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Chantal Goya et Jean-Jacques Debout : Leur couple en danger !

Publié le 17 décembre 2019

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© Chantal Goya et Jean-Jacques Debout Jean-Jacques Debout et Chantal Goya

Unis et complices depuis toujours, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout n’avaient jamais affronté une telle épreuve…

C’est un véritable tsunami qui bouleverse l’existence du couple mythique que forment, depuis cinquante-trois ans, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout. La star aux 39 millions de disques vendus et son époux se retrouvent aujourd’hui au cœur d’un terrible scandale financier dont l’on était très loin de se douter. Comment, en effet, aurait-on pu imaginer que ces deux artistes, talentueux, réputés, populaires, qui ont fait rêver et continuent de le faire des milliers de personnes dont tellement d’enfants, pouvaient se retrouver dans l’embarras en ce qui concerne leur compte en banque ? Avec des chansons qui ont laissé à jamais leur empreinte dans la mémoire des petits, comme Un lapin, Bécassine ou Pandi Panda, il ne semblait pas possible que ces deux stars puissent un jour se retrouver en mal d’argent. Et pourtant…

Pourtant, comme vient de le révéler le journal Sud-Ouest, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout ont, en 2018, contracté un prêt d’un montant hallucinant. C’est en effet la somme de 2,2 millions d’euros que le couple a réussi à obtenir, afin de rembourser en partie une dette au Trésor public ! Jusque-là, rien d’anormal, à part la surprise d’apprendre que la chanteuse, qui a repris cette année son spectacle Le soulier qui vole, et son mari, compositeur de tant de chansons, se trouvaient en difficulté. En revanche, fait incroyable, et sans doute assez choquant, ce crédit pharaonique n’émanait pas d’une banque classique, mais d’un établissement communément appelé « la banque des pauvres », puisqu’il s’agit du Crédit municipal, de Bordeaux en l’occurrence !

Vous connaissez sans doute le principe du fonctionnement de cet organisme, placé sous la tutelle de la ville dans laquelle il est situé. Autrefois appelé mont-de-piété, ou « Ma tante », il est destiné à venir en aide à ceux auxquels les banques ont tourné le dos… Il prête à taux réduit en échange d’objets déposés le temps du remboursement. Mais il offre aussi la possibilité de contracter des prêts comme n’importe quel établissement bancaire. Mais pas dans n’importe quelles conditions ! Pour en revenir à Chantal et Jean-Jacques, ils auraient, l’année dernière, été inscrits au fichier central des chèques (FCC), selon le quotidien régional. Autrement dit, ils auraient été interdits bancaires ! 

Cette information très importante a été relevée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui s’occupe de surveiller les banques et les assureurs, lors de son inspection qui a eu lieu cette année. Cet organisme s’est demandé pourquoi le Crédit municipal s’est contenté de s’appuyer sur les seuls revenus de droits d’auteur du couple, datant d’il y a trois ans, laissant de côté leur potentielle insolvabilité ! « Comment le Crédit municipal de Bordeaux (le CMB) s’est assuré que les revenus du client Sacem [droits d’auteur, ndlr] couvriront les charges d’emprunt mensuelles dans la mesure où les revenus disponibles figurant dans le dossier datent de 2016 ? » a objecté l’ACPR, avant d’ajouter : « Sur quelle base le CMB a projeté le remboursement du capital, compte tenu des dettes élevées ? »


On peut comprendre, dans une période très difficile pour beaucoup de Français, que la nouvelle de cet octroi d’argent puisse choquer et même provoquer un scandale… Mais après tout, beaucoup de chanteurs aujourd’hui se retrouvent dans le besoin. Comme la pauvre Ophélie Winter, qui, récemment, a admis qu’elle était ruinée… Ou la formidable Linda de Suza… D’autres célébrités ne sont pas non plus épargnées par la crise : Guy Marchand, à 82 ans, connaît de graves soucis financiers, ou encore Stéphane Bern a dû hypothéquer son domaine.

La vie d’artiste, avec ses hauts et ses bas, n’est pas une sinécure. En 2015, Chantal Goya levait un peu le voile sur les difficultés qu’elle et son mari pouvaient rencontrer dans leur vie professionnelle : « Si l’on attend que les choses tombent du ciel, on se met le doigt dans l’œil. Pour mon nouveau spectacle, j’ai appelé les banquiers, les salles, les fabricants de costumes, les loueurs d’instruments de musique. Je sollicite, je fonce, je provoque. À l’ancienne. Nous sommes des artisans », avait-elle avoué au Parisien magazine.

Comment réagit-elle face aux révélations de notre confrère ? Espérons qu’elle n’est pas trop éprouvée par la situation. À France Dimanche, nous l’avons souvent rencontrée et nous savons qu’elle a suffisamment de ressources pour affronter cette nouvelle épreuve. Pour preuve, cette éternelle optimiste confiait au Parisien magazine, en 2015, sa façon d’aborder les aléas de la vie : « Ne pas ruminer, s’inventer des histoires ou fuir. Le matin, dès le réveil, j’attaque les problèmes. Je règle tout : banques, factures, huissiers – j’ai connu, eh oui, dans le passé ! – et hop, poliment et fermement, je propose : “Comment peut-on arranger cela ?” En général, l’interlocuteur apprécie. Ensuite, je m’engage à respecter l’échéancier arrêté. »

L’échéancier, c’est bien de cela qu’il est question aujourd’hui, puisque le couple va devoir rembourser les 2,2 millions qu’ils ont empruntés… En 2020, l’artiste de 77 ans partira en tournée avec son Soulier qui vole, et ces rencontres avec son cher public lui permettront peut-être de s’acquitter de cette dette et de retrouver la sérénité.

Claudine LENOIR

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