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Chantal Devouges : La veuve qui accuse Læticia Hallyday !

Publié le 21 octobre 2018

Joël, le mari de Chantal Devouges, était l’homme de confiance du rocker jusqu’à ce que Laeticia et son père ne décident de l’éliminer.

C’est l’histoire d’une femme à qui la vie n’a pas fait de cadeau.

Il y a trente ans, elle avait tout. Un bel appartement dans le XVIe arrondissement de Paris, des enfants formidables et un mari qui se donnait corps et âme pour que sa famille ne manque de rien.


Devenu le chargé d’affaires de Johnny Hallyday dans les années 80, il vivra dans son ombre pendant quinze ans.

La star était pour lui plus qu’un simple patron, c’était aussi un ami qu’il fallait rassurer jour et nuit.

Jusqu’à ce que le rocker épouse une certaine Læticia et, de ce fait, un clan, les Boudou.

Joël est alors mis petit à petit sur la touche. Pour ce collaborateur dévoué, le coup est dur à encaisser.

Et en 2006, il succombe à une crise cardiaque, miné par les soucis.

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Depuis, sa veuve, aujourd’hui âgée de 62 ans, tente tant bien que mal de panser ses plaies.

Elle qui n’a jamais vraiment travaillé se retrouve maintenant dans une HLM et garde des enfants pour boucler ses fins de mois.

Pour France Dimanche, elle a accepté de raconter le destin de son mari, et accuse Læticia d’avoir ruiné son couple.

« J’ai connu mon mari, Joël, à 17 ans, au lycée, et l’on ne s’est plus jamais quittés. À 19 ans, j’étais déjà enceinte de mon premier enfant, et à 25 ans j’en avais trois ! À l’époque, en 1981, Joël était le comptable de Chantal Goya. Un beau jour, elle lui a lancé : “J’ai un ami qui a de gros problèmes de trésorerie, il aimerait bien avoir quelqu’un qui s’occupe de lui. J’ai pensé à toi…

L’ami en question n’était autre que Johnny !

Joël a accepté tout de suite.

Il discutait des contrats comme un homme d’affaires. Il lui a d’ailleurs fait signer plusieurs partenariats très juteux avec une marque de café, un lunetier et même avec le fabricant des poupées Barbie.

Au fil du temps, ils se sont liés d’amitié.

Au point que Johnny ne pouvait presque plus vivre sans nous. On était devenus sa famille. Je pense qu’on le rassurait. Il nous voulait toujours à ses côtés. 

« Quand Laura était petite, Johnny la prenait le week-end et nous invitait chez lui, villa Molitor, pour qu’elle joue avec mes deux fils et ma fille. C’est dire si on était proches. Tous les étés, il fallait que l’on soit près de la Lorada, sa maison à Ramatuelle. Du coup, on était obligés de louer une bicoque horrible pour pouvoir tenir tout l’été à Saint-Trop avec un petit budget. Car Johnny pouvait avoir besoin de Joël à tout moment du jour ou de la nuit. Impossible de se sentir en vacances ! »

Mais quand on connaissait Johnny, on était obligé de l’aimer. Il avait offert à Joël une Harley, comme ça, sur un coup de tête. Il était vraiment attachant. Un jour, il m’a dit : “Tu sais, ton mari, c’est comme un père pour moi.

Ça m’avait marqué car Joël était bien plus jeune que lui !

Et puis, un jour, Johnny part à Miami pour tourner un clip.

On connaît la suite.

Quand Jean Roch présente André Boudou à Johnny, le chanteur n’a d’yeux que pour sa fille !

Il en tombe éperdument amoureux. Læticia craque aussi.

Comment résister à une telle star ? 

« Avec Joël, au début, on la trouvait mignonne, cette petite, très gentille. Mais après leur mariage, tout a été différent. En mars 1997, Johnny nous avait invités avec Læticia sur son bateau pour une croisière dans les Caraïbes du côté de Saint-Martin et Saint-Barth. Quand on est arrivés sur le yacht, l’ambiance était étrange. Je ne reconnaissais plus Johnny. Il nous faisait la tête. André Boudou, qui avait aussi un bateau, suivait celui de Johnny à la trace. Et ça n’a pas loupé. Dès notre retour à Paris, mon mari a été mis à la porte sans explication. Joël l’a très mal pris car il ne comprenait pas. On a pensé que le clan Boudou était à l’origine de ce renvoi, car sans Joël à ses côtés, Johnny se retrouvait seul, vulnérable. Mais c’était tellement injuste. Après tout ce que mon époux avait fait pour lui ! »

Série noire

Après sa mise à l’écart, Joël a essayé de se reconvertir dans l’événementiel.

C’était très difficile. Et en plus, quelques mois après, nous avons dû affronter un drame terrible.

Mes deux fils, alors âgés de 21 et 17 ans, ont subi un accident de voiture en Espagne.

Si l’aîné s’en est sorti indemne, Jordi, le cadet, est resté plusieurs mois entre la vie et la mort. L’on peut dire que c’est un miraculé.

Et la série noire a continué. Il y a douze ans, le jour de mes 50 ans, le 28 mars 2006, Joël a été emporté par une crise cardiaque.

Johnny n’est pas venu à l’enterrement. Il a juste fait envoyer des fleurs. 

« Je l’ai croisé quelques années plus tard, par hasard, à la terrasse d’un restaurant. Je promenais mon chien sur le trottoir d’en face. Il m’a crié : “Chantal, Chantal !” Je l’ai salué comme si on s’était quittés la veille. Il m’a dit : “Mais pourquoi tu ne m’appelles jamais ?” et m’a donné son numéro. Mais je ne l’ai pas rappelé. J’en avais fini avec le milieu du show-biz où un jour on vous adore et le lendemain vous n’êtes plus personne… »

Sophie MARION

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