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Carole Bouquet : On ment souvent par amour !

Publié le 24 juillet 2009

Sublime et directe, elle vous regarde dans les yeux, parle avec les mains, éclate d'un rire franc. Rien ne sonne faux chez Carole Bouquet, véritable icône, qui à 51 ans ne triche même pas sur son âge.

Lutter contre le temps ? Pas la peine. Carole Bouquet est si belle, et puis, c'est un combat perdu d'avance : « La seule solution, c'est essayer de... ne pas y penser !» suggère-t-elle, facétieuse, dans Ciné Télé Revue.

Il s'agirait donc, en quelque sorte, de se mentir à soi-même ? Et pourquoi pas ! D'ailleurs la comédienne va plus loin, elle qui n'hésite pas à prendre la défense d'un vice qui, à l'en croire, possède bien des vertus...

Eh oui ! Avec Carole, le mensonge ne serait pas un si vilain défaut. Celle qui a grandi dans un internat religieux, élevée par les sœurs dominicaines, n'hésite pas à en faire l'éloge... quand c'est nécessaire ! Comme, par exemple, celui que son personnage impose dans Je vais te manquer, le premier film réalisé par Amanda Sthers : l'histoire de destins croisés, dont celui de Julia ( Carole Bouquet ), une femme atteinte d'un cancer qui décide d'en finir avec la vie. Lorsque ses deux filles ( Mélanie Thierry et Cécile Cassel ) la déposent à l'aéroport de Roissy, elles ignorent tout de l'issue du voyage...

->Voir aussi - Carole Bouquet : Elle ne veut pas voir ses fils grandir

Un mensonge d'amour ? Malgré ce que cette mystification peut engendrer de terrible, Carole ne porte aucun jugement négatif. Elle n'est pas du genre à donner des leçons, et sait trop que, avant tout, chacun fait ce qu'il peut dans la vie.

D'ailleurs, elle-même en a fait l'expérience lorsqu'elle a avoué, il y a des années, avoir caché à son fils aîné Dimitri la mort de son père. Pendant un an, ce bout de choux de 3 ans ignorera tout de la crise cardiaque qui, en 1985, avait emporté Jean-Pierre Rassam, son papa : « Je voulais le protéger », s'excusera plus tard la comédienne dans le magazine Psychologies.

Consciente de son erreur, elle sait pourtant, depuis cette époque très douloureuse de sa vie, que malgré la gravité de certains mensonges, cacher la vérité à ceux qu'on aime n'est pas toujours la pire des trahisons. Elle le confesse plus légèrement aujourd'hui, que cela reste même selon elle, l'une des meilleures façons de protéger l'élu de son cœur : « Je pense qu'il est parfois très utile de mentir pour ne pas blesser la personne...» explique la belle actrice.

Ainsi, le mensonge serait une preuve d'amour ? « Attention, pas pour manipuler, mais pour protéger », précise-telle. Et d'ajouter immédiatement : « Honnêtement, on ment souvent par amour. »

Au fond, ne dit-elle pas tout haut ce que beaucoup pensent tout bas ? Son compagnon d'aujourd'hui, le banquier italien Claudio Costamagna, aurait-il quelques soucis à se faire ? D'autant que Carole n'a que des bonnes raisons pour continuer à envisager la dissimulation comme une marque d'affection : « Les gens qui tiennent absolument à dire la vérité coûte que coûte, c'est quelquefois pour se faire plaisir à eux-mêmes », confie-telle encore.

Certes, la vérité n'est pas toujours bonne à dire. Alors une petite invention, par-ci par-là... « Vous savez, tout dépend aussi comment le mensonge est raconté. S'il est joli ou pas », conclut cette adorable comédienne Carole Bouquet qui, sans fard, reste avant tout l'une des plus directes du septième art. En un mot... une femme honnête !

Laurence Delville

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