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Camille Lacourt et Alice : L'amour plus fort que le cancer !

Publié le 18 mars 2020

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Opéré à 32 ans seulement, la compagne du beau nageur raconte sans tabou la douloureuse épreuve qu'elle vient de traverser...

Non, mesdames, le cancer du sein, ça n'arrive pas qu'aux autres ! C'est ce message d'alerte que la compagne du nageur Camille Lacourt veut faire passer en rendant public son combat contre ce fléau. Avec 60 000 nouveaux cas détectés chaque année en France, cette maladie touche des femmes de plus en plus jeunes, à l'instar de la belle Alice Detollenaere, âgée de 32 ans. Comme elle le raconte dans une interview à Paris Match, en août dernier sa vie bascule dans une autre dimension : lovée dans le canapé, elle regarde un dessin animé avec son amoureux et Jazz, la petite fille qu'il a eue avec Valérie Bègue, quand elle sent, en changeant de position, une petite boule indolore dans son sein gauche. Inquiète, elle file dans la salle de bains pour effectuer une autopalpation qui confirme sa première impression. Il y a quelque chose qui cloche, presque sous l'aisselle. Le lendemain, le mannequin va chez son gynécologue, qui lui prescrit une mammographie. Le radiologue constate une masse suspecte pouvant évoquer une tumeur, mais seule une biopsie pourra confirmer ses craintes. Alice tente de rester confiante jusqu'au coup de fil de son médecin, quelques jours plus tard, qui lui demande de passer à son cabinet…


Cela n'augure rien de bon, se dit-elle, catastrophée. Elle appelle Camille pour lui faire part de son pressentiment. Il leur faudra attendre jusqu'au lendemain pour apprendre l'effroyable nouvelle de la bouche du praticien, qui n'élude rien de la gravité de la situation. Même si le taux de mortalité associé au cancer du sein a dimi-nué en quinze ans, il est encore responsable de 12 000 décès chaque année dans notre pays, ce qui est énorme…

À ce moment-là, pour Alice, c'est presque une certitude : elle va mourir. Comme son papa, emporté il y a peu de temps par un cancer de la gorge, ou sa tante maternelle, foudroyée par ce satané cancer du sein à l'âge de 42 ans… Lui revient aussi en mémoire le calvaire de sa propre mère, touchée elle aussi par le « monstre », qu'elle a accompagnée tout au long de son parcours. Dans un flash, elle se revoit en train de lui raser le crâne lorsqu'elle était au début de sa chimio… Elle décide de reprendre ses esprits et de ne pas céder à la panique. Sa seule crainte : que son homme prenne ses jambes à son cou… « Je suis passée en mode survie, confie-t-elle. Je me demandais si Camille me quitterait. Je ne voulais pas être un boulet, apporter le malheur dans sa vie et celle de sa fille. » Mais le nageur n'a jamais eu l'intention d'abandonner sa belle. « Il était hors de question que je la lâche, avoue-t-il. Dans ma famille aussi, j'ai été confronté au cancer. Mon grand-père est décédé de cette maladie et mon père a eu plusieurs cancers de la peau, heureusement bénins. » Il faut agir vite.

Le premier cancérologue que consulte le couple exclut d'entrée la mastectomie et propose à la patiente une simple opération locale afin d'extraire la tumeur. Mais à l'Institut Curie, à Saint-Cloud, où Alice et Camille se rendent pour avoir un second avis, la chirurgienne qui les reçoit ne l'entend pas de cette oreille. Dans cet hôpital, on cherche à prendre le plus de précautions possible afin de limiter les risques de récidive, surtout quand le mal est à un stade déjà avancé, comme c'est le cas d'Alice. Lorsque l'oncologue annonce qu'elle compte pratiquer une ablation du sein, suivie, au cours de la même interven-tion, de la pose d'une prothèse mammaire, Alice acquiesce, persuadée d'être entre de bonnes mains… Mardi 7 janvier. Il n'est pas encore midi quand le mannequin entre au bloc. Camille, resté dans sa chambre, calme son angoisse en regardant du sport à la télévision. Il a rassuré sa petite Jazz en lui disant que son amoureuse avait un « bobo » et qu'elle devait se faire opérer à la poitrine. Après de longues heures d'attente, sa chère et tendre réapparaît enfin. Miracle ! Elle se sent plutôt bien et semble libérée d'un poids.

Deux jours après, Elle est de retour à la maison. Commence alors une période plus délicate, celle de la cicatrisation avec son lot de souffrances. Mais la guerrière encaisse ! Et pour prouver qu'on peut se sentir plus féminine que jamais après une telle expérience, l'ex-Miss Bourgogne reprend le chemin des podiums dix jours plus tard. Le quintuple champion du monde de natation ne cache pas son admiration pour sa princesse, qu'il couve du regard.

Pour la convalescente, il reste une ombre au tableau, comme elle le confesse aujourd'hui : que sa nouvelle anatomie « dégoûte » Camille. C'est bien mal le connaître : « Il est important pour la femme et aussi pour son compagnon de faire le deuil du sein originel et de s'approprier le nouveau », analyse-t-il. Et peut-être bientôt les deux nouveaux, car Alice envisage de se « faire enlever l'autre sein comme Angelina Jolie, afin d'éviter tout risque ». Star amoureuse et prudente…

Valérie EDMOND

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