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Catherine Laborde : “La victoire de Macron m’a fait pleurer de joie !”

Publié le 16 juin 2017

Très occupée, Catherine Laborde, la nouvelle chroniqueuse de Touche pas 
 à mon poste 
est plus “En Marche !” 
que jamais.

Jamais retraitée n’aura été aussi débordée que Catherine Laborde. Car 2017 est incontestablement pour elle l’année de tous les bonheurs. Suite à son récent départ de TF1, celle qui était sans conteste la reine de la météo sur la chaîne a reçu des milliers d’appels et de lettres. Autant de marques d’amour qui ont bouleversé cette grande sensible et ont changé le cours de son existence.

Rattrapée par ses passions pour la télé et la politique, elle nous dit tout sur sa nouvelle vie.

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France Dimanche (F.D.) : Vous venez d’avoir 66 ans, et vous travaillez toujours !

Catherine Laborde (C.L.) : La vie commence à 66 ans ! Je n’ai jamais été aussi occupée depuis que j’ai pris ma retraite de la météo. Après mon départ de TF1, je voulais me retirer du monde. J’avais envie d’un avant et d’un après, je savais ce que j’allais faire de mes journées. Finalement, rien ne s’est passé comme je l’avais prévu. Mes adieux au petit écran ont suscité une incroyable émotion de la part du public qui me suivait depuis si longtemps. Alors, quand Cyril Hanouna m’a contactée pour rejoindre Touche pas à mon poste !, je me suis laissée tenter. [Depuis cet entretien, elle a pris la défense de l’animateur accusé d’homophobie, déclarant au Parisien : « On ne me verra jamais hurler avec les loups », comme nous vous le relations la semaine dernière, ndlr].

F.D. : Comment se passent vos premiers pas ?

C.L. : Tous les chroniqueurs sont formidables : Benjamin Castaldi, Matthieu Delormeau, Énora Malagré. Elle, je l’ai comparée à une « une averse avec arc-en-ciel », Matthieu, au « brouillard du matin », et Julien Courbet, à un « pipi de chat » ! [rires].

F.D. : L’élection d’Emmanuel Macron a été une grande satisfaction pour vous…

C.L. : Un bonheur total. J’ai pleuré de joie le soir de son élection, j’étais parmi ses militants, et c’était un moment historique. Je ne me souviens pas avoir déjà pleuré de cette manière dans ma vie. La haine n’a pas triomphé. Pour moi qui aime les mots, je trouve que la complexité du vocabulaire d’Emmanuel Macron correspond à celle de sa pensée. J’ai trop de défauts pour pouvoir, comme lui, servir mon pays. Mais j’ai rejoint En Marche ! parce que le handicap est un sujet qui touche particulièrement le cœur de notre nouveau président.

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F.D. : Et votre dernier coup de cœur, justement, était aussi lié au handicap…

C.L. : Oui. J’ai voulu aider Mélanie Ségard, une jeune fille de 21 ans trisomique, à réaliser son rêve : présenter un bulletin météo en direct sur France 2. Ce qu’elle a accompli avec succès le 21 mars dernier, pour la Journée mondiale de la trisomie 21. Mais je vous rassure, je continuerai à regarder Évelyne [Dhéliat] et Louis [Bodin] présenter la météo sur TF1 !

F.D. : Que pensez-vous de Tatiana Silva ?

C.L. : Mon homme m’avait mise en garde : « Arrête, tu vas te faire du mal à regarder ça ». Quand je l’ai vue si belle et si jeune, je me suis dit que j’avais vraiment bien fait de lui laisser la place ! Elle est formidable ! Elle est tellement belle, parle cinq langues, et puis, ce qui est très important pour le service de TF1, elle connaît très bien la météo, qu’elle présentait en Belgique. En 2017, avec Tatiana et Emmanuel Macron, c’est : « En marche, place à la jeunesse » !

F.D. : Racontez-nous ce que votre mari, Thomas Stern, pense de votre vraie-fausse retraite…

C.L. : Mon homme m’a demandé pourquoi je recommençais la télévision juste après l’avoir arrêtée. Avant notre mariage, nous vivions dans deux appartements séparés, l’un à côté de l’autre. Depuis, nous avons emménagé ensemble, donc il aimerait que je passe plus de temps avec lui. Mais lui aussi a de quoi s’occuper : il a publié un premier livre, Thomas et son ombre, chez Grasset. C’est un ouvrage très autobiographique. De ce fait, si vous voulez connaître ma vie privée – dont je ne parlerai pas dans Touche pas à mon poste ! – lisez-le. Comme le mien, c’est un livre sur la Résistance et ses combats.

F.D. : On a beaucoup moins parlé de l’ouvrage de votre mari que du vôtre, l’an dernier !

C.L. : Bien sûr, car dans les salons du livre, on achète mes œuvres du fait de ma notoriété acquise par le biais de la télévision. C’est d’ailleurs au salon du livre de Paris que j’ai rencontré Emmanuel Macron.

F.D. : Finalement, pour vous, la vie recommence à 66 ans ?

C.L. : Après mon départ, je voulais me consacrer au théâtre, ainsi qu’à la littérature. Je suis d’ailleurs en train de rédiger un texte inédit pour enrichir mon livre Maria del Pilar [publié en 2009 aux éditions Anne Carrière, ndlr]. D’août 1944 à mai 1945, ma mère a attendu le retour de l’homme qu’elle aimait, arrêté par les nazis. En 1972, elle a écrit ses souvenirs de guerre dans un grand cahier, que j’ai ouvert trente-cinq ans plus tard. J’y ai découvert son engagement, sa jeunesse, sa liberté, son insouciance, sa violence, sa passion… Je suis partie à sa recherche. Je voulais la retrouver et la rencontrer. Mais je manque tellement de temps que j’ai dû dire à mon éditeur, J’ai lu, qu’il fallait repousser sa sortie à septembre. Ce projet a pris du retard à cause de Touche pas à mon poste ! Voilà, en résumé, je suis une femme de passion, comme ma mère.

Cédric Potiron

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