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Carla Bruni : Elle règle ses comptes !

Publié le 14 septembre 2017

C’est par  une chanson encore inédite  que Carla Bruni a décidé de dire tout le mal qu’elle pense de certains politiciens et journalistes. Le moins que 
l’on puisse dire, c’est que ça va saigner.

S’ils étaient parmi nous en ce moment, tous les anciens présidents de la République vous le diraient : passer quelques années à l’Élysée, ça vous change un homme pour toujours. Quand on en ressort, après cinq ans (ou dix pour les chanceux…), on sait qu’on ne sera plus jamais le même qu’avant d’y être entré. Ce qui vaut pour les présidents est également vrai pour leurs épouses… mais pas toujours.

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Il y en a au moins une, de ces « premières dames », qui a su conserver, après, toutes les qualités (et les défauts, diront certains) qu’elle possédait déjà avant, et qui font d’elle une femme unique. Nous parlons bien sûr de Carla Bruni Sarkozy.

La franchise, la spontanéité, une façon parfois abrupte de dire ce qu’elle pense : telle était Carla avant 2007, telle elle est encore aujourd’hui. On peut même dire que ces traits de caractère se sont encore accentués avec le temps. Est-ce parce qu’elle a été tenue à une certaine réserve, durant les cinq ans que Nicolas Sarkozy a été président ?

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Toujours est-il qu’aujourd’hui c’est avec une vigueur surmultipliée qu’elle règle ses comptes ! Carla « lâche ses coups », comme on le dit d’un boxeur qui cherche le KO, sur son adversaire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas peur de le faire saigner, l’adversaire en question.

Tigresse

Comme toujours, c’est en chanson que la diablesse à la voix si douce a choisi d’allumer la mèche de sa bombe ; parce que c’est ce qu’elle fait le mieux et que c’est son mode d’expression favori. La chanson en question, Carla dit ne l’avoir encore jamais interprétée en public.

C’est à l’occasion d’un long entretien accordé au magazine Vanity Fair qu’elle en a dévoilé les paroles, pour le moins décapantes : « J’en ai soupé des salopards / J’en ai bavé de leurs saletés, de leurs traquenards […] / J’m’en suis cogné des hyènes, des rats, des chiens, des salopes, des chacals […] / C’est répandu, les salopards / C’est régulier, c’est tout partout, ça prend l’pouvoir / Ça m’a dressée, ça m’a éduquée sur le tard… » Waoh ! Comme dirait l’autre : ça arrache, ça « envoie du lourd » !

On se dit que les malheureuses victimes de la tigresse aux yeux de velours doivent être tous ces politiciens qu’elle a eu l’occasion d’approcher et de connaître depuis que Nicolas est entré dans sa vie. Et on est drôlement content de ne pas se trouver à leur place… Sauf que Carla mitraille tous azimuts, et qu’on aurait tort, nous autres gens de presse, de se croire à l’abri.

Rendons-lui la parole : « Il y a tout un tas de salopards partout, chez les journalistes également, balance-t-elle sans mollir à son interlocutrice de Vanity Fair. La politique, ça rend les gens assez étranges. Ils sont très agressifs ou très soumis, il n’y a pas beaucoup d’entre-deux. Les médias, c’est pareil, ça les rend féroces, ils nous jugent sur tout. C’est troublant pour quelqu’un qui, comme moi, aime les relations tranquilles. » Nous voilà « habillés pour l’hiver », comme on dit !

Mais c’est aussi pour ce franc-parler qu’on l’aime, Carla. Pour cette façon toute spontanée et naturelle qu’elle a d’agir et de s’exprimer. Un trait de caractère qui a toujours été le sien, si l’on en croit Marisa Bruni Tedeschi, sa propre mère. Celle-ci raconte par exemple la manière on ne peut moins protocolaire dont elle a fait la connaissance de son futur gendre, Nicolas Sarkozy.

D’abord, aussi énorme que cela puisse paraître, Carla n’avait même pas jugé bon de lui dire que son nouvel amoureux n’était autre que le président de la République française ! La présentation a lieu un matin de novembre 2007. Carla arrive la première chez sa mère, seule. « Elle est allée dans la salle de bains se faire des frisettes, se souvient Mme Bruni Tedeschi. On a sonné à la porte. C’était le président avec ses gardes du corps… J’étais un peu étonnée. Carla m’a alors lancé : “Ah oui, j’ai oublié de te dire !” » Voilà, elle avait tout simplement oublié ce « petit détail » !

Du reste, à cette époque, Carla n’était pas la seule à entretenir le mystère autour du nouvel amour de sa vie : de son côté, Nicolas Sarkozy faisait la même chose. Ce qui a valu, à quelque temps de là, à l’un de ses plus proches conseillers, Pierre Charon, une belle surprise. C’était au soir du 31 décembre de la même année que cet homme de communication, convié à l’Élysée avec d’autres amis proches, a découvert la nouvelle égérie du président.

Et il n’est pas encore revenu de sa stupéfaction de voir Nicolas Sarkozy se faire littéralement souffler la vedette de ce dîner par l’irrésistible top model : « Elle parlait, fumait, buvait du bordeaux, mangeait, s’intéressait à nous. Et lui, il la fermait. Il était baba », a-t-il déclaré, toujours dans Vanity Fair. Cette manière d’être à l’aise et entièrement elle-même, quels que soient le milieu et les circonstances, il semble que Carla l’ait toujours eue, y compris dans son plus jeune âge.

C’est en tout cas ce qu’affirme sa mère, qui se souvient encore du coup de téléphone du proviseur quand Carla était en quatrième à l’école bilingue de Paris : « Il disait : “J’ai puni Carla. Là, elle est assise sur mon bureau en train de fumer et elle chante Le boléro de Ravel.” Valeria, l’aînée, était très studieuse, mais Carla était collée tous les jours. Elle ne voulait pas passer le bac. Elle m’a dit : “J’ai rien foutu. C’est pas la peine.” Moi : “Essaie, ça peut te servir.” Elle l’a eu et a décidé de faire de la mode. Elle est arrivée au sommet des top models et, à 28 ans, au faîte de sa gloire, elle m’a dit : “J’arrête. Je n’ai pas envie que Saint Laurent ou Lacroix me préfèrent une fille de 15 ans. Je vais faire de la musique.” »

Acier

C’est ce qu’on appelle un caractère « bien trempé », comme on le dit de l’acier le plus dur. C’est sans doute ce tempérament qui l’a aidée à surmonter des épreuves dont beaucoup d’autres jeunes femmes ne se seraient pas relevées. Comme par exemple ce dîner qui a réuni les deux sœurs Bruni Tedeschi à la fin de 1995, peu de temps avant la mort d’Alberto, leur père. Ce soir-là, Valeria a révélé à Carla qu’elle n’était pas la fille d’Alberto mais d’un autre homme, un Italien installé au Brésil !

Carla s’est-elle effondrée en pleurs, sous le poids d’une aussi terrible révélation ? Ce serait mal la connaître, sa réaction a été tout autre : « Non mais c’est dingue, quelle bande de menteurs ! » s’est exclamée Carla, sidérée. Puis, les deux sœurs ont bien bu et plaisanté ensemble comme si de rien n’était. Cela dit, cette façon de ne jamais mâcher ses mots, pour Carla, n’est pas venue de nulle part : c’est en quelque sorte une part de son héritage maternel.

Car il ne faut pas beaucoup pousser Marisa Bruni Tedeschi pour qu’elle s’emporte contre « cette bêtise des primaires et ce crétin de Fillon », coupables à ses yeux d’avoir fait perdre l’élection de 2017 à son gendre ! La vieille dame de 87 ans se serait bien vue, en effet, revenir de temps en temps à l’Élysée, invitée par sa fille et son « Raymond » brillamment réélu !Mais si sa mère n’a plus jamais gravi le perron de l’Élysée depuis la défaite de 2012, Carla, elle, y est revenue.

La dernière fois, c’était le 5 juillet dernier, Nicolas et elle étaient reçus à dîner par le couple Macron. Et, d’après ce qui en a filtré, on peut dire que Carla Bruni et Brigitte se sont très bien entendues. On affirme même qu’elles s’enverraient depuis des petits mots à intervalles réguliers, pour partager leurs deux expériences. Alors, si un jour prochain Brigitte Macron se met à écrire des chansons vachardes sur les politiciens et les journalistes, on saura d’où lui vient l’inspiration !

Valérie Bergotte

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