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Céline Dion : À nouveau endeuillée !

Publié le 26 septembre 2016

Alors que la mort de son mari et celle de son frère Daniel restent douloureusement ancrées en elle, la chanteuse Céline Dion doit affronter une troisième � épreuve.

Cela aurait dû être une fin d’été ensoleillée, pour Céline Dion. Et qui, plus qu’elle, avait mérité une part de bonheur sans mélange, après toutes les souffrances qu’il lui a fallu encaisser au début de cette funeste année ? Un vrai rayon de joie pour rendre les deuils moins douloureux…

Cette embellie s’est bien produite, et c’est son métier, son art, qui la lui a apportée. Mais l’effet bénéfique a presque aussitôt été escamoté, annulé, par un nouveau coup terrible du destin. Comme s’il était inscrit quelque part, que 2016 devait rester, jusqu’au bout, marquée du sceau noir de la mort.

L’embellie portait un nom : Encore un soir. C’est, vous l’avez reconnu, le titre de son tout dernier album. Son précédent disque francophone, Sans attendre, remontait à 2012, et c’est avec une certaine appréhension, forcément, que la chanteuse se demandait si son public allait autant, voire plus, aimer son dernier-né que les précédents ; appréhension rendue d’autant plus forte qu’Encore un soir est entièrement consacré à la mémoire de René Angélil…

->Voir aussi - Céline Dion : Une nouvelle vie à Paris !

Et ce n’est pas un succès : c’est un triomphe ! Une semaine seulement après avoir été mis en vente dans toute la France, le disque s’était déjà écoulé à près de 210 000 exemplaires ! Seul Renaud peut se vanter d’avoir fait mieux, avec 280 000 CD vendus durant le même laps de temps. Cela faisait neuf ans qu’un tel succès, en une période aussi brève, ne s’était pas produit dans notre pays. Et, bien entendu, pour l’un comme pour l’autre de ces deux artistes exceptionnels, ce n’est qu’un début.

Comme pour couronner cette superbe réussite, sorte de cerise sur un gâteau déjà bien appétissant, Céline s’apprêtait à retrouver la scène de Las Vegas, où elle a vécu tant de magnifiques moments. C’est alors que le destin, implacable et cruel, l’a rattrapée.

Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 août, Guy, le mari de sa sœur Liette, a fermé les yeux pour toujours, vaincu par le mal contre lequel il luttait désespérément depuis des mois : un cancer des os qui s’était irrésistiblement propagé aux poumons, avant d’aller envahir le cerveau. Un cancer, encore un ! Ce deuil qui frappe Céline, en la personne de sa sœur tendrement aimée, aurait déjà été terrible s’il avait été isolé. Mais là, venant après ceux de son mari, puis de son frère Daniel, il forme une sorte de trinité morbide particulièrement atroce.

Il n’est pas difficile, en effet, d’imaginer ce que la disparition de Guy Poirier a pu provoquer dans l’esprit et la mémoire à vif de Céline Dion : cet ouragan de tristes souvenirs qui l’a forcément envahie, submergée.

Le souvenir de René, d’abord. Avec quelle douloureuse acuité a dû lui revenir la couleur sombre de ces semaines, de ces mois durant lesquels, l’année dernière, elle a assisté, impuissante et désolée, à l’affaiblissement inexorable de l’homme de toute sa vie, puis à son agonie et enfin à sa mort ! Comment alors aurait-elle pu ne pas revivre les heures encore si proches de l’enterrement de son mari, du père de ses enfants ?

Ce jour-là, le 22 janvier, Céline arrivait en la basilique de Montréal, vêtue de noir, le visage voilé d’une mantille sombre, encadrée des jumeaux Eddy et Nelson, 5 ans, suivie de son fils aîné, René-Charles, 15 ans. Dans cette même église où elle avait épousé René Angélil en 1994, elle avait déposé des fleurs noires sur le cercueil, avant d’écouter les mots déchirants et si justes prononcés par René-Charles en hommage au disparu.

S’interdisant la moindre faiblesse, honorant la mémoire de ce père qu’il admirait, l’adolescent disait à quel point il avait eu de la chance, celle de grandir au sein d’une famille où régnait tant d’amour. Puis il concluait : « Quinze ans, ce n’est pas très long pour apprendre à te connaître, mais tu m’as laissé avec assez de bons souvenirs pour partager avec mes petits frères. Je t’aime, papa. »

Une si douloureuse épreuve aurait suffi pour abattre n’importe quelle veuve amoureuse et éplorée. Mais ce n’était là que le premier coup porté à Céline Dion. Dès le lendemain de cette éprouvante cérémonie, la jeune femme devait se rendre au funérarium de Repentigny, à quelques dizaines de kilomètres au nord-est de Montréal, afin de dire adieu à son frère Daniel, mort à 59 ans, deux jours après René et du même cancer que lui.

Ces souvenirs atroces et inextricablement mêlés sont forcément revenus hanter Céline Dion lorsque, le 28 août, elle a appris que la mort venait de frapper pour la troisième fois et d’emporter un être qui lui était cher.

Valérie Bergotte

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