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Carole Bouquet : Sa bouleversante histoire d'amour !

Publié le 12 mai 2020

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Un deuil a frappé à nouveau l'emblématique comédienne de Trop belle pour toi. Le Dr Jacques Leibowitch, pionnier de la lutte contre le sida, à qui elle avait été mariée de 1991 à 1996, est décédé début mars.

Cette perte douloureuse doit certainement lui rappeler une autre cruelle disparition, celle de son premier mari, Jean-Pierre Rassam, flamboyant producteur de cinéma enlevé à la vie à l'âge de 43 ans. Si leur relation forte et passionnée n'a duré que les sept dernières années de cet homme fascinant et singulier, c'est une histoire d'amour fou que la comédienne a accepté d'évoquer dans les pages de Vanity Fair

Aujourd'hui âgée de 62 ans, Carole Bouquet n'en avait que 21 quand elle a croisé la route du futur élu de son cœur qui lui donnerait le bonheur de devenir maman ! La sublime actrice a raconté avec émotion combien le père de son fils Dimitri avait marqué son âme à jamais.

C'était en 1978. Carole venait à peine de débuter au cinéma dans le film de Luis Buñuel, Cet obscur objet du désir, qui lui avait valu d'être nommée aux Césars. Partie à New York pour perfectionner son anglais, la belle brune venait juste de rentrer au bercail pour tourner dans Buffet froid, avec Gérard Depardieu comme partenaire.

De son côté, Jean-Pierre Rassam avait tenté, sans succès, de racheter une célèbre société de production et vivait des heures difficiles. « Je ne savais pas du tout qui c'était, se remémore Carole Bouquet. L'affaire Gaumont m'était inconnue. Je ne savais pas qu'il avait failli avoir un empire de cinéma entre ses mains. Je ne savais pas qu'il avait habité une suite au Ritz pendant trois ans et qu'il y recevait tout le cinéma comme un pacha, en robe de chambre. »

L'échec de ce rachat, qui tenait énormément à cœur au producteur, avait pourtant fait couler beaucoup d'encre. L'homme d'affaires franco-libanais en était apparemment très meurtri. Malgré tout, ce personnage troublant avait su rendre en un instant le goût de rire à la jolie actrice en faisant irruption dans la pièce triste et glaciale où Alain Sarde, producteur de Buffet froid, et Jean-Luc Godard l'avaient toisée sans prononcer une parole pendant une bonne vingtaine de minutes ! « J'aurais voulu rentrer sous terre, a encore confié Carole Bouquet. Puis un monsieur qui marchait comme Charlie Chaplin est entré dans le bureau et s'est mis à parler, parler, parler, et ce type m'a sauvée […] Je découvrais un trublion qui osait se moquer de Godard, le tutoyait, et c'était délicieux. »

Mais la jeune femme n'était pas au bout de ses surprises, puisque la première chose que fera ce drôle d'énergumène pour la séduire sera de… lui poser un lapin ! Le soir même en effet, Jean-Pierre Rassam, allant vite en besogne, l'invite à dîner. « J'y vais, troublée. Et il ne vient pas », raconte-t-elle encore. Mais quelle n'est pas sa surprise de découvrir dans le restaurant qu'à la place de son chevalier servant prêt à l'emmener galoper au clair de lune sur son fier destrier, c'est une tablée de quatorze personnes qui l'attend ! Elle apprendra par la suite que cet étrange personnage « faisait toujours ça »…

Ce n'est que quelques mois plus tard, lors du Festival de Cannes, que Cupidon frappera ces deux âmes sœurs d'une flèche en plein cœur : « Un soir il m'a invitée sur le bateau de Francis Ford Coppola, avoue cette passionnée d'œnologie. Et je suis tombée folle amoureuse de lui […]. Ce sont des années qui ont changé ma vie – mes années avec Rassam. Des années extraordinaires que je souhaite à tout être humain. » Si la somptueuse star a succombé au charme de cet homme si séduisant, Jean-Pierre a lui aussi été littéralement transformé par cette magnifique créature au visage de madone. « Il a arrêté à ce moment-là toute drogue, alors qu'il en était prisonnier. Il a eu de nouveau envie de vivre, de produire. »

Hélas, leur exceptionnelle histoire d'amour ne se terminera pas comme dans les contes de fées, malgré la naissance de leur fils, Dimitri, qui a marché sur les traces de son papa en devenant producteur. Le 28 janvier 1985, l'on apprendra le décès de Jean-Pierre Rassam. L'autopsie conclura à un empoisonnement aux barbituriques mais celle qui partage aujourd'hui l'existence de Philippe Sereys de Rothschild affirme, toujours dans les pages de Vanity Fair : « ni suicide, ni overdose ». L'actrice préfère garder un beau souvenir de son mari défunt : « Je l'ai aimé plus que tout ».

Clara MARGAUX

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