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Cécilia Cara : "J'étais prisonnière !"

Publié le 20 août 2020

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Après deux ans d'un difficile et long combat, la chanteuse Cécilia Cara, âgée de 36 ans, a enfin pu retrouver sa liberté…

Inoubliable héroïne de la comédie musicale Roméo et Juliette, celle qui était une jeune lycéenne de 16 ans à l'époque a depuis bien grandi… Et réalisé pas mal de rêves ! Danse, chant, comédie, à désormais 36 ans, la jolie blonde ne manque pas de talents ! Après Paris-Bogota, elle est aujourd'hui très heureuse de nous offrir son nouveau single, Me Acerco A Tu Boca, avant la sortie de son album prévue au printemps prochain et une tournée. Elle est d'autant plus heureuse qu'un drame a bien failli commettre ce beau projet. Mais la chanteuse a de la ressource ! Maman d'un petit Célestin, 7 ans, fruit de son union avec l'acteur Arthur Jugnot, elle nous raconte tout de cette « vie hyper intense » !


France Dimanche : Voilà déjà vingt ans, on vous découvrait dans “Roméo et Juliette”… Que ressentez-vous ?

Cécilia Cara : Ça me paraît à la fois très loin, comme si c'était une autre époque de ma vie, et, en même temps, les souvenirs sont encore tellement présents que j'ai le sentiment que c'était hier. Quoi qu'il en soit, ça reste le point de départ d'un merveilleux conte de fées. Mais depuis, il s'en est passé des choses…

FD : Après “Paris-Bogota”, vous nous dévoilez aujourd'hui votre nouveau single…

CC : Oui, je suis très heureuse de l'accueil qu'a reçu Paris-Bogota, et j'espère de tout cœur qu'il en sera de même pour Me Acerco A Tu Boca, une chanson entièrement en espagnol. Et qu'elle vous fera danser tout l'été ! Je suis vraiment fière que cet album voie bientôt le jour parce qu'il revient de loin… Tout comme moi d'ailleurs ! Je travaillais au départ avec un producteur qui m'a permis, certes, de me rendre en Amérique latine, ce qui était mon rêve, mais qui en réalité ne le faisait pas pour les bonnes raisons… Quant à moi, j'en étais malheureusement prisonnière ! Ce n'est qu'au bout de deux ans de bataille que j'ai enfin réussi à récupérer ma liberté, ainsi que mon travail. Depuis ce terrible épisode, j'ai décidé d'être indépendante. C'est-à-dire qu'aujourd'hui je m'occupe de tout, je m'autoproduis, je gère mes équipes… Bref, tout un monde auquel je ne connaissais rien mais j'ai appris. Donc, vous comprenez pourquoi je suis si contente de vous présenter ce disque : c'est mon bébé de A à Z. Je suis allée au bout de mon rêve !

FD : D'où vous vient cet amour pour l'Amérique latine ?

CC : J'adore les musiques latines depuis que je suis petite, ainsi que toutes les danses de salon, salsa, cha-cha-cha, mambo… Peut-être que cela vient aussi de mes origines espagnoles ! En tout cas, j'ai eu l'immense chance de partir en Colombie, qui est le berceau de ces musiques. J'avais besoin d'aller là-bas, de me confronter à cette culture, afin de trouver une certaine légitimité. J'y ai rencontré des gens vraiment extraordinaires et je m'y suis immédiatement sentie chez moi !

FD : Comment avez-vous vécu ces derniers mois avec le confinement ?

CC : C'était très déstabilisant. Mais comme j'ai une vie hyper intense, je me suis dit que c'était peut-être un mal pour un bien, histoire de lever un peu le pied. Confinée à la campagne, j'ai continué à travailler sur mon album et même avec mes équipes en Colombie, vive la technologie ! Surtout, j'ai pu profiter pleinement de mon fils et des gens que j'aime.

FD : Oui, vous avez un petit garçon de 7 ans. Parvenez-vous à concilier votre vie professionnelle et votre rôle de maman ?

CC : Même si j'adore mon métier, être maman reste ma priorité. Il est très important pour moi de voir mon fils tous les jours, d'aller le chercher à l'école. Et même si je ne fais que courir et que mes journées sont très serrées, je veux être présente, le voir grandir et grandir avec lui. Comme toutes les mamans, je fais de mon mieux !

FD : Vous qui êtes fille unique, souhaiteriez-vous d'autres enfants ?

CC : Pas dans l'immédiat, j'ai trop de travail ! [Rires.] Mais sinon, oui, j'adorerais.

FD : D'où vient votre pseudo Cara [son vrai nom est Gruffaz, ndlr] ?

CC : Ça a été une évidence ! « El sol de cara » signifie « le soleil dans les yeux », et, quand j'étais petite, je prenais des cours de chant avec une dame assez âgée et très sage qui me disait tout le temps : « Toi, ton émotion, on la lit dans tes yeux ! »

FD : Êtes-vous toujours en couple avec le comédien Arthur Jugnot ?

CC : Non, on s'est séparé il y a cinq ans après plus de dix ans d'une très jolie histoire et un beau petit garçon. Néanmoins on s'entend toujours très bien, ce qui est très important pour moi.

Caroline BERGER

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