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Brigitte Macron : Ses révélations sur Benalla !

Publié le 11 juillet 2019

Jusqu’alors discrète sur les relations que son mari entretenait avec son ancien chargé de sécurité, Brigitte Macron a fait d’étonnantes confessions.

Elle a beau avoir, braquées sur elle, toutes les lumières et les micros dès qu’elle bouge un petit doigt, jusque-là, l’épouse du président de la République était restée d’une remarquable discrétion. Jamais un mot de trop ou une déclaration mal venue. Certes, elle accompagnait, quand c’était nécessaire, son mari ici et là, toujours très élégante, mais elle restait à cette place d’ombre qui, du coup, faisait fantasmer tous ceux qui ignoraient vraiment de quoi était faite la relation entre les deux époux et la véritable place de Brigitte dans la vie politique…

Certains bruits de couloir la disaient femme de tête, ne se laissant faire par personne, y compris par son mari. On se souvient, entre autres, qu’en octobre 2018, quelques mois après ce qui allait devenir « l’affaire Benalla », le journaliste Frédéric Helbert avait raconté sur Twitter un échange des plus musclés entre la première dame et Emmanuel Macron. « Sale temps pour Macron. Selon une top source [en l’occurrence, un officier de la sécurité ndlr], il y a quelque temps, à l’Élysée, le président de la République a subi une véritable engueulade, une “déculottée”, venue de son épouse […] qui a tout passé en revue (Benalla, etc.). Ça gueulait si fort derrière la porte qu’on a tout entendu. » Et le message continuait ainsi : « C’était un huis clos derrière la lourde porte du bureau du président de la République. Mais ça cognait si dur qu’on a tout capté. » Et de conclure par cette petite phrase qu’aurait entendue l’officier de sécurité, prononcée par la même Brigitte très énervée à l’endroit de son époux : « Il faut arrêter les conneries maintenant ! »

évidemment, l’élysée n’avait pas confirmé cet échange. Mais la première dame vient soudain de sortir de son quant-à-soi, avec une intervention très remarquée sur les ondes de RTL, jeudi 20 juin. Une longue interview de Marc-Olivier Fogiel qui, on le sait, prendra bientôt les rênes de la chaîne BFMTV. Et, contre toute attente, Brigitte Macron est sortie de son rôle de « femme de », s’exprimant, entre autres, d’une façon inattendue sur la fameuse affaire Benalla.


Vous connaissez l’histoire qui met en scène un homme, Alexandre Benalla, qui avait pour fonction de veiller sur la sécurité d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Après l’élection, il devient chargé de mission auprès du président. Mais le 1er mai 2018, il est filmé avec un brassard de la police, frappant des passants à Paris… Puis les scandales se succèdent, Emmanuel Macron n’ayant pas immédiatement licencié son responsable de sécurité. On apprend que l’homme aurait même continué à utiliser ses passeports diplomatiques, alors que les autorités étaient censées les lui avoir retirés.

Ses relations avec différents hommes d’affaires peu scrupuleux, alors qu’il était toujours en fonction à l’Élysée, ont fini de ternir sa réputation. Les mois passent et les enquêtes révèlent qu’Alexandre Benalla serait lié à plusieurs affaires. Est reproché au président d’avoir tout fait pour protéger cet homme… S’il reste beaucoup de mystères à éclaircir, il est certain que cette affaire lui a nui.

Lors de son interview, Marc-Olivier Fogiel interroge Brigitte Macron sur le sujet, et notamment sur la manière dont son époux a géré cette histoire… Et l’épouse du président de répondre, du tac au tac, livrant sa vérité : « Personnellement j’ai été surprise de l’ampleur qu’elle a prise. Quand il était au Mouvement, M. Benalla s’occupait de la sécurité. Mais quand il est arrivé à l’Élysée, il était adjoint au chef de Cabinet. Donc j’avais très peu affaire à lui… » Pourtant « Il avait les clefs de votre maison au Touquet ! », s’étonne Fogiel. « Tout le monde a les clés de notre maison du Touquet ! Les gendarmes en face ont les clefs de notre maison… Tout le monde peut y avoir accès… », répond la première dame.

L’animateur évoque alors la « relation de confiance » que le président avait en son responsable de sécurité, insistant sur la « proximité affective » qui l’avait peut-être empêché de « trancher quand Alexandre Benalla a fait une faute lourde ». Sans hésiter, l’épouse du président admet alors : « On a certainement minimisé. Cela, je l’avoue, moi la première… Je ne l’ai pas vu arriver… Emmanuel a une affection pour tous les gens qui travaillent pour lui. Effectivement. Un immense respect et une affection. Parfois, peut-être que l’affect perturbe la raison. […] Peut-être aurait-il fallu dire tout de suite “il y a un problème”. Mais ça manquait peut-être d’humanité vis-à-vis de lui, qui avait fait son travail auprès d’Emmanuel. Donc, ce n’est pas si facile ! Quand vous êtes à l’extérieur, vous vous dites : “Pourquoi il garde Untel ? Pourquoi est-ce qu’il fait ça ?” Mais ce n’est pas si facile, parce que c’est de l’humain. Les gens qui travaillent avec nous, vous ne pouvez pas leur dire du jour au lendemain : “Bah non ! Vous ne travaillez pas avec nous.” C’est impossible ! », explique-t-elle.

Ce qui est sûr, c’est qu’avec cet échange, Brigitte semble prendre encore plus de poids dans la vie de la France. à mi-mandat, alors que certains affûtent déjà leurs armes pour les prochaines élections, sa présence pourrait bouleverser beaucoup de choses sur l’échiquier politique…

Laurence PARIS

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