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Charles Dumont : Opéré d’urgence !

Publié le 29 février 2020

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© BESTIMAGE Charles Dumont

Il était absent aux obsèques de son grand ami Michou. Et pour cause, à 90 ans, Charles Dumont se remet doucement de deux séjours en clinique…

Plus de peur que de mal pour ce grand monsieur de la chanson française qu’est Charles Dumont. Au mois de décembre, les rumeurs qui le disaient à l’hôpital nous avaient profondément inquiétés. Son absence aux obsèques de son grand ami Michou, le 31 janvier dernier, nous faisait même redouter le pire. Florence Lemaître, sa compagne depuis une douzaine d’années, a accepté de nous donner de ses nouvelles par téléphone. Des nouvelles rassurantes ! Oui, l’auteur, compositeur et interprète de 90 ans, qui a écrit la musique d’une trentaine de chansons pour Édith Piaf, dont les tubes planétaires Non je ne regrette rien, Mon dieu, Les Amants ou encore Les Flonflons du bal, a bien été hospitalisé à deux reprises en l’espace de deux mois seulement. Mais il a aujourd’hui rejoint son domicile parisien où il a vite repris du poil de la bête comme en attestent ses sessions de vélo d’intérieur auxquelles il s’astreint quotidiennement. De quoi rassurer tous ses fans qu’il espère nombreux pour ces deux prochains récitals prévus à Blois en mars prochain durant lesquels il devrait, comme à son habitude, charmer son public féminin de son timbre de voix si particulier, chaud et mélancolique à la fois…


France Dimanche : Comment va Charles ? 
Florence Lemaître : Il a subi une intervention au mois de décembre qui s’est très bien déroulée et il est en pleine convalescence. Il va beaucoup mieux. Aujourd’hui, il a fait du vélo d’appartement pendant une demi-heure et, cet après-midi, un kiné va passer pour une séance visant à tonifier les muscles. Il se remet et compte bien revenir sur scène très vite. Il a d’ailleurs deux galas prévus au théâtre de Blois les 21 et 22 mars qu’il veut à tout prix honorer.

FD  : Qu’a-t-il eu exactement  ? 
FL : Je peux vous le dire maintenant que tout s’est bien passé et qu’il a été soigné. à la mi-décembre, on lui a détecté un gros adénome sur une glande de la parathyroïde, tout près des cordes vocales. Cela a été bien opéré, mais cela aurait pu avoir de lourdes conséquences si l’on n’était pas tombé sur un superchirurgien de l’Hôpital franco-britannique à Levallois-Perret qui savait que Charles était chanteur et qu’il fallait absolument préserver ses cordes vocales. Il s’agissait donc d’une opération très délicate…

FD : Quels étaient les symptômes qui l’ont conduit à consulter ?
FL : Il se sentait épuisé. Il ne voulait plus manger. C’était un mal-être général. En fait, il était en hypercalcémie. D’après ce que les médecins nous ont expliqué, cet excès de calcium dans l’organisme peut provoquer des choses très dangereuses dont la formation de cailloux. Mais il leur aura fallu de nombreux examens avant qu’ils ne découvrent la cause de son immense fatigue. En réalité, cet adénome, autrement dit cette tumeur bénigne – par chance, pas cancéreuse du tout – détériorait tout son organisme. Quand les spécialistes ont pu cibler d’où venait son mal-être, ils ont décidé de l’opérer au plus vite. Tout ça est maintenant derrière lui. Il s’en remet très bien, mais il a fallu agir vite…

FD : Il a donc été opéré en urgence ?
FL : Oui. Il a fallu agir vite car il y a dix ans, Charles a eu un cancer du rein qui a nécessité qu’on lui retire le rein touché. Aujourd’hui, il n’a donc plus qu’un rein. Cet adénome ayant entraîné de l’hypercalcémie, il fallait l’enlever au plus vite pour ne pas qu’il y ait de caillou qui se forme dans le rein restant. Pour ses 80 ans, il a eu ce cancer et, pour ses 90 ans, il a eu l’adénome. Deux épreuves dont il est sorti victorieux. On verra pour ses 100 ans, ce que lui réserve l’avenir, mais je ne me fais pas de souci. C’est une force de la nature !

FD : Nous voilà rassurés. C’est vrai que son absence aux obsèques de Michou, son grand ami, nous a beaucoup inquiétés…
FL : Oui, j’ai dû, hélas, y aller seule, car Charles a dû être de nouveau hospitalisé. Je le représentais et j’ai écrit en son nom un petit mot sur le registre de condoléances, ce qui n’était pas évident car c’est toujours délicat de trouver les mots justes dans ces moments-là. Charles avait besoin de recharger la pile de son pacemaker et a passé quelques jours à l’hôpital. Ce n’était pas grave du tout, mais il fallait le faire. Il a profondément regretté de ne pas faire ses adieux à son copain Michou. En plus, on aurait dû manger avec lui le dimanche qui a précédé sa mort dans un restaurant où l’on se retrouvait régulièrement. Il nous avait appelés. Mais Charles lui avait répondu : « On attend que je sois complètement sur pied. » Charles a été très affecté par le départ de son grand ami…

FD : Deux séjours à l’hôpital en si peu de temps, ce n’est pas rien…
FL : La seconde fois, c’était sans gravité. Il y a une dizaine d’années, comme il souffrait d’arythmie cardiaque, les spécialistes avaient décidé de lui poser ce pacemaker. Mais il était grand temps de changer la pile. Ça se fait maintenant très facilement, vous savez. Il n’est resté que très peu de temps à l’hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt. Aujourd’hui, c’est comme s’il prenait un nouveau départ. Il travaille son piano et sa voix tous les après-midi. La musique, chanter, c’est sa vie. Tant qu’on le réclame, il répond présent. Il a tellement besoin de son public !

Véronique DUBOIS

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