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Bruno Moreno de The Voice : “Je viens de faire un don de moelle osseuse”

Publié le 14 mars 2014

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Enfant de parents divorcés, quand il avait 15 ans, il a trouvé � refuge � dans la musique, un goût qui lui vient de sa grand-mère portugaise.

Arrivé avec modestie sur le plateau des auditions à l’aveugle, il a su imposer sa puissante voix en interprétant Sur ma peau, de Louis Delort. À tout juste 23 ans, Bruno Moreno fait donc partie des talents favoris de Florent Pagny pour cette troisième édition de The Voice. Il nous confie ses joies mais aussi les épreuves qu’il a dû traverser pendant son adolescence. Quand nous l’avons rencontré, il sortait juste de l’hôpital.

France Dimanche (F.D.) : Comment va votre santé, rien de grave ?

Bruno 1 Moreno
Bruno Moreno (B.M.) : Non, tout va bien pour moi ! Depuis deux ans, j’étais inscrit sur la liste de donneurs et on m’a donc appelé pour faire un don de moelle osseuse afin de soigner une personne atteinte de leucémie ! On m’a fait une sorte de prise de sang pendant près de quatre heures… Mais, l’essentiel, c’est de pouvoir sauver quelqu’un !

F.D. : Racontez-nous votre parcours…

B.M. : Je chante depuis tout petit car lorsque j’avais à peine 2 ans, ma grand-mère m’apprenait des chants traditionnels portugais. Je reproduisais phonétiquement les sons car je ne savais même pas encore parler ! Je pense que c’est elle qui m’a transmis sa passion du chant. Elle est morte quand j’avais 14 ans. Ça a été dur… Par la suite, j’ai commencé vraiment à chanter quand je suis entré dans la chorale de l’école et, deux ans après, alors que j’étais encore au collège, j’ai décroché le rôle de Quasimodo dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Puis, au lycée, j’ai intégré une troupe amateur de comédie musicale dont je fais encore partie aujourd’hui : Scène génération. On a fait beaucoup de spectacles dont La Belle et la Bête, dans lequel je jouais la Bête.

F.D. : Comment êtes-vous arrivé à The Voice ?

B.M. : En fait, je ne me suis jamais dit : « Je serai chanteur. » Je voulais juste avoir un métier convenable afin de pouvoir, plus tard, subvenir aux besoins de ma famille. J’ai fait une école de commerce. J’ai passé un DUT de gestion et je devais enchaîner avec un master 2 en alternance… Mais j’ai tout arrêté car j’ai vraiment ressenti le besoin de me concentrer sur la musique. En 2013, je me suis présenté à pas mal de concours comme Génération scoop, Sa voix de star ou encore Les voix de la scène, et j’ai eu la chance de rencontrer des directeurs de casting qui m’ont proposé de faire The Voice. J’ai passé les auditions et j’ai été pris !

F.D. : Comment s’est déroulée cette expérience ?

B.M. : Franchement, les auditions à l’aveugle, c’était long et fatigant… Pendant deux jours, on enchaîne les interviews et je suis passé devant le jury à minuit ! C’est difficile de garder toute son énergie ! Mais, c’est une bonne expérience. Par contre, l’épreuve des battles est pour moi la pire de The Voice car on doit à la fois faire une belle prestation, être en harmonie avec la personne en face de soi, tout en tentant de chanter mieux qu’elle ! Quand on a l’habitude de se produire à plusieurs sur scène dans une grande complicité, chanter avec l’état d’esprit de compétition que l’autre, c’est très ingrat !

Bruno 2 Moreno
F.D. : Êtes-vous satisfait d’avoir intégré l’équipe de Florent Pagny ?

B.M. : Avec Garou, il faisait partie de mes choix de coachs ! Je m’entends très bien avec lui mais aussi avec les autres talents comme Alex, Leïla, Amir, Charlie… Nous avons des liens d’amitié très forts.

F.D. : Quel est le talent que vous redoutez le plus dans la compétition ?

B.M. : Dans mon équipe, Wesley est, selon moi, au-dessus des autres. Je l’imagine bien arriver en finale. En ce qui me concerne, j’y vais étape par étape. Je ne me vois pas du tout gagner…

F.D. : Votre famille est fière de vous ?

B.M. : Ma mère m’encourage beaucoup. Mes petits frères de 17 et 14 ans me soutiennent, mais de loin… Disons qu’ils sont contents pour moi mais ça leur passe un peu au-dessus de la tête ! Quand je les ai au téléphone, ils me disent « Ah ! C’est un truc de fou ! Sinon, tu viens quand à la maison ? » C’est un peu comme mon père… Lui, il ne comprend rien à ce qui se passe ! Lors des auditions à l’aveugle, il est venu juste pour me faire plaisir, et depuis, quand je l’appelle pour lui donner des nouvelles, il me demande : « Bon, tu rentres quand pour manger ? » Mes parents ont divorcé quand j’avais 15 ans, et après j’ai vécu avec ma mère. C’est sûr, cela n’a pas été facile, j’étais en pleine adolescence… Mais en même temps je pense que cela m’a permis de mûrir plus vite ! En fait, c’est surtout la musique qui m’a aidé !

F.D. : Vous avez une petite amie ?

B.M. : Non ! Mais ça peut changer du jour au lendemain !

Vanessa Attali

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