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Catherine Laborde : Ses déchirantes confessions sur sa maladie de Parkinson !

Publié le 15 octobre 2018

Depuis quatre ans, Catherine Laborde souffre de la maladie de Parkinson…

Invitée sur le plateau de « Sept à huit » ce dimanche 14 octobre, c’est le cœur lourd, la voix tremblante mais les mains immobiles que Catherine Laborde s’est confié sur ce mal qui la ronge de l’intérieur. Depuis quatre ans, l’ancienne Miss Météo souffre cruellement de la maladie de Parkinson qui touche 196 000 personnes en France.

C’est la première fois que la femme de 67 ans évoque sa maladie en public. Sur les conseils de son neurologue, elle l’a longtemps gardée secrète : « Surtout, ne vous arrêtez pas de travailler, n’en parlez à personne, faites comme si de rien n’était ! », lui aurait-il intimé. La peur s’est pourtant emparée d’elle, la forçant à quitter l’an passé le poste qu’elle chérissait depuis 28 ans : « La météo, c’est du direct. J’avais peur de confondre les nuages avec le soleil. »

Avant de prendre cette décision irrévocable pourtant, Catherine Laborde ne voulait pas voir la maladie qui s'appropriait peu à peu son corps. Malgré les signes avant-coureurs, elle avait inconsciemment décidé de fermer les yeux. C’est son compagnon depuis vingt ans, Thomas Stern, qui l’a forcée à les ouvrir : «  Il a vu ce bras droit qui tremblait. On était à la cuisine, il préparait à dîner et tout d'un coup il m'a dit « mais regarde tu as la main qui tremble ». Comme il insiste, je finis par prendre rendez-vous. »

S’en suit alors, une batterie de tests neurologiques à n’en plus finir. L’amère vérité, à la fois invisible et inaliénable, s’impose alors d’elle-même. En bas du cabinet médical, toute seule, sur le trottoir, enfin en connaissance de cause, Catherine Laborde éclate de joie : « Je pleure pas, c’est tout le contraire. […] Parce que je sais, enfin, ce qui me manquait depuis tout ce temps où je me donnais le change à moi-même sur la mémoire, sur le fait de ne plus savoir marcher avec des talons ou des bêtises comme ça. À partir de ce jour, Catherine sait qu’ « il y a un ennemi dans la demeure ».


En 2014, le médecin lui affirme que cette maladie dégénérative et évolutive est « toute petite ». Le temps aidant, elle va pourtant croître, grappillant peu à peu un peu plus de son être. Les mouvements lents, les tremblements au repos, les souvenirs qui s’envolent, les mots qui se perdent ou l’impossibilité d’écrire s’imposent peu à peu dans son quotidien jusqu’à devenir « comme un animal familier pas très aimable mais qui obéit quand même ». Face à la journaliste, Catherine Laborde ne tremble pas : « Là, je ne tremble pas car [la maladie] a compris qu’il ne fallait pas trembler. »

Malgré la souffrance et l’inquiétude liée à ce mal encore incurable, Catherine Laborde reste optimiste : « Je suis plutôt joyeuse et combative ».

Estelle LAURE

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