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Brigitte Macron : Elle se croit tout permis !

Publié le 23 juillet 2018

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Depuis les débuts de la campagne présidentielle, Brigitte Macron n’en fait qu’à sa tête, se moquant bien du protocole.

Elle fait ce qui lui plaît.

Comme si elle avait fait repeindre non seulement certaines pièces un peu tristes de l’Élysée, mais aussi les fonctions de « première dame » !

Personne ne dira le contraire : Brigitte Macron détonne et étonne. 

Mais à force de se moquer aussi ouvertement de tous les protocoles, malgré l’immense sympathie qu’elle inspire, certains estiment que Bibi se croit vraiment tout permis et va beaucoup trop loin.


Bien sûr, il y a ce qui ressemble à son tout premier pied de nez au conformisme, celui qui a allumé le feu : le fait d’avoir suivi son cœur, malgré les vingt-quatre ans qui la séparent de celui qu’elle aime.

Et il est possible que les explications qu’elle a données à Candice Nedelec et Caroline Derrien, auteures de l’ouvrage Les Macron (éd. Fayard), loin d’apaiser l’incendie, aient attisé les braises de la colère : « Je ne l’ai pas vécue comme une transgression, confiait-elle, en parlant de sa relation avec son jeune compagnon. Je n’ai jamais considéré Emmanuel comme un élève. […] Je me suis dit : je vais passer à côté de ma vie si je ne le fais pas. »

Transgression

Sans doute est-ce pour ne pas passer à côté de son existence, que Brigitte Macron a décidé de vivre en femme libre.

Elle le manifeste, par exemple, quand elle refuse d’être assise derrière son mari lors des rendez-vous officiels, place pourtant attribuée aux épouses de ceux qui occupent les plus hautes fonctions. 

Comme à l’Onu, en septembre 2017, où elle a purement et simplement refusé de se tenir dans le dos d’Emmanuel, lors d’une conférence.

Ce jour-là, elle a bel et bien transgressé les règles – comme toutes ces fois où elle n’a pas voulu poser ailleurs qu’à côté de lui…

Et quand, à l’Onu, on lui a refusé cette place, elle a préféré ne pas être prise en photo… Liberté, liberté chérie.

Cette façon de vouloir être elle-même en toutes circonstances agace.

Mais ce sont les obligations qui énervent Brigitte : « Il y a une petite étiquette par terre, donc je me mets où on me dit de me mettre »,  expliquait-elle sur les ondes de RTL en avril dernier, parlant de son séjour à New York.

Mais juste après avoir fait cette déclaration, elle échappait à son programme officiel, commentant en riant : « Je fais toujours l’école buissonnière. »

En vérité, Brigitte ne se sent pas l’âme d’une première dame.

« Dans ma tête, je suis l’épouse d’Emmanuel Macron, pas l’épouse du président. […] Vous avez cette responsabilité qui vous tombe dessus de représenter les Françaises et les Français », confiait-elle encore.

Et c’est sans doute ce qu’on lui reproche : de ne pas prendre son rôle assez au sérieux.

Déjà, en pleine campagne présidentielle, elle s’éclipsait souvent, donnant des sueurs froides à ses gardes du corps.

On ne compte d’ailleurs plus les fois où, comme en Belgique en mai 2017, elle avait échappé à la vigilance de son service de sécurité pour aller à la rencontre de ceux que l’on appelle « les vraies gens ».

Star

Parmi les critiques, il faut évoquer ses choix vestimentaires.

Talons trop hauts, tenues trop courtes, absence de mantille pour aller voir le pape, des jeans à l’Élysée, une robe noire jugée « pas à la bonne longueur » lors des obsèques de Simone Veil…

Il est vrai que Brigitte aime la mode. Mais même sur ce sujet, elle n’évite pas les remarques. 

Selon Le Canard enchaîné du 27 juin, le milliardaire François Pinault, qui possède de prestigieuses marques de vêtements, dont Yves Saint Laurent, serait assez fâché qu’elle préfère celles du groupe LVMH, dont le patron n’est autre que Bernard Arnault, son concurrent direct, ami proche du couple présidentiel.

Quoi qu’il en soit, il est vrai que Bibi est une fashionista, à l’instar de la belle Melania, épouse de Donald Trump.

Lors du voyage des Macron à Washington, les deux femmes se sont très bien entendues, même si sans doute Brigitte ne semble pas apprécier le mode de vie de son homologue, comme le laissaient deviner ses confidences sur Europe 1, le 26 avril dernier : « Je vous donne un petit exemple concret. Melania ne peut pas ouvrir une fenêtre à la Maison Blanche, parce qu’immédiatement, le service de sécurité appelle en disant “Fermez immédiatement !” »

Et d’ajouter : « J’ai beaucoup plus de liberté qu’elle, parce qu’elle ne peut rien faire. »

Car notre première dame, c’est certain, préférera toujours la liberté à la sécurité.

La passion, au confort. La surprise, au train-train.

Elle n’est ni discrète, ni effacée.

Brigitte Macron est une star, et telle une star, elle n’a pas fini de faire parler d’elle.

Laurence PARIS

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