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Cécile Bois : Son passé scandaleux !

Publié le 18 mai 2021

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La comédienne de 49 ans, Cécile Bois, qui triomphe dans “Candice Renoir” sur France2 n'a pas toujours été la jeune femme radieuse que l'on connaît…

Des yeux en amande et un regard malicieux, un sourire radieux perpétuellement accroché à ses lèvres et de charmantes taches de rousseur qui lui donnent l'air d'une gamine espiègle… À 49 ans, Cécile Bois a tout d'une femme épanouie et gâtée par la vie ! La comédienne qui a cartonné dans la série Gloria – superbe adaptation de la fiction galloise Keeping Faith –, diffusée sur TF1 en mars dernier, peut en effet se vanter d'avoir accompli une belle carrière. Son parcours éclectique et passionnant lui a permis d'incarner des rôles très variés, d'Angélique, marquise des anges, au théâtre avec Robert Hossein à ses débuts, à la commandante de police Candice Renoir, la série de France 2 si appréciée dont l'actrice est justement en train de tourner la dixième saison.

Mais ce beau succès, tant au théâtre qu'au cinéma et à la télévision, loin d'être terminé pour cette maman de deux filles de 9 et 11 ans, aurait bien pu ne jamais lui être offert… Celle qui semble si heureuse aujourd'hui a en effet connu bien des turbulences lorsqu'elle était adolescente. Une jeunesse chaotique, excessivement troublée, truffée d'écarts de conduite qui auraient pu la pousser à emprunter la voie de la délinquance, au lieu de celle de la gloire ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, la jeune Cécile d'alors était ce qu'on appellerait aujourd'hui une demoiselle plutôt « borderline », une ado en marge de la société ! « Je n'étais pas trop dans le rang, je traînais avec des punks, des loubards, comme on disait à l'époque, des drogués », vient-elle de confier dans les pages de Gala.

Un monde obscur et dangereux pour cette native de Lormont, en Gironde, qui ne faisait rien d'autre que chercher à se construire. Mais pourquoi cette pétillante blonde s'est-elle alors sentie attirée par cet univers quelque peu brutal, au risque de s'y perdre et d'y laisser des plumes : « J'y voyais l'expression d'une violence que je ressentais », a aussi raconté l'épouse, depuis 2016, du comédien Jean-Pierre Michaël, rencontré sur le tournage d'un épisode de Joséphine, ange gardien.

Comme cela arrive dans cette période difficile qu'est le passage de l'enfance à l'âge adulte, il suffit d'une simple rencontre, de la lecture d'un livre inspirant ou d'une ouverture inattendue sur un autre milieu, pour réussir à se remettre dans les rails et retrouver une voie moins destructrice… Si hélas, tous les jeunes ne parviennent pas à se tourner vers la lumière et à tirer un trait définitif sur leurs années noires, celle qui fêtera ses 50 ans le 26 décembre prochain est, par chance, parvenue à trouver une belle issue à ce qui ressemblait plutôt à une entreprise de démolition ! À l'âge de 19 ans, elle quitte la région bordelaise pour « monter à la capitale » et s'inscrire au prestigieux conservatoire rue Blanche. Elle finit, un beau jour, par cesser de flirter avec le danger et comprend qu'il existe une bien meilleure manière d'exprimer cette violence qui la brûlait de l'intérieur.

Pour la belle Cécile qui marchait alors sur des braises, c'est évidemment la pratique de la scène qui l'a sauvée : « Quand j'ai commencé à faire du théâtre, à 16 ans, c'était comme ouvrir une porte vers le monde, s'est souvenue la comédienne dans les pages de notre confrère. […] La place que je cherchais, je l'ai trouvée sur scène. Petit à petit, j'ai apprivoisé ma timidité, la peur de l'autre, la peur des garçons, la peur du contact physique avec les autres. »

Un enseignement d'une immense richesse, une merveilleuse école de la vie qui lui a donné la possibilité de se sortir de ce mauvais pas, et de canaliser toutes ces émotions qui la paralysaient.

Quoi de mieux en effet que laisser les personnages qu'elle incarnait exprimer le flot de ses sentiments ? Sur les planches, l'artiste a peu à peu acquis une plus grande confiance en elle et connu un bonheur qu'elle ne soupçonnait sans doute pas.

De plus en plus sûre de ses capacités et de son image, elle a réussi à combattre ses complexes, très ancrés en elle, et à ne plus souffrir du regard des autres sur son corps. Longtemps gênée par la sensualité qu'elle dégageait, la jeune fille d'alors luttait contre de trop nombreux démons : « Je dissimulais mes formes […], a expliqué Cécile Bois. Je ne me maquillais pas, ne portais ni robe ni jupe, j'étais entre le garçon manqué et le pas grand-chose en fait ! »

Un superbe témoignage de la part d'une quinqua désormais bien dans sa peau… Nul doute que les mots de cette belle âme devraient rassurer celles et ceux qui vivent leur adolescence dans la souffrance et se désespèrent de trouver le chemin du bonheur.

Clara MARGAUX

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