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Céline Dion : Dévastée par la mort de sa mère !

Publié le 31 janvier 2020

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© BESTIMAGE Céline Dion

Céline Dion doit tout à cette femme adorée qui a lancé sa carrière en lui écrivant sa première chanson.

«Je suis un peu secouée ce soir. Je suis presque sûre que vous avez appris que ma maman est décédée tôt ce matin. Mais je vais bien. Ma mère avait 92 ans et était malade depuis longtemps maintenant. » Dans la salle de l’American Airlines de Miami, où Céline Dion donne son récital dans le cadre de sa grande tournée Courage, le silence est absolu et l’émotion palpable. Le matin même, la chanteuse se trouvait à Montréal, avec toute sa famille au chevet de Thérèse, dont l’état avait empiré deux jours plus tôt. Pourtant, elle n’a pas hésité malgré son immense chagrin à faire le voyage, afin d’être sur scène, quelques heures plus tard. Là où sa mère aurait souhaité qu’elle soit, comme elle l’expliquait à son public : « Je sais qu’elle aurait voulu que je donne le meilleur de moi-même ce soir et que vous passiez la meilleure soirée de votre vie. »

Maman Dion, comme la surnommaient affectueusement les siens, a en effet été la première à croire au talent de sa benjamine, prénommée Céline, en hommage à la chanson d’Hugues Aufray. Un signe. La musique a toujours beaucoup compté pour cette mère courage qui a poussé chacun de ses quatorze enfants à pratiquer un instrument. Celui de la future diva ? Sa voix. Elle n’a pas 5 ans qu’elle se produit déjà au Vieux Baril, le piano-bar de ses parents qui, tous deux musiciens amateurs, l’accompagnent au violon et à l’accordéon. Thérèse le sent, sa petite dernière a toute d’une grande. Lorsqu’à 12 ans, Céline lui annonce qu’elle veut faire carrière dans la chanson, elle décide de l’aider. Pas seulement à la façon d’une mère encourageante. En effet, elle met la main à la pâte, lui écrit ses premières chansons, la fait répéter, lui trouve même un agent. Une façon de se racheter de cette grossesse dont elle ne voulait pas ? La dépression qui a accablé Thérèse en apprenant qu’elle était une nouvelle fois enceinte n’est à ce moment-là plus qu’un lointain et mauvais souvenir. Seul compte l’avenir, radieux elle en est sûre, qui attend Céline… Comment un producteur ne craquerait-il pas pour cette voix pure, puissante, et déjà si mature ?

Ce n’était qu’un rêve, la chanson qu’elle a composée pour sa graine de star, figure sur la cassette que Maman Dion envoie à l’impresario et ancien manager de Ginette Reno, René Angélil. Un rêve qui se matérialise en janvier 1981. Littéralement conquis par la performance vocale de l’adolescente, alors âgée de 13 ans, René engage ses propres deniers pour produire le titre. Un succès que vient confirmer La Voix du Bon Dieu, le premier disque qu’il réalise dans la foulée pour sa protégée. Thérèse se réjouit. Elle a toute confiance en cet homme qui, au fil des albums, est en train d’élever sa fille au rang de pop-star mondiale. Si elle a remarqué que Céline est fascinée par son mentor, elle n’y voit qu’une simple passade d’adolescente. Comment aurait-elle pu imaginer que la réciproque existait ? René a 26 ans de plus que son bébé, il est marié, même remarié, et papa de trois enfants…

Lorsque Céline, du haut de ses 18 ans, finit par se jeter à l’eau et avoue à l’auteure de ses jours les tendres sentiments qu’elle éprouve pour son producteur, celle-ci tombe de haut. Pour la première fois, mère et fille, dont la relation était jusqu’alors fusionnelle, ne se comprennent plus. Furieuse, terrifiée à l’idée que René fasse du mal à son petit ange, Thérèse lui écrit une lettre rageuse : « Je regrette de t’avoir donné ma confiance. Je n’ai aucune admiration et aucune sympathie pour toi. » Et se dit même prête à le tuer ! Des mots terribles que néanmoins la jeune diva lui pardonne. « J’aurais eu le même sentiment », confiera-t-elle plus tard. Et puis, Céline fait confiance à leur bel amour. Elle a raison. Au fil du temps, maman Dion accepte René dans le clan. Et c’est une grand-mère conquise qui accueille en 2001, la naissance de René-Charles, et neuf ans plus tard, celle des jumeaux, Eddy et Nelson.


Faire le bonheur des autres, parfois au détriment du sien, a toujours été la devise de cette maîtresse femme. Grande cuisinière, elle commercialise dans les années 2000, Les Pâtés Maman Dion, et anime dans la foulée une émission culinaire, qu’elle interrompra pour s’occuper de son époux, atteint d’un cancer. à la mort de ce dernier, en 2003, elle s’engage dans des actions caritatives, avec sa fondation Maman Dion, qui vient en aide aux enfants démunis, puis avec son centre de soins palliatif, la maison Adhémar Dion, fondée en mémoire de son mari.

Certes, depuis plusieurs mois, la santé de Thérèse déclinait. Elle souffrait notamment de pertes de mémoire et de troubles de l’audition et de la vue. Il y a quelque temps déjà que Céline, comme ses frères et sœurs, se préparait au pire, il n’empêche. Sa disparition, quatre ans et trois jours après celle de René, le 14 janvier 2016, est un cataclysme pour la chanteuse. Privée de ses deux piliers, la Québécoise peut heureusement compter sur le soutien inconditionnel de son public. Et puis, comme sa chère Thérèse, elle a à cœur de montrer le chemin à ses trois garçons. Ce 17 janvier, sur scène, elle a fait preuve de force, de courage et de beaucoup d’amour aussi. Le plus bel hommage qu’elle puisse rendre à sa chère disparue…

Lili CHABLIS

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