France Dimanche > Actualités > Charlène : Dévastée par le deuil

Actualités

Charlène : Dévastée par le deuil

Publié le 18 août 2019

Cet artiste engagé à qui la princesse Charlène de Monaco vouait une immense affection s’est éteint le 16 juillet dernier des suites d’un cancer.

Malgré son mariage le 23 juin 2010 avec le prince Albert II de Monaco et son statut de princesse consort qui l’a définitivement hissée au sommet du Rocher, Charlène n’a pas renié ses racines… Nul doute que la belle blonde à la silhouette de rêve a laissé une partie de son cœur en Afrique du Sud, dans ce pays qu’elle aime tant, où, après avoir quitté le Zimbabwe, sa terre natale, avec ses parents et ses deux jeunes frères Gareth et Sean, elle s’est installée à l’âge de 12 ans.

Il est aisé d’imaginer que le souvenir d’un passé heureux relie encore l’ex-championne de natation à l’ancienne province du Transvaal et à ses jeunes années, riches, instructives, bouleversantes aussi, et emplies d’expériences nouvelles. Une période de sa vie d’adolescente qui s’accompagne, comme c’est le cas pour chacun d’entre nous, d’une « bande-son » personnelle, de musiques résonnant à tout jamais dans sa tête, fixées pour toujours dans sa chair…

Mais aujourd’hui, cette époque bénie de l’existence de la douce Charlène a soudain volé en éclats et, face à la nouvelle terrible de la disparition de l’un de ses compatriotes, la maman des jumeaux, Jacques et Gabriella, est dévastée par le deuil !

Le 16 juillet dernier en effet, l’épouse d’Albert apprenait, comme nous tous, la mort d’un grand monsieur de la chanson : Johnny Clegg. Après de longs mois d’un douloureux combat contre le cancer du pancréas qui avait été diagnostiqué en 2015, celui que l’on surnommait le « Zoulou blanc » a fini par capituler, laissant deux fils, Jesse et Jaron.


Cet homme, né en Angleterre et établi à Johannesburg avec sa mère, après le divorce de ses parents, s’était engagé depuis son plus jeune âge contre l’apartheid au côté du peuple noir d’Afrique du sud, et sa musique a bercé la jeunesse de la naïade de 41 ans. Arrivée dans ce pays en 1990, l’année même de la libération de Nelson Mandela, la fillette d’alors a été particulièrement marquée par une chanson qui n’a cessé de résonner à ses oreilles et que, depuis la disparition de son auteur et interprète, le monde entier fredonne à nouveau… Asimbonanga (« Nous ne l’avons pas vu »), tube planétaire, a été écrit en hommage à l’ex-président sud-africain « Madiba », incarcéré durant vingt-sept ans dans les geôles de son pays. Sorti en 1987, cet air dont le refrain est chanté en zoulou est de nouveau sur toutes les lèvres. Il nous obsède depuis l’annonce du décès de son auteur, et doit probablement hanter également Charlène ! Mais ce n’est sans doute pas la seule raison de sa grande tristesse face à cette nouvelle accablante.

Comme nous vous le disions en commençant cet article, la princesse est restée très attachée au pays de sa jeunesse, au point d’organiser, le 29 septembre 2012, le gala South Africa Night, à Monaco, où étaient invitées de nombreuses personnalités connues. Une manifestation à laquelle le créateur du groupe Savuka était évidemment convié pour interpréter quelques-uns de ces plus grands succès, dont le célèbre Asimbonanga. Cette soirée restera gravée à tout jamais dans l’esprit de la somptueuse quadra qui, aux côtés de son époux, et entourée de son père, Michael, de l’un de ses frères, Gareth et de ses proches, s’est réjouie de pouvoir applaudir son idole.

Johnny Clegg, star internationale, a bien entendu tenu à prendre part à cet événement qui rend hommage à l’Afrique du Sud, mais ce n’est pas pour faire la promotion de son nouvel album et empocher un cachet au passage. Non ! Ce grand humaniste avait d’ailleurs confié au site Royal Monaco : « La musique est en crise en Afrique du Sud. Les concerts sont une excellente occasion de promouvoir les musiciens de notre pays », confirmant son engagement total et sincère pour ceux qui souffrent encore des divisions encore bien présentes dans ce paradis paradoxal du sud de l’Afrique. Mais plus encore que son investissement pour les hommes et les femmes qui forment la culture de cette extraordinaire contrée, le « Zoulou blanc » a fait preuve à l’égard de la femme d’Albert II d’une immense générosité…

En effet, tous les bénéfices de cette soirée ont été reversés à la fondation Princesse Charlène que l’ancienne nageuse a justement créée cette année-là, et qui a pour but d’enseigner la natation aux enfants du monde entier, ainsi que les règles de sécurité essentielles leur permettant d’éviter la noyade. Un projet cher aux valeurs de cette sportive de haut niveau.

Au terrible chagrin que peut ressentir aujourd’hui Charlène depuis la disparition de cet artiste au grand cœur s’ajoute à n’en pas douter son éternelle reconnaissance…

Clara MARGAUX

À découvrir