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Carla Ginola : “Petite, on se moquait de moi !”

Publié le 28 septembre 2018

Carla Ginola, la jeune candidate de la neuvième saison de Danse avec les stars, fille du footballeur star des années 90, fait déjà figure de favorite.

Il n’est pas toujours aisé d’être « fils » ou « fille de »… et ce n’est pas la jolie Carla qui vous dira le contraire ! La blogueuse de 24 ans a parfois pâti des violentes critiques dont son père a pu faire l’objet. Mais dès ce samedi 29 à 21 h sur TF1, ce sera à son tour d’être sous les feux de la rampe. Et celle qui affirme être « timide » et « réservée », sur la piste, ne devrait avoir peur de personne !


France Dimanche : Peut-on dire que vous êtes une réelle « influenceuse » dans le monde de la mode ?
Carla Ginola : Oui je pense. Tout a commencé à l’université. À l’époque, je n’avais aucune confiance en moi… alors on m’a conseillé de créer un blog de mode dans lequel je pourrais parler de ce que j’aime et faire des photos de moi en me mettant en scène. Avec l’arrivée d’Instagram, ça s’est encore plus développé. J’ai continué mes collaborations avec beaucoup de marques de mode et de cosmétiques. Et à force de publier des photos assez cool avec des looks un peu élaborés, j’ai développé une vraie communauté qui fait qu’aujourd’hui, on peut me considérer réellement comme une « influenceuse ». Après l’émission, je vais d’ailleurs lancer ma propre marque de vêtements.

FD : Pourquoi aviez-vous si peu confiance en vous à l’époque ?
CG : Les années collège se sont vraiment très mal passées. Déjà, j’étais petite, je n’avais pas beaucoup de formes, et, du coup, on se moquait pas mal de moi. Et je n’avais pas trop de copines. Quand je suis arrivée au lycée, à Londres, je n’étais plus que l’ombre de moi-même. Ces années difficiles m’avaient vraiment détruite. J’étais pourtant dégourdie et extravertie, mais cette joie de vivre que j’avais étant petite avait totalement disparu ! J’étais terriblement isolée…

FD : Mais comment expliquer ces difficultés à vous intégrer ?
CG : Quand mon père a arrêté le foot, nous sommes retournés à Sainte-Maxime, dans le Var, là où il a grandi. Au début j’ai eu l’impression que tout le monde voulait être ami avec moi, puis finalement, j’ai compris qu’ils se disaient tous : « Celle-là, on va l’écraser, car elle a trop de tout »… 

FD : Pensez-vous que cela pouvait être dû à l’image que véhiculait votre père ?
CG : Je ne sais pas… mais ce qui est horrible, c’est qu’à l’époque, je n’avais que 11-12 ans. Mon père, c’était mon père, et je ne saisissais pas vraiment ce que cela pouvait représenter. En arrivant à Sainte-Maxime, nous pensions être bien accueillis. Après la carrière qu’il a eue, il le méritait. Mais, finalement, on avait presque l’impression que tout le monde le détestait ! Nombre de gens sont malheureusement restés focalisés sur ses déboires personnels, comme le fameux France-Bulgarie de 1993. Dès qu’ils le voyaient rouler avec une belle voiture, c’était limite s’ils ne voulaient pas la rayer ! Je ne comprendrai jamais pourquoi la responsabilité de cette défaite lui a tant collé à la peau… Quand tu joues au foot, tu formes une équipe, non ? Tu joues à onze, tu n’es pas seul sur le terrain ! Comment les Bulgares ont-ils pu remonter tout le terrain ? Ils étaient où et ils faisaient quoi, les autres Français ?

FD : On vous sent toujours très remontée…
CG : Pour lui, c’est quand même la défaite de sa vie ! Après ça, il a loupé pas mal d’opportunités. La Coupe du monde, notamment…

FD : Aujourd’hui, David est animateur. Vos carrières se rejoignent un peu, en quelque sorte…
CG : C’est vrai que nos routes se croisent, et c’est assez drôle. Avant, lui, c’était le foot, et moi la mode. Là, il est super content que je participe à cette émission… Je sais qu’il est très fier.

FD : Justement, quel regard portez-vous sur sa nouvelle vie ?
CG : Maintenant, il n’a plus rien à prouver. Il a clairement réussi sa reconversion. Mais au début, je vous avoue que j’étais sceptique. Lui qui n’avait fait que du foot toute sa vie, s’apprêtait à animer un divertissement grand public… Je me suis dit : « Là il est mort, après ça il ne pourra plus jamais présenter une émission de foot » !

FD : Votre maman, Coraline, a joué un rôle-clé dans votre éducation…
CG : Il faut savoir qu’elle a toujours été très discrète. Elle n’a jamais été la femme de footeux qui allait claquer des fortunes dans des boutiques de luxe. Elle a toujours été très humble, et je pense que c’est grâce à ça que mon père a gardé les pieds sur terre. Maman le canalisait à tous les niveaux. Ensuite, c’est vrai que j’ai passé beaucoup de temps avec elle. Quand je regarde les vidéos de moi petite, je m’aperçois que j’ai toujours eu des looks assez stylés, et je les lui dois. J’ai donc grandi comme ça, et au moment de mon adolescence, je me suis rendu compte que j’adorais la mode depuis toute petite et que j’avais envie d’en faire mon métier. Ma mère m’a beaucoup influencée en me transmettant sa sensibilité et ses goûts.

FD : Votre participation aujourd’hui à Danse avec les stars est-elle en quelque sorte une revanche sur ces années difficiles ?
CG : On a essayé de me détruire, mais je suis encore là ! J’ai pourtant toujours des séquelles de ces années où ça s’est mal passé. Je reste très introvertie. Si j’ai fait le casting de l’émission, c’est justement pour continuer sur ma lancée. C’est un vrai défi. Je suis timide et réservée… mais je vais pourtant danser devant des millions de gens !

FD : Que redoutez-vous le plus dans cette aventure ?
CG : On bosse entre cinq et sept heures par jour. J’apprends ma chorégraphie, et, à l’arrivée, je suis censée la maîtriser. Mais j’ai encore du mal à vivre la danse… à montrer des émotions sur mon visage. C’est mon principal objectif. Dans mes yeux, on doit pouvoir lire que je me donne  à fond.

FD : Être en concurrence avec Pamela Anderson, ça vous impressionne ?
CG : Sincèrement, je ne réalise pas du tout. J’ai conscience que c’est un truc de fou, mais pour être honnête, Alerte à Malibu, ce n’est pas du tout ma génération [rires] ! Donc, Pamela Anderson, je vois qui c’est… mais ce n’est pas comme si j’allais concourir face à Beyoncé !

Edwin FORESTHAL

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