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Carla : “Je suis folle de rage !”

Publié le 14 mars 2014

Depuis l’annonce des � enregistrements � de ses conversations avec Nicolas Sarkozy par son ancien conseiller, Patrick Buisson, l’ex-première dame ne décolère pas !

Salie, trahie, ulcérée… Voilà probablement l’état d’esprit de l’ex-première dame, qui ne se remet pas du coup de poignard dans le dos qu’elle et son mari viennent de recevoir… « Ce type est une vipère, a-t-elle explosé lorsqu’elle a pris connaissance de l’affaire. On n’aurait jamais dû lui faire confiance. Je suis folle de rage. »

« Ce type », c’est Patrick Buisson, ex-conseiller et ami de Nicolas Sarkozy durant sa présidence, de 2007 à 2012, et dont les enregistrements secrets de leurs conversations sont, depuis la semaine dernière, au cœur d’un terrible scandale. Un scandale dont on ne mesure sans doute pas encore aujourd’hui toutes les retombées…

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Ce journaliste, actuel dirigeant de la chaîne Histoire, très proche du couple durant l’avant-dernière campagne électorale et tout au long des cinq années de Sarkozy à la tête du pays, avait enregistré à leur insu certaines conversations qu’il avait eues avec l’homme politique et son épouse. Des entretiens qui viennent d’être divulgués par Le Point et dont des extraits, retranscrits sur le site Atlantico et dans Le canard enchaîné, ont été repris dans toute la presse.

Trahison

Il semble que ce ne soit pas Buisson lui-même qui ait remis ces bandes aux médias. Et pour sa défense, l’homme venu de la branche extrême de la droite assure qu’il utilisait ces enregistrements lors de réunions lorsqu’il ne pouvait pas prendre de notes. Mais on comprend aisément que Carla Bruni ait vu rouge en apprenant que celui qu’elle avait à maintes reprises invité à son domicile de la rue Pierre-Guérin, dans le XVIe arrondissement de Paris, a, peut-être, appuyé sur le bouton « on » de son Dictaphone à chacune de leurs rencontres !

« C’est une honte, se serait d’ailleurs plainte l’artiste franco-italienne à une amie. Comment peut-on faire des choses pareilles ? Je n’ai jamais vu un gars aussi déloyal ! » Sa réaction est d’autant plus vive que Buisson avait tenté de l’amadouer en lui disant : « Vous êtes un atout pour lui [Nicolas Sarkozy, ndlr]. Parlez davantage. Quand les Français vous voient ensemble, ils vous aiment encore plus. » Comment ne pas en vouloir à l’auteur d’une telle tartuferie ?

Il faut dire que parmi les propos échangés entre la star de 46 ans et son « amoureux » que l’on a pu entendre sur les enregistrements mis en cause, certains pourraient donner du couple une image ambiguë. « Je pensais que j’épousais un mec avec un salaire, lance la chanteuse le 26 février 2011 à la résidence présidentielle de la Lanterne, à Versailles, au sujet de sa situation financière. J’avais des contrats mirifiques et plus rien… »

Et de renchérir : « Après, moi, je vais les resigner, les contrats, je vais même pas attendre longtemps… Si je peux me permettre ! Un petit contrat à la coule comme ça… On ne va pas faire vendre de l’antirides à une fille de 22 ans, vous êtes d’accord ? », plaisante-t-elle encore, tandis que Nicolas Sarkozy rétorque en riant : « Oh ! Je vais te dire, mon avenir, c’est de devenir monsieur Ramirez à la caisse ! »

Hors d’elle en apprenant que ces propos d’ordre privé étaient devenus accessibles à tous, Carla, semble-t-il, contre l’avis de son cher et tendre, plus enclin à opter pour la prudence, a pesé de tout son poids pour qu’une plainte soit déposée en urgence au tribunal de grande instance de Paris, assignant le site d’information à retirer les passages la concernant, ce que la rédaction a fait le dimanche suivant.

Après avoir pris conseil auprès d’amis avocats et de sa chargée de communication, Véronique Rampazzo, la star, s’estimant « victime collatérale » de cette affaire, a déposé, le vendredi 7 mars, un référé d’heure à heure pour éviter que d’autres fuites salissent davantage son image… En outre, bien décidés à faire payer à Patrick Buisson son odieuse trahison, Nicolas et Carla Sarkozy demandent chacun à l’ancien conseiller présidentiel 30 000 euros de dommages et intérêts, qui seraient intégralement reversés à la fondation de lutte contre le sida de l’ex-première dame.

Épreuve

Ces derniers jours ont été marqués, pour l’interprète de Quelqu’un m’a dit, par une succession de coups durs… Vendredi dernier, en lisant Le monde, l’ex-top model a appris avec horreur que son époux et son avocat, maître Thierry Herzog, auraient été placés sur écoute judiciaire depuis un an dans le cadre d’une enquête pour « corruption » et « trafic d’influence » !

Un nouveau choc pour l’artiste, qui s’apprêtait à donner un concert le soir même à Genève, au théâtre du Léman… Elle a tout de suite proposé à son époux de rester auprès de lui pour le soutenir dans cette nouvelle épreuve. « Pas question, on ne change rien à ce qui était prévu. Cela ferait trop plaisir aux juges », aurait rétorqué l’ex-président, qui l’a finalement accompagnée.

« La politique est un monde cruel, une lutte à mort », a commenté Carla ce week-end auprès d’une amie. Elle sait de quoi elle parle, elle qui côtoie ce milieu depuis son mariage avec Nicolas Sarkozy… Pour s’extraire de cet univers impitoyable, après le show qu’elle a donné à guichets fermés à l’Olympia le 11 mars, Carla s’est ensuite envolée pour les États-Unis.

Avec une date prévue à New York le 24 avril, suivie d’un concert à Los Angeles le 26, l’auteure de Little French Songs appréciera sûrement de s’octroyer cette courte mais nécessaire parenthèse !

Clara Margaux

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