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Carla Bruni-Sarkozy : Elle prend la défense de Valérie Trierweiler !

Publié le 5 septembre 2015

Dans un ouvrage qui vient de paraître, l’épouse de Nicolas Sarkozy, Carla Bruni-Sarkozy, revient sur le livre � polémique � de la journaliste, et vole à son secours.

Que faut-il entrevoir dans les propos que l’on prête à Carla Bruni-Sarkozy sur Valérie Trierweiler dans un nouveau livre* qui vient de paraître sur les coulisses de l’Élysée ? La simple solidarité d’une femme pour l’une de ses semblables dans une situation difficile, qu’elles ont toutes les deux vécue ? Ou bien la volonté de soutenir celle qui s’est élevée contre François Hollande, l’homme qui pourrait de nouveau affronter son mari, Nicolas Sarkozy, lors la prochaine présidentielle ? Peut-être un peu des deux…

La semaine dernière nous vous révélions à quel point les femmes, derrière les probables candidats, avaient de l’importance dans leur stratégie de reconquête de l’Élysée. « La guerre est déclarée », écrivions-nous en vous racontant les dessous de cette lutte politique dans laquelle les coups sont déjà permis. Le soutien inattendu de Carla Bruni à Valérie Trierweiler constitue-t-il un pas de plus vers le grand affrontement ?

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Tout ou presque oppose la chanteuse mannequin à notre consœur. Carla est issue d’une famille aisée quand Valérie provient d’un milieu modeste. Bien avant de devenir l’épouse de Nicolas Sarkozy, l’ex-top était une femme mondialement connue, habituée à être sur le devant de la scène, dans la lumière, quand Valérie Trierweiler était de l’autre côté du miroir, relatant dans l’ombre, pour Paris Match, les faits de la politique française.

Pourtant, malgré ces parcours si différents, Carla et Valérie se sont retrouvées confrontées à la terrible expérience du pouvoir vécu en tant que première dame. C’est ainsi que le 15 mai 2012, jour de la passation entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, les deux femmes se sont parlé, librement. Et ce bref échange semble avoir aussitôt créé un indéfectible lien entre elles…

Valerie Trierweiler« Tout ce qu’elle m’a dit ce jour-là était juste, confiait Valérie Trierweiler au magazine Femme actuelle en juillet dernier. Toute sa perception des choses, la façon dont elle avait vécu l’Élysée, et surtout les attaques, car c’est surtout de cela dont elle m’a parlé. Elle n’avait pas connu le monde politique qui est d’une cruauté sans nom donc elle m’a parlé de tout cela d’une façon très émouvante. »

Éprouvées par le même apprentissage difficile de la vie au côté du chef de l’État, Carla et Valérie se sont donc rapprochées et si elles ne se voient pas, elles échangent de temps en temps. Il ne faut donc pas s’étonner que l’épouse de Nicolas Sarkozy vienne aujourd’hui à la rescousse de la journaliste après les multiples attaques dont elle a fait l’objet lors de la sortie de son ouvrage, Merci pour ce moment.

« Ce livre de Valérie Trierweiler m’a semblé une mise au point, confie Carla Bruni-Sarkozy à Philippe Labi*. Il répond d’abord à une humiliation. L’infidélité, c’est déjà quelque chose de douloureux. Alors, lorsque cette infidélité est publique, ça double la peine en quelque sorte. On se sent humilié. » Aucun doute, à travers ces propos, la chanteuse se met à la place de la journaliste, et semble compatir à son sort…

C’est moins le cas dans les lignes qui suivent dans lesquelles l’artiste explique à mots couverts qu’elle et son infortunée alter ego ne sont pas parties sur les mêmes bases : « C’est une journaliste, pas une personnalité publique. Elle ne connaissait pas ces vagues incessantes de médisances et de diffamations. Elle n’était pas en position de légitimité, n’étant ni mariée ni pacsée. Dans un endroit aussi protocolaire que l’Élysée c’est délicat. Elle s’est donc sentie extrêmement seule. »

Le ton se fait conciliant, comme si Carla Bruni trouvait là de quoi justifier les éventuels errements de celle qui lui a succédé. Et l’épouse de Nicolas Sarkozy de conclure : « [L’Élysée] n’est pas un endroit où l’on peut aller sans amour. Voilà, à mon sens, ce que raconte son livre. Et quand, en prime, cette histoire est arrivée, elle a craqué. Elle a été dévastée. Aucune femme n’aurait tenu le choc. »

Identification, sollicitude, bienveillance : en quelques lignes, Carla Bruni-Sarkozy redore le blason, terni par certains, de Valérie Trierweiler. Mais en creux, ses mots sonnent encore une fois comme une charge virulente contre François Hollande, le « Pingouin » qu’elle a décrié dans sa chanson. Oui, cela ne fait pas de doute, pour gagner la bataille de l’Élysée, les hommes devront passer par le chemin des dames.

* "Vie Privée - Vie Publique. Un voyeurisme d’état. Le roman vrai des présidents", de Philippe Labi, chez First.

Christian Morales

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