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Caroline Barclay : "Eddie est mort ruiné !"

Publié le 4 avril 2020

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Caroline, la dernière épouse d'Eddie Barclay, révèle la triste vérité sur la fin de vie du dandy tropézien...

Le 3 juin 1988, Caroline Giganti, 21 ans, devenait la huitième – et ultime – épouse d'Eddie Barclay, alors âgé de 67 ans. Leur union durera dix ans.

Après avoir partagé plus de dix années de la vie de « l'homme en blanc », elle a gardé de lui bien davantage que son nom… Caroline Barclay, née Giganti, a été la huitième et dernière épouse d'Eddie et, malgré leur séparation en 1998, a continué de suivre, de loin en loin, le destin romanesque de cet homme de quarante-cinq ans son aîné. Un être flamboyant, qui a fait de la jeune et jolie brunette de 21 ans qu'elle était à son mariage, une femme mûre et respectée !

Un lien unique, fort, inoubliable, que celle qui dirige aujourd'hui une société spécialisée dans l'événementiel a tout récemment évoqué, livrant des révélations étonnantes sur les derniers moments du dandy des nuits tropéziennes… C'est dans l'émission L'Instant de Luxe, sur la chaîne Non Stop People, que cette maman de deux enfants, Vincent, 20 ans et Clara, 18, nés de sa relation avec l'homme d'affaires Michel Coencas, a affirmé que « l'empereur du microsillon », que l'on pensait d'une richesse inépuisable, est mort ruiné !

« Eddie vivait comme un milliardaire, mais je crois que, le pauvre, il a terminé sa vie pratiquement sans un sou », révèle-t-elle. Triste fin d'un homme, passionné de jazz mais mentor des yé-yé, qui avait vécu pour et par le show (business) et ne songeait qu'au plaisir et aux mémorables fêtes qu'il organisait pour la jet-set. Sans parler de son goût immodéré pour les jeunes et jolies femmes…

C'est en 1987 que ce producteur de génie des années 60 et 70 – qui lança les carrières de nombreux artistes, tels Eddy Mitchell et ses Chaussettes noires, Dalida, etc. – a rencontré l'irrésistible Caroline. Elle n'était qu'une innocente provinciale venue passer une audition lorsque monsieur Barclay est tombé sous son charme juvénile : « J'étais en fac de droit à Lyon et, pour rigoler, je m'étais présentée, avec deux amies, au casting d'Angélique, marquise des anges que Robert Hossein voulait adapter au théâtre, a-t-elle confié au micro de Jordan de Luxe. Eddie avait clairement organisé cette audition dans le but de trouver sa huitième femme ! »

Une méthode comme une autre, en l'occurrence efficace, mais franchement d'un autre âge, pour convoler en justes noces… Seulement, contre toute attente, ce qui devait arriver arriva : « C'est alors qu'il a flashé sur moi et trouvé le moyen de m'inviter à Paris pendant plusieurs semaines, et même plusieurs mois. Je prenais le train pour aller le voir, il me présentait à des gens des médias, à des célébrités. J'étais évidemment très impressionnée. »

À la fin des années 70, le producteur au gros cigare avait vendu pour près de 10 millions de francs 80 % de ses parts à Polygram et à la Société Générale afin de se consacrer presque exclusivement à sa légende d'éternel fêtard. Retiré des affaires en pleine gloire, aux abords de la soixantaine, Eddie, qui avait fait de Barclay un mythe, était parti avec son pactole s'installer dans sa villa de Saint-Tropez, invitant à ses fameuses « soirées blanches » les plus grandes stars du moment. Lorsqu'il rencontre miss Giganti, il est un homme qui a déjà tout, et suffisamment d'heures de vol et de liberté pour conquérir tranquillement sa belle : « Eddie a été très charmeur, c'était un vrai gentleman, il a pris son temps, et au bout de quelques mois il a fini par me séduire », a confié Caroline. Pour cette ravissante oie blanche fraîchement débarquée dans le déroutant milieu du showbiz, s'enchaîne alors un tourbillon de surprises, bonnes et moins bonnes !

Car si ce grand séducteur à l'esprit libre, voire libertin, n'a que faire de leur importante différence d'âge et du regard parfois indigné que posent certains proches du dandy sur leur liaison, la jeune étudiante, elle, doit faire face aux remarques aigres-douces de certains de ses amis qui n'ont pas leur langue dans leur poche : « Dans son entourage, il y avait Stéphane Collaro, Olivier de Kersauzon, Carlos… Ils étaient très drôles mais ils pouvaient avoir la dent dure. Heureusement que j'avais beaucoup d'humour aussi ! Et il a su me protéger… »

En revanche, que de mauvaises surprises, affrontées sans filet, pour la jeune mariée face à la presse, dont son nouvel époux possédait toutes les arcanes et qu'il savait utiliser à bon escient : « La chose la plus difficile, c'était les médias, a déploré Caroline Barclay. Lui adorait lire sa vie dans les journaux et s'organisait pour qu'on apparaisse en couverture des magazines. Moi, à 20 ans, j'étais très timide ! »

On sent chez celle qui l'a si bien connu une pointe de nostalgie et de tristesse, à l'évocation de cet homme qu'elle a aimé et qui, selon elle, a fini son existence sans le sou, en tirant le diable par la queue. Un chagrin toutefois tempéré par ce constat qu'Eddie Barclay aurait sûrement apprécié : « Il a très bien vécu, il dépensait tout ce qu'il avait. »

Clara MARGAUX

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