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Brigitte Macron : Sa famille menacée !

Publié le 7 décembre 2018

Insultes, crachats, les gilets jaunes ont lancé la chasse aux proches de Brigitte Macron. Terrifiés, ceux-ci ont pris des gardes du corps.

Si on ne sait pas où en est la lune de miel entre la première dame et les Français, qui étaient satisfaits d’elle à près de 70 % il y a encore quelques mois, ceux de nos concitoyens qui ont décidé de revêtir le symbole de la révolte contre la hausse de la pression fiscale, et en particulier celle des taxes sur les carburants, changent d’humeur. 

Les « gilets jaunes » sont en colère, et aucune mesure prise par le gouvernement ne semble susceptible de les apaiser. Le moratoire de six mois annoncé mardi dernier par le Premier ministre, Édouard Philippe, sur les augmentations, ne paraît pas avoir entamé leur détermination. Certains, parmi des troupes aussi hétéroclites que leurs revendications, ne cachent pas leur désir d’en découdre à nouveau avec les forces de l’ordre pour la quatrième semaine consécutive, ce samedi. 

Voitures incendiées, monuments et musées vandalisés (dont l’Arc de Triomphe), boutiques de luxe détruites et pillées, ce sont de véritables scènes d’insurrection auxquelles nous avons pu assister le week-end dernier. Une guérilla urbaine qui a ravagé les artères des beaux quartiers parisiens, mais aussi touché des grandes villes de province comme Toulouse ou Strasbourg. Des batailles entre CRS et manifestants, parmi lesquels s’étaient infiltrés de nombreux casseurs professionnels et aussi des jeunes des banlieues, qui ont déjà fait plusieurs centaines de blessés, sans compter quatre morts depuis le début du mouvement. Autant dire que le pire reste à craindre.

Un homme focalise la rage de cette foule. Emmanuel Macron est devenu l’homme à abattre pour bon nombre de ces révoltés, qui l’accusent de tous les maux et exigent sa démission pure et simple. Le chef de l’État fait face à une crise inédite depuis mai 1968.


La haine soudaine qu’il suscite chez certains retombe aussi, bien sûr, sur ses proches. À commencer par celle qui partage sa vie : Brigitte. Celle qui est à la fois son épouse et sa confidente doit aujourd’hui souffrir de voir l’homme de sa vie attaqué de toutes parts avec une virulence extrême, mais aussi trembler pour sa famille en danger. Insultes, crachats, menaces, rien n’est épargné à tous ceux dont la seule faute est de s’appeler Trogneux (son nom de jeune fille). Et parmi ces innocentes victimes collatérales d’une bataille qui les dépasse, Jean-Alexandre Trogneux figure sans nul doute en tête de liste, comme il l’a raconté dans un entretien accordé à notre confrère Le Parisien. D’un naturel discret, ce commerçant se retrouve aujourd’hui, bien malgré lui, sous les feux des projecteurs, contraint de sortir de sa réserve pour se défendre et trouver une issue à cette situation avant qu’un drame ne se produise. « J’ai l’impression d’être un bouc émissaire, un défouloir, dénonce-t-il. Il faut rétablir la vérité. » 

Neveu de Brigitte Macron, ce paisible entrepreneur, propriétaire de la chocolaterie familiale fondée en 1872 à Amiens (Somme), n’en peut plus et veut que cela se sache. Depuis quelque temps, lui et ses salariés étaient déjà sous pression. Mais avec les manifestions du 1er décembre, une ligne… jaune a été franchie. Il craint désormais pour sa vie, et aussi celle des quarante employés de ses huit boutiques installées dans les Hauts-de-France. Et à en juger par ses propos, son angoisse s’avère tout à fait légitime : « On crache sur les vitrines des magasins, raconte Jean-Alexandre, toujours dans Le Parisien. On raconte aux salariés qu’ils ont un “salaud de patron”. Des vendeuses arrivent en larmes dans mon bureau. Pire, on a menacé de faire brûler la chocolaterie sur les réseaux sociaux. La personne a été placée en garde à vue. J’ai peur de l’acte d’un déséquilibré. »

Pour faire face à ce danger, il a fait installer des caméras de surveillance et embauché des videurs, au cas où des « gilets jaunes » plus vindicatifs que les autres viendraient détruire cette boutique où l’on vend des douceurs. Un adjectif qui n’est pas de saison pour l’instant. Du coup, Jean-Alexandre, en plus des risques physiques encourus, subit le contrecoup d’un boycott de la part d’une partie de sa clientèle habituelle, et ce, juste avant Noël. 

Un coup dur de plus pour celui qui aurait espéré passer le flambeau dans de meilleures conditions à son fils Jean-Baptiste, qui rejoindra l’entreprise familiale en 2019. Un héritier qui ne compte pas changer de nom, et doit espérer que les « gilets jaunes » retrouvent leur place dans les voitures pendant la trêve… des confiseurs.

Claude LEBLANC

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