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Bruno Solo : “Aider les enfants maltraités, c’est le combat de ma vie !”

Publié le 15 mai 2019

Le temps d’une étape gourmande au Maroc, Bruno Solo défend la mission qui lui tient à cœur : son engagement au sein d’associations luttant pour aider les enfants en souffrance.

Une enfance choyée entre des parents aimants, un fils adoptif de 19 ans auquel il a inculqué ces mêmes valeurs, qui mieux que le comédien pouvait transmettre aux enfants maltraités ou handicapés des mots d’amour, des mots qui guérissent.

FD : Qu’est-ce qui vous amène ici à Agadir ?
BS : Cette cinquième édition des Rencontres Gastronomiques qui réunit des grands chefs du monde entier et des enfants m’intéresse énormément. Depuis des années, je suis investi dans les associations dédiées à l’enfance, telles La voix de l’enfant et Perce-Neige. Répondre favorablement à l’invitation de Martine et Xavier Vidal qui organisent, cette année au Maroc (pays qui m’est cher !), l’Escapade des stars, c’était pour moi une évidence.

FD : Pourquoi cet engagement ?
BS : J’ai eu la chance d’avoir été, enfant, choyé par ma famille qui ne connaissait pas les non-dits. Je n’ai pas beaucoup de mérite, mes parents étaient magnifiques, cultivés, compréhensifs, présents, aimants… On se disait « je t’aime » et on s’embrassait beaucoup. Ils savaient trouver les mots. Martine Brousse, présidente d’honneur de La voix de l’enfance, touchée par mes mots, a souhaité me rencontrer. Depuis, je m’occupe, au sein de l’association, des problèmes de pédocriminalité, d’inceste. Je n’avais pas idée de l’ampleur de l’horreur que j’allais découvrir.

FD : Cela fait près de vingt ans que vous militez au sein de cette association.
BS : Oui, il y a eu des progrès considérables sur la communication, plus grand monde ignore l’ampleur du phénomène ! On ne va pas éradiquer la pédophilie, mais on peut l’enrayer en donnant des codes, des mots, des outils aux parents pour parler à leurs enfants. Toutes les catégories socioprofessionnelles sont touchées. C’est un combat que je mènerai toute ma vie.

FD : Et Perce-Neige qui vient en aide aux enfants handicapés.
BS : Le regard sur le handicap commence à changer, même si des efforts restent à faire dans l’encadrement et dans l’accompagnement des enfants. Je mets mon éloquence au service d’un combat essentiel, mais ce sont les bénévoles, les aidants, les accompagnants qui changent les choses, et leur travail a besoin d’être relayé. C’est mon devoir de le faire.

FD : Vos enfants, Tom et Angèle sont-ils concernés ? 
BS : Mon fils, 19 ans, part prochainement en mission humanitaire à Madagascar avec une antenne de La voix de l’enfant. Il va travailler sur l’établissement d’état civil, afin que les enfants abandonnés aient une identité et qu’en conséquence ils puissent être scolarisés… Je suis superfier de lui, évidement. La boucle est bouclée car Tom, que j’ai adopté, a lui aussi peu connu son père biologique. C’est avec moi qu’il a trouvé ses propres repères paternels. Quant à ma fille, elle a 14 ans, il est encore un peu tôt pour qu’elle s’engage, mais elle est lucide sur le monde qui l’entoure.

FD : Quels sont vos projets ?
BS : J’ai produit pour Arte un thriller « hitchcockien » glaçant et totalement amoral qui s’intitule Tout contre elle. J’ai aussi joué avec Alix Poisson dans L’enfant que je n’attendais pas, qui sera diffusé le 8 mai sur France 2. Le sujet du téléfilm est stupéfiant : le déni de grossesse. C’est l’histoire d’une femme qui accouche en pleine nuit d’un enfant qu’elle va abandonner. Dans quelques mois, je jouerai au Théâtre de Paris avec Julien Boisselier et Julie-Marie Baup, une pièce de David Foenkinos. Et je reviens au cinéma en jouant le papa de Martine, la célèbre série de livres de jeunesse dont Philippe Muyl propose une adaptation moderne. Je serai aux côtés de François Berléand, Chantal Lauby et Caroline Anglade.

FD : Et la vérité si je mens 4 ?
BS : Je pense que oui, même si ça va être dur. Mais avec un bon scénario et un bon salaire [rires], on y va tous !

FD : Vos émissions sur France 5 fonctionnent bien également.
BS : Oui, depuis trois ans, je suis leur Monsieur Histoire. Ce domaine me passionne ! J’adore raconter l’histoire en allant sur des lieux avec des reconstitutions et avec de vrais acteurs. Je vais d’ailleurs tourner six nouveaux épisodes !

Anthony QUITTOT

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