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Charles : Le prince de pacotille !

Publié le 8 juin 2019

Des révélations cocasses tournent en ridicule le 50e anniversaire de l'investiture du Prince Charles.

Le 5 mars dernier n’était pas un jour comme les autres pour Elizabeth II. Dans le splendide salon blanc du palais de Buckingham, à Londres, la monarque, toujours fraîche et vaillante malgré ses 92 ans (93 depuis le 21 avril !) et vêtue d’une veste aux tons parme d’une rare discrétion, recevait la famille royale quasiment au grand complet, ainsi que la Première ministre, Theresa May, et de nombreuses personnalités d’origine galloise… La raison de cette assemblée de dignitaires ? La célébration du 50e anniversaire de l’investiture de Charles, héritier au trône, en tant que prince de Galles.

Pour fêter le souvenir de ce glorieux événement, Sa Très Gracieuse Majesté avait fait les choses en grand, comme toujours. Sur une table drapée de rouge étaient disposées les regalia (l’ensemble des objets symboliques d’une royauté) de ce pays membre du Royaume-Uni, et dont la devise, « Le dragon rouge inspire l’action », évoque d’ailleurs plutôt un manga japonais qu’un précepte ancestral ! Ce 1er juillet 1969, le fils de la reine prononce son serment d’allégeance, les mains jointes dans celles de sa mère : « Moi, Charles, je deviens votre homme lige », déclare solennellement l’héritier du trône, avec tout de même l’air un peu perdu d’un adolescent qui se demande ce qu’il est venu faire dans cette galère… Quelques minutes plus tard, dignement drapé dans son manteau d’hermine et de velours, couronne vissée au-dessus de ses larges oreilles, épée à la ceinture et sceptre à la main, le fils de Lilibeth et de Philip apparaît au balcon du château de Carnarvon, afin de saluer ses sujets.

Le moment est d’une intense gravité, la prestigieuse cérémonie, retransmise à la télévision, se doit d’impressionner le peuple, et même, pourquoi pas, d’éblouir le monde entier ! Oriflammes monumentales aux armoiries du pays de Galles – ornées de ce fameux emblème du dragon rouge – déroulées sur l’enceinte de l’édifice moyen­âgeux, décors somptueux, les Windsor ont, selon l’expression, « mis le paquet » pour marquer les esprits…

Enfin, disons plutôt que la royauté a surtout fait contre mauvaise fortune bon cœur ! Car derrière l’apparence éclatante de richesse et l’allure opulente de cette cérémonie du serment, la famille royale britannique a en réalité fait preuve d’un sens de l’adaptation hors pair et d’un pragmatisme outrageusement créatif, pour organiser à moindre coût ce qui n’est autre qu’un cérémonial en carton-pâte !

« Tout était factice ! » admettra, bien des années plus tard, l’ex-mari de Margaret, disparu le 13 janvier 2017. Comme le révèle notre confrère Point de vue, lord Snowdon, connétable au château de Carnarvon, avait été chargé des préparatifs de la cérémonie d’investiture. Ce photographe et designer ne disposait que de 50 000 livres pour réaliser un décor digne d’un film hollywoodien !


Un défi qui l’avait contraint à jouer les décorateurs de cinéma, le tout dans un climat extrêmement tendu, puisque cette journée de réjouissances s’est en fait déroulée au milieu de manifestations d’hostilité de certains mouvements indépendantistes gallois et de plusieurs attentats à la bombe. « Qu’importe le grabuge pourvu qu’on sauve la face » aurait pu faire office de devise du royaume ce jour-là ! Tandis que dehors gronde une foule contestataire, les admirateurs de la Couronne, dans l’enceinte du château ou devant leur télévision, se pâment à la vue de cette grandiose célébration des rites de la monarchie britannique…

S’ils avaient su alors la triste vérité, sans doute auraient-ils été plus critiques à l’égard de cette reine et de son grand dadais de fils ! Prenez les trois plumes dorées des armoiries du prince ornant le dais de Plexiglas au-dessus de la scène : elles étaient tout simplement confectionnées dans une matière peu coûteuse, le polystyrène expansé !

Quant à la couronne que Charles reçoit ce jour-là des mains de sa mère, certes, elle est éblouissante de beauté, et arbore même un air futuriste qui fleure bon les années 70… Mais ce n’est rien d’autre qu’une création, puisque l’original a été emporté en exil par le duc de Windsor, l’ex-roi Édouard VIII, qui avait choisi d’abdiquer en 1936 ! C’est l’artiste Louis Osman qui en a imaginé le design, mêlant habilement pierres et métaux précieux à des matériaux sans valeur. Vous voyez le globe qui la surmonte ? Eh bien, il s’agit tout simplement d’une balle de ping-pong plaquée d’or !

Vous avouerez que le fait de connaître les dessous de cette cérémonie – somme toute fastueuse en apparence – donne à réfléchir… Mais enfin, c’était il y a cinquante ans, le spectacle était à la hauteur, et le public, ravi, n’y a alors vu que du feu.

Clara MARGAUX

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