semblait ne pas lui déplaire.

Alors d’où viennent ces rumeurs la disant lasse de toutes ces obligations qu’elle doit remplir au rythme d’un agenda présidentiel très chargé ?

Tout est parti d’une réception donnée le 5 mars dernier à l’Élysée, au cours de laquelle Brigitte a lâché une petite phrase qui en dit long sur la zone de turbulence qu’elle traverserait actuellement.

Ce soir-là, le couple présidentiel a convié les plus grandes personnalités du monde de la mode à l’occasion de la Fashion Week. Lors d’un discours devant un parterre de créateurs prestigieux, dont Jean Paul Gaultier, Christian Louboutin, Olivier Rousteing et Isabel Marant, Brigitte, d’une petite voix éteinte, s’est laissée aller à quelques confidences : « Parfois, je n’ai pas forcément envie. Ce soir, j’avais envie d’être parmi vous. » Et elle a poursuivi dans un souffle : « Parfois, ce n’est pas facile. »

Diffusées dans le documentaire de Loïc Prigent, 52 minutes de mode, le 3 avril sur TMC, ces images d’une première dame en plein doute ont vite fait le tour de la planète politique.

Très affectée par la disparition d’Azzedine Alaïa, dont elle était très proche et a qui elle a aussi rendu hommage lors de son allocution, c’est tout naturellement qu’elle a ouvert son cœur… sans réaliser que cet aveu de faiblesse risquerait de faire grincer des dents au service de la communication du palais.

Mal-être

Et elle ne s’est pas arrêtée là : « Merci aussi parce que grâce à vous, les créateurs, le métier de première dame est beaucoup plus doux. » Une déclaration plutôt surprenante de la part de cette maîtresse femme habituée depuis longtemps à faire face à l’adversité, elle qui a dû se battre pour vivre pleinement son amour pour Emmanuel, de 24 ans son cadet.

Brigitte, d’ordinaire si courageuse, a baissé soudain la garde, confessant son mal-être intérieur sans se douter que le portable d’un convive immortalisait la scène. C’est dire si elle devait être triste ! Mais n’aurait-elle pas de sérieuses raisons de s’inquiéter ?

Tout d’abord, elle ne semble plus aussi populaire qu’à ses débuts. Il n’y a pas si longtemps, elle faisait partout l’unanimité. Appréciée pour sa classe et son élégance, et aussi sa capacité à s’adapter à n’importe quelle circonstance, elle incarnait une sorte de première dame rêvée. Mais aujourd’hui, sa cote auprès des Français s’aligne sur celle de son époux, qui n’a de cesse de baisser.

Le contexte actuel n’arrange pas les choses. En pleine grogne sociale, la France est en grande rébellion. Entre les grèves à la SNCF qui perturbent le trafic, les personnels des hôpitaux et des Ehpad qui débrayent et les étudiants qui bloquent les facs, on ne peut pas dire que le pays offre un visage des plus sereins.

Mais même en pleine tourmente, Brigitte se doit de faire bonne figure.

Comme le 5 avril dernier, lorsque Emmanuel Macron a été sifflé et hué à son arrivée au CHU de Rouen lors d’un déplacement consacré au thème de l’autisme. En l’accompagnant, elle ne s’attendait pas à un tel accueil. Le couple présidentiel a dû se précipiter dans l’hôpital sous les injonctions de 200 manifestants venus défendre le service public.

Dans la foule de mécontents, des personnels soignants voulant à nouveau alerter sur la dégradation de leurs conditions de travail, mais aussi des cheminots déterminés à ne rien lâcher.

Sans compter un grand nombre d’étudiants de l’université de Rouen, partiellement bloquée. Ou encore des éboueurs, des salariés du privé, notamment de Carrefour, et quelques dizaines de retraités hostiles à la hausse de la CSG.

Ça fait beaucoup ! Quelques échauffourées ont même été à déplorer avec les forces de l’ordre, et plusieurs personnes ont été interpellées. Pour la femme du président, ce déchaînement de violence a dû être très dur à encaisser.

Pour quelqu’un qui a tant besoin de douceur et de sérénité, comment ne pas craquer ?

D’autant que l’on n’est pas loin du scénario catastrophe que son mari redoute tant.

Eh oui ! Il semblerait bien que l’état de grâce dont jouissait Macron depuis son élection soit bel et bien terminé. Et puis – il n’est nullement offensant de le dire –, à 64 ans, Brigitte a l’énergie de son âge. Certains jours, les marques du temps se lisent sur son visage, malgré un habile maquillage. Le président, lui, n’a que 40 ans, et il mène les réformes au pas de charge. Un vrai bulldozer !

Elle mesure parfois le décalage qui les sépare, elle qui ne supporte pas que l’on ironise sur leur différence d’âge. Même les séances de vélo d’appartement qu’elle s’impose sous les ors de l’Élysée pour garder la pêche n’y changent rien. Elle fatigue vite et prend soudain conscience de la forme physique qu’implique la fonction de chef de l’État.

Elle qui n’aime que la lecture, les balades sur la plage du Touquet, bref elle qui cultivait jusque-là une certaine forme de quiétude aurait du mal à supporter ce mode de vie. Autour d’elle, tout n’est que bruit et fureur, alors qu’elle n’aspire qu’au calme. Son mari, lui, est une force de la nature, animé par un feu intérieur.

Il reste à Brigitte sa passion sans bornes pour Flaubert et Madame Bovary, son roman préféré, dont elle ne se lasse pas. Chateaubriand, aussi, lui sert de refuge, et quand cela devient insupportable, elle téléphone à des amis pour parler littérature.

Des moments qui lui rappellent son métier de professeur de français, qu’elle se surprend à regretter.

Quoi de plus beau que de transmettre les poèmes de Rimbaud à des élèves qui ont la vie devant eux ?

Et puis, il y a la mode, ce monde de douceur et de beauté, et surtout ses créateurs de génie qui l’aident à vivre. Cette intellectuelle qui chérit Baudelaire, loin d’être futile, s’émerveille tout autant d’un tailleur bien coupé que d’une rime bien troussée. Fidèle à la maison Vuitton, elle se repose sur son directeur artistique, Nicolas Ghesquière, qui sait mieux que personne ce qui l’habille, choisissant pour elle des tenues aux couleurs délicates dans lesquelles elle pourrait se sentir prête à affronter le monde.

Mais depuis quelque temps, cette « armure » de luxe ne lui suffit plus. Avant, lorsqu’elle enfilait une de ses vestes épaulées à boutons dorés, elle se sentait invincible. Maintenant, lassée de devoir être constamment en représentation, elle en viendrait presque à préférer se balader en simple T-shirt, comme Mme Tout-le-Monde.

Jusqu’où tout cela va-t-il la conduire ?

Dérapage

Emmanuel Macron semble pris à son propre piège. A son arrivée au pouvoir, pour rompre avec son prédécesseur, François Hollande, qui accumulait les bourdes en se confiant à la presse, il a décidé de verrouiller sa communication.

Mais attention, il est bien difficile de contrôler une première dame, surtout lorsque cette dernière commence à montrer des signes de fatigue. L’histoire de la Ve République l’a prouvé : un dérapage de trop, et c’est l’ensemble du gouvernement qui est discrédité.

Lorsque Danielle Mitterrand a utilisé sa notoriété pour défendre les causes qui lui tenaient à cœur, comme celles des Tibétains ou des Kurdes, on a lui reproché de ne pas rester à sa place. Et quand elle a œuvré pour que Fidel Castro soit reçu à l’Élysée, allant jusqu’à l’embrasser chaleureusement devant les caméras du monde entier, on ne lui a pas pardonné.

Valérie Trierweiler a raconté dans un livre la scène de ménage mémorable qu’elle a fait vivre à François Hollande après avoir appris l’existence de sa rivale Julie Gayet. En plein pétage de plombs, elle a mis le palais sens dessus dessous. Un épisode dont elle doit encore aujourd’hui se justifier…

Espérons que Brigitte saura très vite retrouver de l’allant pour repartir de l’avant. Sous peine d’en payer cruellement le prix…

Sophie MARION

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